CLÉMENT MAROT
cour et d'actualité. Ils se fout une haute idée de leur métier ; ils ne visent qu'aux suffrages des gens de goAt, de science et de subtile intelligence. 11 est bon de le constater avant d'aborder l'histoire de la Pléiade. Celle-ci, d'ailleurs, qui dédaigne Marot et Metlin de Saint-Gelais, estime les poètes de l'école lyonnaise ; Ronsard et ses amis ont senti en eux des précurseurs et dss émules.
L'Art poétique de THOMAS SIBILET. — SI les grands rhétoriqueurs ont eu leurs arts poétiques, l'école de Marot eut ic sien, publié par Thomas Sibilet en 134â, l'année môme qui précède la Défense et lUuslralion de la langue française. Cet Art poétique met déjà le sonnet et l'ode au-dessus des petits genres que Du Scliay traitera d'épiceries ; il pousse les poètes à l'imitatioa de l'anliquilé; il itnpose aux versitlcatcurs la règle de la césure et l'alternance des rimes masculines et féminines; enlln, il traite de vieit/e mode les rimes batolécs, équivoquécs, etc. Bref, il annonce déjà la toute procliainc réforme.
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Par Ëtianoo Daliuluo [lSlSt!)-15K^t?}l-
riUSB DÉCORATIVE, PâH ÉTIBITIIB DELAULIiB [1B18 (7)-lSS5 (î}].
CUAIMTKEIII LA PLÉIADE.
SOMMAIRE
[■ En 154g, J04CH(M DU BELLAY public, avec la collaboraiion de Ronsard, la Défense et Illustration de la langue française, qui contient le programme de la nouvelle école poétique.
3- RONSARD ([5ï5-[5g5) réunit autour de lui. sous le nom de Pléiade, ses amis du Bellay, Bail Jodelle, Belleau, Poutua de Thyard et Satirat leur maf- >se des Odes, des Amnurs. des Élégies, des Discours, la Fran-
ciade. Il est cli
théorie des geni mélancolie, son
mpers delà n
lalilé, !
renommée pendant sa uitième siècles, et est r£babilité par les romantiques.
3* DISCIPLES DE RONSARD : J. OU BELLAY écrit rOIlre, les Iïc«r«ts, les Antiquités de Rome. Il est remarquable par sa smccrilé et sa sensibilité : — RÉMI BELLEAU se distingue par de firacieuses Bergeries ; — BAIF veut établir un nouveau système de versification ; etc. (Voir Jodelle, au chapitre du Tbifltre).
4* AUTOUR DE LA PLÉIADE : — DU BARTAS s'inspire de la Bible dans la SeDiaine ou le Création ; — AGRIPPA D'AUBIGNE écrit un vigoureni pampiilet épique: les Tragiques; - OUVIER DE MAGNY, etc.
de Poiyphilt
A pocsie française continuait son évolution ndrmale depuis le début du seizième siècle ; et chacune de ses étapes élait nécessaire à ses progrès. Les grandi rhéloriqueurs avaient soumis notre versification à une gymnastique salutaire ; sous leurs exagérations puériles, on peut sentir la recherche du rythme et de la rime. A leurs jeux d'esprit, Marot fait succéder une poésie plus simple, dont l'alsanco et l'élégance prouvent que les exercices précédents n'ont pas été inutiles, mai» qui reste un peu courte d'inspiration. L'école lyonnaise, moins savante, quoique plus obscure, réintègre la pensée dans la poésie;
Quand préparée de iSid, marque
décidée bore.
elle demande ai Eton.^ard et ses amis entrepn;nni' ; ils profitent de tout un me celle de leur manifente, est utile c ni une découverte, ni un brusque
seulement un point de maturité, et l'organisation d'une jeune école i faire aboutir hâtivement ce qui, depuis plus de cinquante ans, s'éla-
vers d'exprimer l'idée ou In passion, une réforme, la lAche leur est donc iTtnenl d'art et de pensée. La date I commode à relenir; mais elle ne ciiangoment de direction: elle