CHAPITRE VIII LA COMÉDIE AU MOYEN AGE
SOMMAIRE
LA COMËMB du moyen ige peut se rattacher, au moins par son genre prin- ■ ctpal, la farce, à la comédie classique.
!• DU TRBIZIÈMB AU QUINZIËMB SIËCLB. — Les jonfçleurs ont un répertoire de nonologaeB, de dit*, de disputea, qui sont déjÀ drainatlqnei. ~- ADAM DE LA BAZLE fait jouer à Arras, en 1161, le Jon d« Is FeulUée, comédie latiriqueet fantaisiste; et à Naptes, vers ia85. Robinet tfarton, pat- ' (orale accompagnée de musique. — Du quatoniéme siècle, on ne possède aucune comMie.
I- QUINZIÈME 51ÈCLB. — Il se fonde des fiociiUa Jareniee, analogues aux ConlrArias : les Clerc* de U Basoche, les Enlanta-aaiu-Souci.
}• LA FARCS: Li plus célèbre est Patbelln (1470), dont on ae connaît pas l'auteur. L'intrigue en est ha)]ile, les types en sont vivants, la morale j csï tone d'expérience. On peut j ajouter iaPât4 otla Tarte, etl«Carlar,)a pliia spiriTOtlle detfarcestontre lu femnei.
4* LA mORAUTË use de personnage* allégoriques pour donner ut»e (eqoAaMz spectateurs. — Parmi les moralitSi religieuses, on peut citer Blen-AFlsA «t mt>I-AwlMéi parmi les moraliUi didactiques, la CoaduuiiaCJon da Banfoet. .
LA LITTÉRATURE FHANÇAISB
5« LA SOTIB est une pièce politique, d'actualité, jouée par les Sots ou les Enfanti-sans-Souci. — La plus célèbre esc le Jeu da Prince de« Sots, de Gringoire (i^i2)> P'ci" d'allusions aui démêlés de Louis XII et du pape Jules IL
6' Enfin le moyen Sge a des monologuas (satires des diflérents états) et des ■ennona joyeux (venus de l'ancienne Fête des Fous).
I les Myslèrcs et les Miracles sont des genres, fout k fait propres ou moyen Age, et dont notre tt^àtn sérietix de la pôriodc classique n'est pas sorti, onjiÀi. peut nier qu'il y ait développement continu dan^jâ riiisloirc de noire comédie. Entre les pièces i iiiiilniiiij| représentées du treizième au seizième siècle, et rrllnrj des dix-seplièmc et dix-huitième siècles, il y a saoKl doulc des diCrérenccs notables, mais telles sctilement'-' que le goât de clinque époque les inspirnit au poète.. Sans comparer l'auteur de Patbelin k celui de' Tar>tujfe, ni Adam de la Halle à Beaumarchais, cette év<V' iulion est cerlainc(l).