‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 252 sur 364 · I'' 'MIS · texte numérisé non relu

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LE MERCURE DE FRANCE, a Reproduction de la première page du premier numéro de la nouvelle série (1890) . Cette publication qui succédait a la Pléiade /aisai/ revivre le nom d'une de nos plus anciennes revues,

encore d'une mspiration sociale, nationale ou humaine.

Si l'on essaie de se représenter par quelques lignes simples le mouvement littéraire dans les trente-cinq années environ qui nous séparent de la fin du naturalisme, il apparaît que les quinze années qui terminent le XIX® siècle appartiennent à l'effort révolutionnaire et créateur du symbolisme, tandis que les premières années du XX*^ siècle sont consacrées à la liquidation du symbolisme, et aux tentatives pour retrouver la tradition, ou pour réaliser par des procédés et des dosages divers l'accord de la tradition et de la nouveauté. On en était là quand éclata la grande

I. Ferdinand Brunetière (1849-1907), maître de conférences à l'Ecole normale supérieure, directeur de la Revue des Deux Mondes : le Roman naturaliste, 1883 ; Histoire et littérature, 3 séries, 1884-1885 ; Questions et nouvelles questions de critique, 1890. Études critiques sur la littérature française, 1880-1899 ; l'Évolution des genres daris l'histoire de la

guerre qui, pour un temps, suspendit chez les Français les recherches littéraires.

Le grand fait, le fait dominateur, dans l'histoire littéraire des vingt dernières années du XIX*' siècle, est l'explosion du symbolisme. Le mouvement symboliste est un mouvement essentiellement poétique. Mais il s'est fait sentir dans tous les genres : on peut dire qu'il les a tous mis sous la domination de l'inspiration poétique. Il y aurait avantage à l'étudier d'abord dans la poésie où il découvrirait sa vraie nature et toute sa puissance. Cependant, en France, la critique accompagne toujours et précède souvent la création : c'est le signe de notre incurable et bienheureuse disposition à l'activité intelligente, qui veut à tout moment savoir ce qu'elle fait. Commençons donc par la critique.

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