DE PAUL LOUIS
VIGNERON DE LA CllAVO^^■liRE , MEMBRE:» IltJ CONSEIL DC LA COMMLNE DE VERETi,
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QUELQUES ŒUVRES DE PAUL-LOUIS COURIER. H Deux de ses plus célèbres pamphlets : te simple discours et la Pétition pour des villageois que l'on empêche de danser ; le récit du Procès, que Courier transforma en une apologie, et enfin le Prospectus d'une traduction nouvelle d'Hérodote, qui nous rappelle que le " Vigneron « Paul-Louis Courier était un
excellent helléniste (Bibl. Nat., Imp.). CL. HACHETTE.
doctrine. C'est un lieu commun théologique, que le problème du mal est en corrélation avec le dogme de la Providence, qui en fournit la solution : J. de Maistre prend un malin plaisir à exagérer atrocement le règne du mal sur la terre. La Providence a créé tous les êtres pour s'égorger. La société n'a pu changer la loi divine de la nature : afin que le sang coule, elle a la guerre, et elle a le bourreau ^. On dirait qu'il a peur de séduire : il s'attache à saisir chaque idée par la face paradoxale ou choquante ; nous ne pouvons le lire sans nous sentir constamment taquiné, bravé, dans toutes les affirmations de notre raison.
Et ce légitimiste renforcé, en fait, était assez libéral, à la façon de nos anciens magistrats du Parlement : il haïssait, ou méprisait les émigrés ; il tenait la Révolution pour un fait providentiel, comme tous les autres ^, et, ce qui est plus méritoire, comme un fait historique, qui devait changer les maximes du gouvernement royal ; il lui semblait absurde qu'on pût prétendre à biffer tout bonnement vingt ans d'histoire, et quelles années ! Il s'était hautement déclaré pour le comité de Salut public, dont, admirablement guidé cette fois par sa logique, il avait aperçu le grand rôle historique : conserver la France, indépendante et une, contre les convoitises de l'étranger et les factions