‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 4 sur 364 · I . Rcch. de la ivrifé, !. II, 2'' partie, ch. III à VI · texte numérisé non relu

I . Rcch. de la ivrifé, !. II, 2'' partie, ch. III à VI

Sienne. Et les gens du monde n'hésiteront pas : ils reconnaîtront dans ces modernes leurs préjugés, leur esprit, leur confiance dans la raison de leur temps et de leur classe, leur penchant à ridiculiser tout ce qui n'est pas conforme à leurs manières et accessible à leur intelligence, leur incapacité artistique, leur impuissance à goûter d'autres beautés que celles de l'esprit de conversation et de la vie élégante.

De là le succès de Perrault. Il eut les salons pour lui. Saint-Evremond, Bussy-Rabutin, les deux représentants les plus distingués de la société polie, sont discrètement, mais essentiellement modernes

Or le succès de Perrault, qui affranchit la littérature moderne de l'imitation et du respect de l'antiquité, ce n'est rien moins que l'élimination de l'art, qui va être rejeté hors de la littérature moderne. Mais avec l'art s'en iront la poésie et l'éloquence. Cette exclusion de l'art est, littérairement, la grande différence qui sépare la littérature du XVIII^ siècle de celle du XVII*'. Et l'idée qui a exclu l'art, cette idée de progrès qui fournit aux modernes leur principal argument, c'est l'idée maîtresse de la philosophie du XVIII® siècle. Ainsi, dans le débat sur les anciens et les modernes, j'aperçois le XVIII^ siècle qui apparaît et qui détruit le XVII*" siècle en s'en dégageant.

LES ARME.S DE FRANCE, t) Gravure sur bois formant vignette du titre du Siècle de Louis le Grand par Perrault (1687) (Bibl. Nat., Imp.). CL. HACHETTE.

LE DIX-SEPTIEME SIECLE

VUE DU CHATUAU ET DU PARC DE CHAN 111 .L\ . 0 L'eslamoe ici reproAuite montre l'ancien châlemi tel que le connut La Bruyère. Gravure de Perelle(Bih\. Nat. Est ). CL. HACHETTE.

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