‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 84 sur 408 · II. — CLÉMENT MAROT · texte numérisé non relu

II. — CLÉMENT MAROT

Un mot d*abord sur le père de Clément, JEAN DES MARES, dit MAROT (1463-1523). Né à Mathieu, près de Caen, Jean Marot se maria à Cahors et s'y fixa, jusqu'en 1507, époque à laquelle il devint secrétaire d'Anne de Bretagne. Pour elle, il écrivit le Doctrinal des princesses et des nobles dames, en vingt-quatre rondeaux, et la Vraie-disant avocate des dames, en rondeaux et ballades. Par ces deux ouvrages, Jean Marot appartient au groupe des grands rhétoriqueurs. Mais il devint poète-historiographe, et composa, pour servir Louis XII dans sa lutte contre le pape Jules II, un Voyage de Gênes et un Voyage de Venise, qui ont beaucoup plus d'originalité et de valeur. Il y raconte les expéditions du roi (qu'il a accompagné à Venise), et ses vers, de rythmes variés, ont de la précision et de la verve. Jean Marot a écrit pour François P*", dont il était devenu valet de chambre, une Épitre sur la défaite des Suisses à Marignan, Mais il a mieux fait : il a appris l'art des vers et inspiré le goût de la poésie à son fils Clément.

iU LA LITTÉRATURE FRANÇAISE

Vie de Clément Marot. — Clément Marot est né à Gahors en 1496 ou 1497. Dans une Églogue au roy (1539) (1) il nous parle de son enfance, de ses jeux, de son horreur pour les régents de collège, et de sa reconnaissance pour son père. Il parait avoir assez bien su le latin ; ses auteurs préférés étaient Virgile (dont il traduisait en vers, à quinze ans, la première églogue), Ovide, Catulle et Martial. Il lisait Pétrarque en italien. Il admirait Alain Chartier, le Roman de la Rose, Villon, etc. Enfin, il apprenait la musique, et Ton a sous son nom des airs originaux. Bref, dès son enfance, Clément Marot fut un esprit éveillé, curieux, un grand liseur ; ajoutez quUl dut faire partie de la Basoche, ou des Enfants-sans-Souci. D'abord page chez Nicolas de Neuf ville, seigneur de Villeroi, il y compose ses premières poésies, et il dédie au roi François I", en 1315, son Temple de Cupido. Un gentilhomme de la chambfe, M. de Pothau, le présente en 1518 à Marguerite (^2), sœur du roi, alors duchesse d'Alençon. Marot lui apporte une épîtrc, le Despourvu f dans le style allégorique de G. de Lorris. Marot devient valet de chambre de Marguerite (3), et, en 1521, il accompagne le duc d^Alençon au camp d'Atligny, près de Rcthcl (4).

En 15!25, Marot suit Tarméc royale en Italie; il est blessé h Pavie et fait prisonnier, mais aussitôt remis en liberté (5). Cette môme année, commencent ses malheurs ; et ce gentil poète va désormais mener la vie la plus singulièrement agitée. En effet, au mois de février 15-6, il est arrêté et enfermé au Châtelel, probablement comme hérétique. De sa prison, Marot écrit à son ami Lyon Jamet de Sensay, en Poitou; il lui raconte en vers charmants la fable du lion et du rat, et le supplie de venir à son secours (6). Lyon Jamet s*avisa d'un stratagème que permettait alors la diversité des juridictions; il le fit réclamer par Tévèque de Chartres, comme coupable d'un délit antérieurement commis dans son diocèse. Marot, extrait du Châtelet, fut transféré à Chartres, et vécut près de trois mois à riiôtellerie de TAigle, sans être inquiété. Là, il se donna le malin plaisir de maudire ses juges, et composa son Enfer; il y prépara aussi son édition du Roman de la Rose (parue en 1527). Gracié par François I" (7) en mai 1526, Marot lui demande, à la fîn de cette même année, la survivance de la charge de son père qui venait de mourir; et il devient valet de chambre du roi (8).

Nouvelle affaire en octobre 1527. Marot a voulu arracher un prisonnier aux archers du guet ; il est lui-même arrêté et dans la nécessité d"implorer la pitié de François !•' (9). Celui-ci ordonne, le 1®*" novembre, de remettre en

(1) Morceaux choisis, 2* cycle, p. 128.

(2) Ci p. 190 et 226.

(3) liaUade à Madame d'Alençon pour estre couché en son estât (1518^ Morceaux choisit V cycle, p. 67.

CO Epîtros m et IV.

(5) Elégies 1,111, TV.

(6) Kpître XI. Morceaux choisis, f* cycle, p. l.'ÎO.

(7) Rondeau LXVII.

(8; Épitre XXXV.

