‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 56 sur 408 · LE THÉÂTRE RELIGIEUX AU MOYEN AGE · texte numérisé non relu

LE THÉÂTRE RELIGIEUX AU MOYEN AGE

De Je«n Mlchot. nou* avon» égalomcnt une Résarrettioa, jou^e i Angen, comme U POJiion précédonle (— 30.000 vers, ^ 105 porgonnuges}, — en Irols joamia.

Amuuld Gréban et son frcre Simon ont «crit en collaboration loa Actes de» ApSlm. (GO.OOOverB, — 4U1 personnages). Imprimai en ln;)8. C'est l'histuire de ta prédication et du martyre dea tpâtres, avec quantité de diableries et de si '

3' Cycle des saints. — Petit de Julleiilic cite et anal)50 trente-cinq mysHres ci

iui saint*; les plus remarquables ao iMiis, saint Kicolas, etc. Ces mystères si lislei e^ dramatiques ; mais l'uiéculiou

: saint Aadré, sainte Barbe, saint Denis, saiat , comme les miracles, pli-iiis de situations rôalOiraiblc.

Mystires profanes. —

un Shakespeare français

M le quinzième ou le

DU scukmonl un Marlowe,

siècle avaient produit 1 posiédioug dès cette

ill LA LITTÉRATURE FRANÇAISE

époque un théâtre disposé à souhait pour les drames historiques du genre de Henri IV , Henri V ou Richard III , Notre mise en scène était aussi Taste, aussi libre, aussi propice au développement du plus varié des poèmes, que celle du théâtre du Globe à Londres. Les tentatives de nos auteurs dramatiques ne sont pas sans mérite; si elles avaient été suivies de chefs-d'œuvre, on les étudierait avec une curiosité sympathique. Tels qu'ils sont, le Mystère de 7>off, par Jacques Millet (1463), le Mystère du siège d'Orléans (1439;, dont on ne connaît pas Tauteur, et le Mystère de saint Louis, par Pierre Gringoire (1514), sont d'une lecture un peu décevante. Le premier est aussi romanesque que l'ouvrage de Benoît de Sainte-More; le second, d'une scrupuleuse exactitude historique, mais d'un style très plat, comportait une mise en scène si compliquée que» sans doute, il ne fut pas joué ; le troisicfme, mieux écrit, et qui suit l'histoire d*aSBez près, est monotone et fatigant au dernier point.

La fin des Mystères. — Nous avons déjà dit qu'un arrêt du Parlement de Paris, le 17 novembre 1548, interdit la représentation des Mystères dans la capitale. Les raisons de cette interdiction sont aisées à imaginer. Les protestants blâmaient sévèrement le clergé catholique de tolérer ce mélange du sacré et du profane; les spectateurs se permettaient des plaisanteries qui déjà paraissaient plus sacrilèges que naïves ; les comédiens de profession commençaient à se répandre en France et à se substituer aux confrères ; enùn, le goût des gens lettrés était choqué par les grossiers défauts d'un art très inégal et qui restait le plus souvent trop inférieur à la dignité du sujet.

Mais on aurait tort de croire que les Mystères disparurent simultanément de toutes les villes de France. On cite des représentations en 1560, 1573, 4580, etc. En 16*24, on jouait encore à Draguignan une Histoire des Macabées; et, dans les campagnes, à certaines fêtes, l'usage des Mystères parlés ou mimés se maintient pendant le dix-huitième siècle.

Quoi qu'il en soit, dès le milieu du seizième siècle, le genre décline et meurt. D'autres idées, une autre société, un autre goût font naître un nouveau genre, la tragédie imitée de l'antique.

BIBLIOGRAPHIE

Petit de Julleville, les Mystères. Paris, Hachette, 1880, 2 vol. (Cet ouvrage contient la

bibliographie cotnplcto du sujet).

G. Paris et G. Rat^aud, le Mystère de la Passion^ d'A. Grébah. Paris, Vieweg, 1878. G. Pahis et U. Robert, les Miracles de yotre-Dame^ 1879, 7 vol. Gaillt de Taurines et L. de la Tulrasse, U Vray Mystère de la Passion, nouvellement

adapté... Préface de M. Km. Fagiiei. Paris, Bclin, 1901. Eue. LisTiLUAC, Histoire générale du théâtre en France: I. Le Théâtre sérieux «a moyen ûgs*

1 vol. Flammarion.

1b fin da xV ùtel*.

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