IL — PREMIERS MONUMENTS
Les Glossaires. — Dès le huitième siècle, la langue latine écrite n'était plus accessible à tous ceux qui parlaient roma/i. Aussi composait-on de petits dictionnaires ou glossaires, à Tusagede ceux qui voulaient lire des textes latins. Il nous reste le Glossaire de Reichenau (ainsi nommé de l'abbaye où il fut découvert) et qui
ISTRODUCTIOS 1
appartient à la fin du huitième sîèclfi. On y trouve dos mois lalins do la Vnhjnfe (traduction latine de la Bible par saint Jcr(^mo), en rc;j:ar(l dcs([nols est le mol roman correspondant. C'est un document très curieux pour la connaissance des
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origines de notre lan^xue. Un autre (jlo,^snirt'y r<'Iui de (Missel. eoiititMit (l(*s mots allemands (tudesques) avec leur équivalent roman.
Les Serments de Strasbourg. — Au mois de mars 84-2, (Charles le Chauve et Louis le Germanique s\'illièrent contre leur frère Lolhaire ; et leurs s«>l(1als prononcèrent un .serment solemiel. Ceux do Charles se servinMit de la lan;;ue tudesque pour ôtre entendus des (îermains; ceux de Louis, réciprotiuiMnenl, de la langue romane. Le texte de ces serments, premier monument of/iricl des deux
langues, nous a été conservé par rhistorien Nithard, conseiller intime de Charles le Chauve.
Voici le texte roman, et sa traduction en français moderne :