LB MOUVEMENT RELIGIEUX ET PHILOSOPHIQUE
de son talent oratoire. Quant à ses études littéraires sur le dix-sepUèm elles ont conservé leur prix.
dOUPPROY (lT9&-i843)e3t un des plus illustres disciples de V. Cousin. En 1828, il fut nommé professeur à la Faculté des lettres ; en 1830, maître de couférenées à l'École normale el, en 1832. professeur au Collège de France. En mâme temps' que ses cours, d'une forme élégante et vigoureuse, il publiait de nombreux articles, surtout au Globe, articles réunis dans ses Mélanges philosophiquet (1833;, où l'on peut signaler particulièrement ceux intitulés: Comment tet dogmes finitunt, et la Grèce. JoulTroï avait subi, pendant qu'il élait élève à l'École normale, une crise contraire à celle de Lacordaire ; de la foi, il était arrivé au scepticisme, et II avait conservé de celte évolution un douloureux souvenir, la philosophie n'ayant jamais pu remplacer pour lui la certitude perdue. Aussi apparalt^l comme un mélancolique, presque comme le Musset de la philosophie ({).
JULES SIMON (181i-1896), qui fut suppléant de Cousin à la Sorbonnc, se montre dans ses livres essentiels (le Devoir, la Liberté de conscience, la Liberté civile, etc.), comme un moraliste et un spiritualiste. Il fut saisi de bonne heure par la politique, où il apporta toutes les ressources et toutes les subtilités d'un esprit à la fois très souple et 1res droit.
On peut également rattacher à l'école de Cousin, Gsmier (1801-1864), successeur de JoulTroy à la Sorbonnc; — Salsaet(1814-1863), professeural'École normale et à la Sorbonne; ~ Ravaisson (1813-1900), célèbre à la fois par ses travaux sur Arislote et sur l'archéologie grecque ; — P&ul Janet (1823-1899), {irofesseur à la Sorbonne, qui rajeunit l'éclectisme deCousin ; — E. Can>(i8â6- 188Ï) qui enseigna avec éclat à la Sorbonne, où sa parole élégante et large attirait te grand public. Caro est peut-être meilleur critique (la Fin du dix-haitième tièele, George Sand) que philosophe [l'Idée de Dieu, le Matérialisme et la Science).
Les philosophes ■oclalUtes. — Saint-Simon (1760-I8^S) est célèbre pour avoir fondé une sorte de secte, le Saint-Simaniime, qui attira à elle, au moins momentanément, des esprits très distingués, épris de justice et de solidarité sociale.
Fonrier (1TT2-1837) invente à son tour une forme plus populaire du socialUme, fondée sur la communauté des biens. — Prattdbon (I809-I86S) est surtout resté célèbre par une brochure intitulée ; Qu'est-ce qae la propriété ? A celte question l'auteur répondait : u la propriété, c'est le vol. »
AUGUSTE COMTE (1798-1857) marque la réaction contre la philosophie spiritualiste. Dans son Couri de philosophie potilive (16i2), Il fonde le positivisme.
(1) Marttattx thoitit, Sf" CTcl*. p. lin.
H LITTÉRATVRE'FIUSÇAISE
qu'il ae faut pu conTondn avce le maUrûditme ou l'alhéume. Aagut*e Comte Invile le pbilowjphe à dt-Uiscer la métaphysique, lineonaaitêobU, poar a'app&quer k l'élude des phênonùnet et dps /lili, au mojen de la teienee expérimeittaU : cVst pour lui le seul mojen de poser d'une manière solide et déBnilin Us éléments de« grands problèmes dont nous cbercfaon* prémalnrémml la solution. A Auguste Comte se rattache El Uttréi 1801-1^1;, on des plus grands « philologues > et 5a«ants des temps modernes. On connaît surtout son Kelionnaire. Hais n philosophie se trouve contenu dans la Sàtnre aa point dt nue philatophiqiu (1873), sans compter un grand norohre d'articles importants publiés dans la Rtvat de phitotophie poùlive.
Sous l'inQuence d'Auguste Comte, Talne écrit, en 1836, ses Philotophet aa dix-neaviènu ti^le, ouvrage dans leqoel il bat en brèche l'éclectisme de Cousin, et qui fit scandale en son temps.
Parmi les philosophes, on peut ranger également:
E. BeuBJi, que nous étudions au chapitre des bi^ toriens, et qui contribua surtout à nous initier aux doctrines allemimdes.
Quant à ceux qui représentent le mouvement philosophique contemporain, nous devons nous borner à citer les noms de Vncberot (Histoire critiijue de t'écote d'Alexandrie, iSW- 51), de Benouvier (E$tai de criliiiue générale, 4 vol. 1854-64), du Pin Qratry (1805-1872), do l'Oratoire (Les Sophistes et la Critique, 1864). et ceux de de MM. Liard, Knichard, lloulroux, Bergson, etc., qui, parleurs travaux et leur enseignement, muinticutient au premier rang la philosophie français*.
U'ipri> Il lilhog:r*phia ds Tony Tonliioa-
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VUIB TIBÉE d'un UVBB KOlUaTlQUa