9) Épitre XXVII, Morceaux choisis, 1" cycle, p. 68.

ENT MAIiOT

ï son « cher el bien-aimc valet de chambre ordinaire Clément Marot ». 1532, par;iil V .Idtilenr.ence clémentine, premier recueil de poésies de Marot. le poùtc jouit à peine de son succès qu'il tombe gravement malade; pensa maladie, on lui fait un proci's d'hércste, qui, grâce à l'interventioD ine de Miirguerile, itit pas. Volii par un sans arg<Nit, Marot

charmanlca rrtjuâ- I. Ilélabli, et rentra

Il de Villon (lS3i}, 9C deux années à peu ranquille, à compo- :ce rondcniix, élicn-

épi}jrammes, bal- ; il cât alors poète de lu sens le plus banal jt.

i5'ii, pendant que ir séjouinait aucliâl'Aniboisc, dans la lu 17 au 18 octobre, lia des placards sur orles des appartc- I, jusque sur la porte 1; CCS arnchcs connt des injures conlrc ïligiua callioiique.

ois 1", dans un accès reur, oriloima des niions et des sup- . On perquisitionna, is, chez un certain

c de personnages suspects

,,m« do

et Marot figurait sur les listes, le septième ixanle-treize noms. Apprenant que la police venait de saisir ses papiers, et tant de payer pour les coupables, Marot s'enfuit. D'une traite, il fila jusqu'à pour se rétugier auprès de Marguerilc, devenue reine de Navarre. Celle-ci le pendant plu.sicurs mois, puis lui conseilla de passer en Italie. Marot partit^ it à Marguerilc Non jeune flls Michel Marot comme page (153CJ.

litre XXIX. .Vor<-«ai.,T rhoisis,^ cyalo, p. 133.

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C'est à Fcrrare que Clément chercha un refuge. Là se trouvait Renée de France, fille de Louis XII et d'Anne de Bretagne, mariée depuis 1528 au duc Hercule d*£ste, fils d'Alphonse d'Esté et de Lucrèce Borgia. La cour de Ferrare était une des plus célèbres de ritalie ; Alphonse et son frère le cardinal Hippolyte d*£ste avaient été les protecteurs de TArioste ; et la même cour devait être illustrée plus tard par le génie et par les malheurs du Tasse. Renée était favorable à la Réforme. Marot lui adressa une belle épllre de bienvenue (1). Il fut tout de suite à Taise dans cette société à la fois libre et lettrée, où il rencontra de charmantes et spirituelles femmes françaises, entre autres Mme de Soubise et ses deux filles, Anne et Renée de Parthenay. Bientôt devaient passer à Ferrare, Rabelais (1536) et Calvin (1538) (2).

De Ferrare, et malgré la vie heureuse et sûre qu'il y menait, Marot essayait de préparer son retour en France. 11 écrivit au roi une épltre pour solliciter sa grâce (3); mais il ne reçut aucune réponse. Il adressa une épitre au Dauphin, qui ne répondit pas plus que le roi son père (4). Enfin, dans l'hiver de 1536 à 1537, il est rappelle (5). Il revient par Lyon, où il est soumis à la cérémonie solennelle de l'abjuration. Il reçoit l'accueil le plus flatteur de la part des poètes lyonnais, en particulier de Maurice Scève et de ses sœurs Claudine et Sibylle. Après un mois de séjour à Lyon, il rentre à Paris.

En revenant au Louvre, il salue ses amis et protecteurs par le Dieu gard à la cour. Puis il se remet à versifier d'aimables actualités, des estrennes^ des épigrammes, etc. Mais, d'autre part, il semblait se porter vers des sujets plus sérieux; c'est ainsi qu'il traduit en vers deux colloques d'Érasme, qu'il publie le Cliani royal chrestien^ le Cantique de la chrétienté sur la venue de Vempereur et du roy au voyage de Nice, VEglogue au roy sous les noms de Pan et de Robin (1538) (6). Enfin, en 1539, il présente à François 1"'' trente psaumes, qu'il vient de faire paraître. Le succès de cette traduction est considérable, mais il compromet de nouveau Marot. Les réformés adoptent sa version française, et les courtisans fredonnent ses psaumes sur des airs profanes. Condamné et poursuivi, Marot s'enfuit à Genève, où il fait paraître, en 1543, une nouvelle édition de ses psaumes, au nombre de cinquante. xMais le trop libre Clément ne peut s'accommoder du séjour de Genève ; peut-être même en est-il chassé. Il passe par Chambéry, visite le champ de bataille de Cérlsoles, et arrive à Turin pour y mourir (1544). Dans l'église de Saint-Jean, son fidèle Lyon Jamet lui fit élever un monument.

(1) Épttre XLVII. Cf. Épigp. XXXI.

