‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 277 sur 408 · LA LITTÉRATURE SOUS LA REVOLUTION ET LEMPIRB · texte numérisé non relu

LA LITTÉRATURE SOUS LA REVOLUTION ET LEMPIRB

CbêttedoUé (176^1833) Ht un poème sur le Génie de F homme mais surtout des Élude» poétiques (1630), où se Irouvent quelques pièces lamartinUnaei.

MlUevoye (1782-1846) est resté célèbre par la Chate de» feuilles et le Poète

6° LA POÉSIE DESCRIPTIVE sévit (le toutes paris pendant cotte période anlipoétique. — Le maître du chœur est DeUlle (1T3D- 1813). Professeur de l'Université, bon lalinisle, il acquit la plus grande célébrité par sa traduction des Géorgiqaes de Virgile (1769), qui lui valut la chaire de poésie latine au Collège de France , et l'Académie française. En 1783, il publia les Jardins; puis, l'Homme des champs (1800), l'Imagination ( 1 806), les Trois Régnes de la nature (1809), la Conversation (1812). Nul auleur ne fut plus « à la mo4e H. On se l'arrachait, dans les salons, pour lui entendre lire ses vers ; et quand il mourut, en 1813, on lui fit des funérailles que seules devaient égaler plus lard celles de Vîclor Hugo.

— A vrai dire, Delille n'est pas tout à fait méprisable. Il écrit en vers avec une aisance souvent précise, et ses périphrases sont amusantes quand on y cherche ce qu'il a voulu y mettre, do l'esprit. Ce n'est pas un poète ; mais c'est un très habile versificateur.

Ii'aprèi I

rt puL. Qujot.

1"" LE ROMAN.— Les grands romans deTépoque sont A/a/a(180i)»/îe/i€(1804), Delphine (1802), Corinne (1807), Adolphe (4816). A côté de ces chefs-d'œuvre, inutile de retenir les innombrables productions de Mme Gottin, de Mme de Krudner, de Mme de Souza, etc.

8« L'HISTOIRE. — Il faut citer les noms de : Daunou (1861-1840), archivisle de l'Empire à partir de 1807, professeur au Collège de France, qui travailla en véritable savant à continuer les Historiens de la France, de Dom Bouquet, et VHistoire littéraire des Bénédictins; — L&creteUe le ;eime 1(1766-1855), qui donna Icpr'^mier, en 1806, un Précis de la Révolution française; — Slsmondi (1773-1842) auteur de VHistoire des républiques italiennes et de VHistoire des Français, écrites sous TEmpire, publiées sous la Restauration et sous Louis-Philippe.

9° LA CRITIQUE. — Suard (1733-1817), représente la critique du dix-huitième siècle; il avait travaillé à V Encyclopédie ; il dirige jusqu'en 1810 le Publicisle, Sa manière est élégante et froide, mais il ne manque ni d'intelligence ni de finesse. — Nous retrouvons La Harpe (f 1803), qui de 1793 à 1803 fait encore ses cours publics au lycée Marbeuf, faubourg Saint-Honoré. — Jouhert (1754- 1824) ne publie rien, mais par sa conversation et par ses conseils, il a une influence sur la littérature de son temps. Ses Pensées et sa Correspondance ont paru en 1842.

Au Journal des Débats, fondé en 1789 apparaissent les critiques les plus originaux : Hoffmann, fin et piquant; Duaaault, solide et lourd; de Féletz, délicat et ironique ; Boisaonade, helléniste très érudit et très spirituel ; et surtout CrBoSroy (1743-1814), qui occupa pendant quatorze ans le feuilleton, et qui fit passer sous sa férule toute la production dramatique de l'Empire, qu'il jugea avec la plus grande sévérité. Son mérite essentiel est d'avoir renouvelé la critique du répertoire : il a laissé sur Corneille, Racine, Molière, d'excellents articles, dont certains fragments seront toujours cités pour leur bon sens et leur fermeté ; il a contribué à discréditer la tragédie de Voltaire et de ses disciples et à désencombrer la scène des ouvrages pseudo-classiques.

BIBLIOGRAPHIE

II. WeLscninGBR, le Théâtre de la Révolution, Charavay, 1881.

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