L'ESPRIT FRANÇAIS CHEZ LES ÉTR.ANGERS
ci Plus universelle encore et plus absolue est la souveraineté qu'exerce l'esprit français par les formes sociales où il s'exprime. Notre vie de société possède un don de séduction infini. Elle devient le modèle sur lequel toutes les cours, toutes les classes polies de l'Europe se règlent, et c'est à son prestige, à l'autorité de nos modes et de nos opinions mondaines que notre littérature doit la moitié de son crédit. L'Angleterre seule, encore ici, se défend et garde plus sensiblement son originalité : mais que d'individus pourtant elle nous envoie qui subissent le charme subtil de nos salons et de nos conversations ! Je ne citerai qu'Horace Walpole, l'ami de Mme du Deffand. Paris attirait les étrangers, qui ne venaient pas seulement en dévorer les beautés extérieures et les plaisirs publics : ils
1. A consulter : L. Crouslé, Lessing et le goût français en Allemagne, in-8. 1863. E. Crucker, Lessing, 1896, in-8. Joret, Essai sur les rapports intellectuels de la France et de T. Allemagne avant 1789. L. Lévy-Bruhl. L'Allemagne depuis Leibniz, Paris, 1890. in-12; la Philosophie de Jacobi, in-8 .1894. V. Rossel. Histoire des relations littéraires entre la France et l'Allemagne. Paris, 1897, in-8. ]. Texte. Les Origines de l'influenceallemandesur la litlernlure française au XIX' siècle, Re'. d'Hist. li't., 15 janv. 1898. L. Raynaud, Histoire générale de l'influence française en Allemagne. 1914. Baldensperger, Cœlfie en France. 1904.
2. Traduit en 1776 — N. de Bonneville, Choix de petits romans imités de l'allemand, 1786, in-12 ; Mme de Montolieu. Caroline de Lichifield. 2 vol. in-12. — Haller, Poèmes suisses, tr. Racine. Klopstock, Messiade. ch. I-IX, 1769, 2 vol. in-12 (tr. d'Antolmy, Junker, etc.). Gessner, tr. diverses par Huber, Turgot, Meister. de 1 750 à 1 775, tr. générale. 1785-1793,3 vol. in-8. Choix de poésies allemandes, pa' Huber, 4 vol. in-8, 1766. Ramier, Poésies lyriques. 1777. — Théâtre allemand, tr. Junker et Liébaut. 1770-1785, 40 vol. in-8. Nouveau théâtre allemand, tr. Freidel et Bonneville, 1782 et suiv.
PARIS