‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 261 sur 408 · II. — LA CONVENTION · texte numérisé non relu

II. — LA CONVENTION

Déjà, à la Législative, les Girondins s'étaient distingués avec Isnard et surtout avec Vergniaud.

VERGNIAUD (1753-1793) fut presque le Mirabeau de la Législative et de la Convention. Il avait une forte instruction, des idées générales, du patriotisme, et, dans la forme, un mélange heureux de logique et d'imagination. Le 3 juillet 1792, sur la Patrie en danger ^ il prononce un de ses plus beaux discoursi^Je 16 septembre de la môme année, il dénonce la Commune de Paris et faitiée nouveau appel à la concorde des citoyens pour sauver la France. — A la Gon-

(1) Cf. Chabrier, p. 224, 203. — Maury devint cardinal et archevêque . de Paria. On a de lai vn Essai sur l'éloquence de la cfiaire, d'une critique souvent personnelle. {2)ld.,p. 238.

(3) Morceaux choisis, 2* cycle, p. 872.

LA LITTÉRATURS FRANÇAISE

vention, Vergniaud combat Robespierre ; il soutient que l'on doit faire appel au peuple pour juger Louis XVI (31 décembre 1792). Hais le plus beau discours de Vergniaud est sa réponse aux accusations que Robespierre avait formulées contre le parti girondin. La dernière partie, celle où il se gloriRe d'ëtro un

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modfré, est remarquable par la chaleur et la précision du atylc (10 avril 1793) fl).

Parmi 1rs Girondins, il faut encore signaler Gnadet, Oensonné, Bazat, Brtsset.

DANTON (1759-1794) fit partie de la l^glslalivc el de la Convention. Ilfaul beaucoup lui pardonner, pour avoir été un des patriotes les plus courageux, et pour avoir payé de sa télé son opposition à Robespierre. Physiquement, il n'est pas sans rapport avec Mirabeau ; comme lui, il en imposait par sa carrure et pnr son aplomb. Mais il était tribun populaire, plutôt qu'orateur. — Le 2 septembre 1792, à la nouvelle du siège de Verdun par les Prussiens, l'as-

(1) Mort!

ux thaiati. 2- e;clo, p. 869.

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