CIUPITRE V LE DRAME ROMANTIQUE
SOMMAIRE
1' Le drame romantique est une combinaison du milodrams et de la tragédie hiitorlqae. — La théorie en est exposée par V. Hugo dans la Préface de Cromwell (1817) ; abandon des unités, mélange des genres, union du sublime et du grotesque, versification plus libre.
!• VICTOR HUOO donne Cromivell (1837), Marton Delorme (iSag), Hemiuil (i83o],'etc. Les Burgravea ([843) n'obtiennent qu'un demi'Succis; V. Hugo renonce au théitre. — Ses drames sont assez faibles par l'aoUon et par l«i caractère*; ils se rachètent parla poéaie.
3- DUMAS PÉSB fait jouer, en iSig, Henri lU et sa oour, drame historique en prose. Puis il verse de plus en plus dans le mélodrame.
4- A. DB VIONY imite Dumas dans la MàrécbMiB <rAnore(i83i|, mais est plus original dans Chatterton (i83S), drame passionnel el pièce i thèse. Il a le premier donné une traduction intégrale d'Othello (iSag).
5- A. DE MUSSET ne destinait pas i la scène ses Comédlea et Prorerbes, qui furent écrits sans souci des conventions théSCrales, mais qui se trouvèrent plus dramatiques, au vrai sens du mot, que les pièces de Hugo. Ces comédies offrent le plus piquant mélange de vérité et de fantaisie.
€■ Une réaction classique se produit en 1S41 avec la LuerAoe de Ponsard; mais elle dure peu. et Ponsard lui-même aboutit au drame historique (Cbar* lotte Corday) et à la comédie bourgeoise {l'Honneur et l'usent).
y Vers la fin du siècle, on revient au drame en vers, de forme romantique, avec les pièces de F. COPPÉE et de J. RIGHEPtH.