(2) Renée, de plus en plus tournée vers la Réforme, fut enfermée par son mari (1554), pais revint ea France (1559). Ëlio se retira a Montargis, où elle prit part aux guerresi de religion, et où elle mourot Elle eut pour entants : Alphonse II d'Esté, duc de Ferrare ; Aune, mariée au duc de Qaise qui tni assassiné en février 1563 ; et Léonore, protectrice du Tasse.

(3) Épitre XLIL

(4) Épitre XLIII. Le Dauphin devait mourir bientôt, i Toumon.

(5) Épitre XLVIII.

(6) Morceaux choisis, 2* cycle, p. 128.

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L'œuvre de Marot. — Principaux morceaux. — D'abord, quelques poèmes» un peu plus étendus que ses pièces ordinaires : — le Temple de Cupido, allégorie où reparaissent tous les personnages du Roman de la Rose, œuvre do jeunesse et de transition, souvent très spirituelle dans le détail; — V Enfer, composé en 1526, à l'hôtellerie de TAigle, à Chartres, ne fut publié qu'en 1542, par Etienne Dolot, qui y a mis une préface. L'Enfer, c'est le Châtclet; Marot fait une comparaison suivie entre Tenfcr des païens et la prison. A la porte, il rencontre Cerberus; puis Minos (Jean de la Bane, prévôt de Paris); il aperçoit une masse de serpents (les procès, dont il énumère les différentes formes) ; il comparait devant Rhadamantus (Jean Morin, lieutenant civil), auquel il prôte un discours artificieux et hypocrite qui devait être dans le caractère du personnage. Marot nous dit comment il plaida devant Jean Morin; ce plaidoyer mérite d'être lu en entier, pour les détails très curieux qu'il contient sur la biographie et sur les idées do Marot. Le Griffon (greffier), prend des notes. Rhadamantus se lève, le fait reconduire dans la salle commune où il retrouve ses compagnons d'infortune. — Quant aux petites pièces de Marot, elles peuvent se classer ainsi : 65 épitres (dont nous avons indiqué les principales au cours de la biographie) ; — 27 élégies (ou épitres galantes, dont la plupart sont adressées à des inconnues, très difficiles à identifier; quelques-unes sont des pièces do circonstance, sur la mort de certains personnages (élégie XX 11, Du riche infortuné Jacques de Deaune, seigneur de Semblançay, 1627. C'est Semblançay qui parle, après sa mort, du haut du gibet de Montiaucon ; il y a là une imitation intéressante de la fameuse ballade des pendus, de Villon) ; — 15 ballades; les mieux tournées sont: la 3*, De Frère Lubin et la 5*, A Madame (TAlençon ponrestre couché en son estât; les ballades composées sur des événements historiques sont les plus faibles; une des plus célèbres, et des plus obscuies, est la 14« dont le refrain : Prenez-le, il a mangé le lard, se rapporte peut-être à une dénonciation qui causa son premier emprisonnement; — 80 rondeaux, dont 'quelques-uns sont spirituels, le 2*, sur les règles mêmes du rondeau (cf. le rondeau de Voiture. Mafoit c'est fait de moi...); le 8% A un poète ignorant {Qu'onmesne aux champs ce coquardeau...); le 23% A ses amys {H n'en est rien..,); le 38», adressé probablement à Marguerite d'Alençon (Un mardy gra^...)\ le 62« (Au bon vieux temps ua train d^amour régnait) ; — 54 étrenncs, sortes do madrigaux adressés A des dames ou à des demoiselles de la cour, et d'une singulière monotonie; — 294 ^pi^ramm^s, genre dans lequel excelle Marot. On connaît Tépigramme XL*, sur la mort de Semblançay (1) ; la LXXXIX*, à la reine de Navarre, sur ses créanciers; la LXVIII*, de Ouy etNenny ; la CXXXIII*, De soy mesme'et d^un riche ignorant (2). — 42 chansons; — 17 épitaphes, ironiques et plaisantes; — 35 cimetières ou épitaphes sérieuses ; — 5 complaintes, ou élégies funèbres, dont la 3*, intitulée Déploration sur la mort de Florimond Robertet, contient un discours de la Mort « à tous humains a, qui est le plus bel effort de Marot vers la grande poésie; — enfin, si l'on y ajoute 22 chants divers, 50 psaumes et 11 oraisons pieuses, la traduction d'une églogue de Virgile, de 2 \\y tes des Métamorphoses «l'Ovide, et 5 préfaces en prose (pour le Roman de la Rose, 1527, et pour Villon, 1532), on aura ToBUvre complète de Marot.

