‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 142 sur 364 · I. P. I, I. I, Iniroduclion · texte numérisé non relu

I. P. I, I. I, Iniroduclion

étonnante encore. Chateaubriand dérive foyer de foi ; et là-dessus nous fait admirer dans la foi la source de toutes les vertus, de toutes les joies domestiques. Sur les difficultés de la chronologie universelle il élève la certitude de la chronologie hébraïque avec une aimable aisance qui fait sourire. Il a un chapitre prodigieux sur le rôle du serpent dans la chute de l'homme, et, nous racontant la rencontre qu'il a faite d'un Canadien charmeur de serpents, il en tire une induction en faveur de la vérité de l'Ecriture. Il croit remarquer qu' « on ne s'avise pas de peindre le beau idéal d'un cheval, d'un aigle, d'un lion », et ce privilège de l 'homme, seul idéalisable, lui est une preuve de l'immortalité. Aux arguments baroques, il mêle de rares maladresses. Il trouve la Trinité au Thibet, à Olaïti ; dans une dévotion populaire, il aperçoit une trace du culte des Dieux lares : il croît donner des appuis à la religion par ces rapprochements, et il ne se doute pas que, pour en ôter le ridicule, il en ruine la divinité. Il va jusqu'à écrire : « Plus on approfondira le christianisme, plus on verra qu'il n'est que le développement des lumières naturelles, et le résultat nécessaire de la vieillesse de la société » Voyez un peu où mène un beau zèle ! L'histo-

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