‹ Histoire intérieure de Rome jusqu'à la bataille d'ActiumChapitre 17 sur 187 · Gran. Lie, p · texte numérisé non relu

Gran. Lie, p

'M Liv.. pp.. 82.

IV. 7) p. sri.pir.irs ri'fus. triomphe dp parti de maritis irJS

cl cé<lcr on outre la Paphlagonie; il devait encore rendre la Cappadoce à Ariobarzane et la Bithynie à Nicomfede, payer 2.000 ou 3,000 talents, et livrer 70 ou 80 vaisseaux complètemi»nt équipés; à ces conditions, Sylla consentait à respecter, au nom de Rome, le royaume paternel de Mithridate'.

Au moment même où Ton apprenait que Sylla se préparait

à traiter, on apprenait aussi ce qu'était devenu le consul

Flaccus, chargé de combattre Mithridate à la place de Sylla.

Entre les deux batailles de Chéronée et d'Orchomène, il avait

traversé la Thessalie* sans être inquiété par Sylla, puis s'était

brouillé, on ne sait pour quel motif, avec son lieutenant

Fîmbria; à peine arrivé en Asie, iKut assassiné avant d'avoir

pu commencer les opérations*. L'armée détestait Flaccus à

cause de son avarice, elle acclama Fimbria et le proclama

sou chef; Fimbria prit ainsi le commandement dans des con-

flitions tout à fait illégales^

Le retour de Sylla pouvait s'effectuer d'un jour à l'autre ; <r autre part, il fallait pourvoir au remplacement de Fimbria qui avait usurpé le commandement (le sénat lui donna, en attendant que son successeur fût désigné, le titre de legatus procomide *). Les consuls déclarèrent qu'ils allaient faire des préparatifs pour passer en Grèce'. Sur ces entrefaites , le sénat regut un rapport officiel de Sylla, il contenait le récit de toutes les opérations jusqu'au moment où Mithridate avait demandé à traiter; il se terminait par des menaces à l'adresse de ses ennemis de Rome; le sénat résolut, sur la demande du prince du sénat, d'envoyer une ambassade auprès de Sylla pour lui proposer une transaction avec les partisans de Marins : le sénat exigea en même temps des consuls que les pré-

•; Plat., Sw//., 22. App., Af*7Ar.,54. Gran. Lie, p. 33. 35. Dio C.,fr., 105 B. Memnon, p. 232.

*) PluL, Sii//., 20. App., MUhr,,:A.

•) App., Mithr., 52. Diod, 38, 8. Dio C,, fr., 104 B.

*;. Cic, Ftocc, 24, 57. 25, 61.

») App., MUh., 52. Plut., SulL, 23. Strab., 13, 1, 27. Liv., cp., 82. Vell., 2, 24. Aur. Vict., Vir, Ul., 70. Oros., 6, 2.

*) Memnon, p. 231.

') App., 6. c, 1, 76, Liv., ep., 83.

paratifs fussent suspendus ^ Les consuls, au contraire, les pressèrent le plus possible*, ils n'espéraient plus que Sylla leur ferait des concessions. Mais au moment où l'armée allait s'embarquer pour la Grèce, Cinna fut assassiné par ses soldats à Âncône, au commencement de son quatrième consulat (84)* on lui reprochait d'avoir fait disparaître mystérieusement le jeune Cn. Pompeius'. Carbo reçut Tordre de revenir à Rome ; sa présence était nécessaire pour la réunion des comices et l'élection d'un consul sufTectus ; pour le décider, il fallut le menacer d'une accusation, lui déclarer qu'on supprimerait ses pouvoirs [imperium) s'il refusait d'obéir. Carbo revint, mais, après deux tentatives qui ne purent aboutir — les auspices n'étaient pas favorables — les élections furent renvoyées après le solstice d'été; Carbo fut pendant plusieurs mois seul consul^.

