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III. — DIFFUSION ET INFLUENCE DES ROMANS

Comme nos chansons de geste, nos romans ont fait le tour de l'Europe, et ont déterminé, dans tous les pays, des imitations. Nous avons déjà nommé Parsifal; il faut citer encore les versions do Tristan en Norvège et en Angleterre. Le Chevalier au Lioiiy de Chrclien, a élé traduit en allemand; de Lancelot, on trouve des adaptations néerlandaises et alleniiuides. En l'270, on Ht en Italie (2), de tous ces romans, un abrégé, qui contribua à les populariser. On s'étonnera moin» de voir TArioste mêler à ses imitations de Chansons de geste celle des romans de la Table ronde et des romans d'aventures. En Espagne, même difTusion de notre littérature narrative; là, on aboutit au célèbre Amadis de Gaule et aux romans qui en sont la suite : Esplandian, Florisel, etc.,, ouvrages qui forment, chez Cervantes, la bibliothèque de Don Quichotte. Les Amadis nous revinrent en France au seizième siècle, par la traduction d'HERBERAY DES ESSARTS (6 vol. in-folio, 1540-1556), qui donna à cette littérature chevaleresque un regain de popularité. Jusque dans le Grand CyruSy de Mlle de Scudéry, et dans la C/€opd/re, de La Calprenèdc, on sent l'influence des Amadis, mêlée à celle des romans travestis de Tantiquité, dont nous allons parler bientôt.

Le roman a donc toujours existé en France. A tous les âges, et dans toutes les sociétés, à travers les événements politiques les plus graves, il s*est trouvé d'innombrables lecteurs de ces fictions ; et, sans doute, comme aujourd'hui, les femmes surtout y cherchaient une diversion aux. réalités de la vie et un aliment pour leur inlassable curiosité.

(1) Morceaux choisis, 2* eycie, p. 28 ; — Chrestomathie^ de G. Paris, p. 130. (S) Ruaiicien 4o Pise.

LA UTTÉBATUBE FRANÇAISE

BIBLIOGRAPHIE

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