I. - LES ÉCRIVAINS REUQIEUX
JOSIPH DE MAiSTRE(179i-18âl). — NéàChambéry, d'un pire qui était jiriSiiiduiit du ijéiiiil de Savoie, et qui l'élcva de la façon la plus dure, Joseph de Mnlittru Tilt lul-mùiue membre de ce Sénat jusqu'à la conquête de son pays par IrsKrnnçnis, on 1793. A]irès un court séjour à Turin, puis à Genève ot k Lauaniiiie. Il fui nommé récent de la Grande Chancellerie, en Sardaigne, en 1799. Il ilcmi'ura qunl rc ans dan» cette Ile, alors seule possession de ta maison de Savoie, \ liii|ui'llo il resta fldùle. Lo roi Vie 1 or-Emmanuel le nomma, en 1803, mîiilHlre plûiilpolentlairc en Itussie ; et Joseph de Haistre vécut quatone aiu il Saint- Pèlera bourg, loin de sa femme et de ses deux Ûlles : son Qls Sodolpbc vint le rejoindre, (mur prendre du service dans l'armée russe, et se battit vailliiinmeiit ctinlro Icn armOca de Napoléon. CV.st pendant cet exil que J. de Haistrt éi-rivit ses |)rinci|iniix ouvriigc^s, malgré les dirctcultés de sa situation et ses chagrins. Revi-nu à Turin en 1817, il n'a plus de santé; il meurt en 1811.
Itien que J. de Maisiro ait, en politique comme en religion, des idées trop absolues, son c.iruclère personnel ne peut qu'exciter la plus vive sympathie. U a lutté noblement contre la pauvreté et supporté pendant quatorxs ans la s^ratlon d'avec une ramillo qu'il adorait. En butte aux tracasseries lointaiDO d'un roi qui n'appréciait ni sa dignité ni son mérite, il lui restait bérafqn^