VI. — LE RÉALISME
Par réaction contre le romantisme, se développe, à partir de 1850 enriron, le réalisme, qui devient plus tard le naturalisme.
i^ Au subjectivisme, à V individualisme, au moi, du romantisme se substituent : Vobjectivisme, V impersonnalité de l'artiste. — Sur ce point, le réalisme est un retour à l'esprit classique.
2° Mais, tandis que le classicisme s'en tient à la nature psychologique, générale
(1) Bar U déflnition «t la disensaion du romûntiimt par lat ooBitmporaiBti d« iSIS à iSSOf voir Boira Pr€U§ littérttirt aeuê /a Jlêêiuur^tion.
TABLEAU GÉSÉRAL DU DIX-NEUVIÈME SIÈCf.E »T
et choisit, le réalisme observe et reproduit la nature entière, extérieure ou intime, telle qu'elle se présente, et sans rien eo retrancher. Le réalisme est documenté et inUgral.
3° Le réalisme n'est pas nlhéliqae, il est seienlijtque ;'il ne se propose aucune thèse ; il est essentiellement amoral et indifférent.
Le réalisme se trouve en contradiction avec ses principes, en proportion même du talent de. l'écrivain. De deux choses l'une : ou bien le poùlo et le romancier font de la photographie, auquel cas ils ne comptent point ; ou bien ils
sont des artistes, et ils déforment le réel pour le réorganiser. Le plus célèbre des nalaraliisles, Ém. Zola, définit son art : Im nature vue à travers un tempérament.