Le retour de Sylla était maintenant retardé; dans l'espoir d'obtenir de meilleures conditions en traitant avec Fimbrîa, Mithridate avait repoussé les propositions qui lui avaient été faites par Sylla, il voulait surtout conserver la Paphlagonie*. Sylla, après avoir châtié les tribus thraces qui faisaient souvent des incursions en Macédoine', se prépara à passer en Asie. Fimbria venait de battre Mithridate, de reprendre Pergame , il avait forcé le roi de Pont à se réfugier à Mitylènes' : Mithridate eut alors une entrevue avec Sylla et accepta toutes ses conditions*. Sylla eut ensuite à compter avec son armée qu'exaspérait le traité de paix*, elle aurait voulu continuer la guerre; il la dompta*", et marcha contre Fimbria

' App., 6 c, 1, T7. Liv., cp., 83.

*j App., 6. c, 1,77.

5) App., 6. c, 1, 78. Plut., Pomp.y 5. Zon., 10, 1. Liv., ep., 83. Vell., 2, 24. Aur. VicL, Vir. i//., 69.

♦) App., 6. c, 1, 78. Liv , ep., 83. Vell., 2, 24.

^) App., Mithr,, 56. Plut., SulL, 23.

«) App., 3/iMr.,55. Plut., Sw//., 23. Liv., ep., 83. Eutr., 6, 7.

') Liv., ep., 83. App., Mithr,, 52. Plut., Luc., 3. Su//., 23. Aar. Viol., Vtr. i7/., 70. Oros., 6, 2. Memnon., p. 231.

») App., mthr., 56 et seq. Plut., SuU., 24. Luc, 4. Dlo C. fr., iOS B. Liv., ep., 83. Vell., 2, 23. Eulr., 5, 7. Memnon., p. 232.

9) Sall.,Cflr, 11.

*o) Plul.,SM//.,2i.

IVj 1] p. SULPIGIOS RUFUS. TRIOMPHiC DU PARTI DE MAR[US J 53

qui venait de prendre et de détruire liions A l'approche de Sylla, les soldats de Fimbria^ habitués à une licence effrénée*, abandonnèrent leur chef ; Fimbria n'eut plus qu'une ressource, 86 donner la mort*. Son armée se joignit à celle de Sylla. Ce dernier chargea C. Scribonius Curio de rétablir Nicomède et Ariobarzane, puis il adressa un second rapport au sénats

On peut féliciter Sylla d'avoir fait passer les intérêts de Rome avant les intérêts de parti ; en eifet il aurait pu hâter davantage la conclusion de la paix% tandis qu'il ne voulut pas revenir en Italie pour se venger de ses ennemis avant d^avoir rétabli l'ordre et l'autorité de Rome en Asie^ Il organisa la province d'Asie et la partagea^ en quarante-quatre circonscriptions financières' ; aussi peu scrupuleux qu'en Grèce, où il avait confisqué les trésors d'Épidaure, de Delphes et d'Olympie pour frapper de la monnaie % il fit payer à la province comme rançon de sarévolte une somme de 20,000 talents, et exigea en outre le paiement en une seule fois des impôts de cinq ans'^. Il ne s'occupa nullement de réprimer la piraterie*', que favorisait Mithridate et qui était le fléau de l'Asie; il était grand temps pour lui de revenir à Rome.

L'ambassade du sénat avait rencontré Sylla au moment où il allait passer en Asie, ou un peu après son arrivée sur ce continent. Sylla avait répondu qu'il se conformerait à la décision du sénat, à la condition que l'on rappelât les citoyens bannis par Cinna, et que lui-même fût replacé dans la situation où il

•) App., JfiMr., 53. Dio C, fr. 104, 7 B. Strab., 13, 1, 27. Liv., ep.,

83. Obseq., 56. Aur. Vict., Vir, ilL, 70, Gros., 6, 2, August., cfe Cir. d«ï. 3 7.

' «; Diod., 38, 9. 10.

•) App., Mithr,, 50. Plut., Sm//., 25. Diod., 38, 11. Strab., 13, 1, 27. Liv,, ep,, 83. Aur. Vict., Vir. ilL^ 70. Gros., 6, 2.

*; App., Mithr., 60.

\ .\pp., 6. c, 1, 76. Flor., 3, 5, il. Aur. Vict., Vir. ill., 76.

•) Veil., 2, 24.