Originalité de Marot. — Nous avons exposé en détail la biographie de Clément Marot, pour bien faire ressortir tout d'abord ce point essentiel ; voici un poète au talent aisé, apte à tourner galamment une éirenne, h cadcncer spirituellement une ballade, à aiguiser une cpigrammc. Il est, dans cette société à la fois polie et libertine, un amuseur plein de tact et de goût (sauf exceptions) ; il saisit au vol l'actualité mondaine et politique; sa nature Ta destiné à plaire

(1) Morceaux choisis, 2* cycle, p. 137. (S) Morte»%êX choiêii^i*' cycle, p. 71.

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aux grands et surtout aux dames. Laissez-le vivre heureux dans cette cour; il restera toute sa vie « le poète courtisan » ; il sera seulement un précurseur de Voiture. — Mais il est deux fois emprisonne : mais il est deux fois exil«; ; mais il lui faut solliciter sa grâce, implorer le roi. Renée de France, le dauphin; il lui faut se disculper de terribles accusations, pour éviter le bûcher ou la potence ; et ces catastrophes qui brisent, semble-t-il, sa vie de poète, l'ohli^jrenl à sortir des conventions aimables et des allégories à la mode. Il gémit peul-élre de perdre son temps et son talent »i conter ses misères cl à mendier des grâces et de Targent ; et pourtant cette nécessité le force à puiser aux vraies sources de la poésie, la donlour, les regrets du pays, le remords ; elle le pousse aussi à hausser le ton, à quiller le badinage, à écrire les descriptions vengeresses de l'Hnler, à plaider éloquommont contre les sorboniqueurs. Et ne voilà-t-il pas, toutes proportions gardées, une admirable preuve de ce que dira plus tard Musset : Les chants désesficrès sont les chants les plus beaux,,. Rien ne nous rend si grands qu'une grande d<mleur,..

Mais jusque dans ses plaintes et dans ses réquisitoires, Marot reste Marot* Son inspiration est courte. 11 ne sait ni voir, ni sentir, ni peindre. Ce sont des impressions vives et rapides. 11 est né homme de cour; lisait qu'on doit être discret avec les grands. 11 soupire plus qu'il ne pleure ; il garde le sourire au coin des lèvres, tandis qu'une larme perle à ses yeux. 11 s*est déflni dans ces vers charmants : Le povre esprit qui lamente et soupire. El en pleurant lâche à vous faire rire.., IJref, il est le gentil Marot ; il n'est ni Villon, ni MusseL

Le meilleur jugement porté sur Marot est donc celui de Boileau, — non pas dans la courte histoire de la poésie frantjaise de Villon à Mallierbc {Art poétique, 1 V. 119; — mais au vers 90 du même chant I. Boileau vient de parler du burlesque en termes sévères ; est-ce à dire qu'il interdit de plaisanter ? 11 répond à celte objection : Imitez de Marot Vélégant l)adinage. Marot badine. 11 ne traite sérieusement et à fond aucun sujet, même les plus graves, les plus personnels. 11 a toujours de l'esprit ; et jamais il n'en a plus que lorsqu'il cherche à voiler la tristesse duscntimentsous la gnkedela forme. Marot est, pour Boileau, un « honnête homme », un poète de société et de salon, qui pourrait lire ses vers dans une ruelle, qui a de la mesure, et qui j)ossède l'art délicat de suggérer ce qui ne doit pas être dit.

La renommée de Marot. — De là, le grand v\ persistant succès de Marot au dix-septième siècle. Ce n'rst pas seulement Boilrau qui l'admire. La Fontaine, en est amoureux ; Bussy-Habutin, Fénelon, La Bruyère, le P. Bouhours, poètes el critiques, c'est à qui le louera. Au dix-huitième siècle. Voltaire et Rousseau sont d'accord pour hy goûter. 11 doit ce succès non moins à son style cl à sa langue qu'fi son esprit. Que dit La Bruyère '? « Marot, par son tour et par son style, semble avoir écrit depuis Ronsard; il n'y a guère entre lui et nous que la ditrérence de quelques mots ». En elTet, dans cette première partie du seizième siècle, la langue n'est pas encore entrée dans la crise salutaire mais

violeiilc qu'elle va subir avec Ronsard et ses imitateurs. Elle est /rançaûe de vocabulaire et de syntaxe. Elle est claire et vive ; elle suffit à l'expression délicate de tous les sentiinenls moyens.

C'est rensemble de ces qualités, — badinage, élégance, contraste piquant entre le fond et la forme, désir de plaire non sans quoique affectation, clarté du tour et justesse de la rime, — qui a constitué le style marotique^ imité par La Fontaine et par Voltaire. Marot a donc créé un style assez artificiel, si Ton veut; c*est moins un s/yi« qu*une manière; mais le privilège est assez rare, et n'appartient guère, avec lui, qu'à Pétrarque et à Marivaux.

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