•) App., Mithr., 61. Flor., 3, 5, 12.

•) Cassiod., a, 670, p. 622 (édit. Morarnsen). Cic, F/acc, 14, 32. ad. 0. frai., i, 1, 11, 33.

») App., Mithr., 54. Diod. 38, 7. Plut., Sw//., 12. Luc, 2.

*•) App., Mithr., 62. Plut., Su//., 25. Luc, 4. CF. Ascon., p. 72. Gic, ad Q.Fr,, 1, 1, 11, 33.

•') App., JfitAr., 63. 92. Cf. Cic, m Verr. accus,, 1, 35.

irifi T.* nissoi.iTiON m: i.a nftr>nii.iyrK [V, 7

(liait quand il avail ijuiltit Itomo; du rcKti'. ajoiita-t-il. uvl-c mes soldais. Je saurni liicii protriri-r Ips ritoycns qui sont ri'slt'ïî à Itoini'. et cenx qui si' snul réfufrit'S anpii-s dt- mai'. Le sénal icçiil cctlf réponse pon tic ti'mps npir» l'assussiiiat do Cinna; il fut loul disposé à se mcltre du rûlt'; do Sylla, et it subir ses condilitms. Mais Oiiho s'y opj)0»<a: lo sénal de son côté attaqua le consul, ot défondit à Caibo de se fairo donmT dt^s otages pav les villes d'Ilulio ranime ^^a;re de leur lidélité*. Le sénat rousenlit rependanl k reronnaître, sur la demande de (ïarbo, le droit de sulTrage aux miuvuaux citoyens dans le sens du la loi 0>rnelia; t'arbci dut alors faire voter une loi Papiri» de uoi-iniim dnirm sitfffagiiK'. Carlio remarqua bientôt qu'il ne pouvail pas faire fonds sur le dévorienient des nouveaux citoyens; il tit rendre alors un sénatusconsultp «lui visait uniquement Sylla : ut omiifx iibiijUf cj-frcilifs dimiUemifur'. Sylla ne paru! pas s'en inquiéter, Carlio reprit les préparatifs d'armement pour combattre Sylla; il présenta aussi une loi Peipiria de Ulierliiionmi mffra>jUs. qui reproduisait la seconde partie de la loi Coraelia, à laquelle lesénat avait dit refuser son approltaliun; en vertu de cette loi, les alTrancbis devaient ôtre répartis entre les trente-cinq tribus '. 11 réussit encore a faire nommer consuls pour 83 deux partisans de Marins : L. Cornélius Scipio Asiaticus, un arrièrepet it-lils du vainqueur d'Antiochus; pendant la guerre sociale, il avait longtemps défendu .V'sernia' : le second consul fut C. Norbanus Bulbua. Je tribun de KiM\ qui avait renversé 0. Scrvilius Ga;pio; poursuivi en dlptmr les violences dont il s'était rendu coupable, il fut accusé du crime delësc-majesté; en 88, pendant la guerre sociale, il était préleur en Sicile'. el avait empêché les Samnites et le.>< Lucaniens de réiiliser leur projet de passer duos nie', Carbo fit proroger ses pou-

•) App., *. c, I, 79. Li?., cp., 8t.

») Lit., «p., 84. Cf. Val. Max., 0. i. 10.

*) Ut., «p., W.

*) LÏT., «p., 84.

>) Lit., tp.. Hi.

•) App., b. c, t, 41.

') Cio., ÎM Verr.accM*., W-k. «. 3. W. 117.

■) Diod., 37, 2.

IN, T. p. SULFlUtS HLKUS. TRIOMPHE DU PAIlll DK MAUirS 157

voîrs {hnpemiîn), et prit la Gaule cisalpÎQC*. On peul imcoie roniplcr parmi les préparalifs de la guerre civile l'élablisscnient (l'une colonie à Capoue*: la proposition fut faite par un •IfS nouveaux Iribuns, M. Junius Brulus.

Au conunencem(*nt de Tannée 83 , celle c[ui vit disparaître la liberté politi«iue d(» Uouio% Sylla revint d'Asie ; il s'étail arrêté quel<|ue temps à Athènes*; il ramenait une armée de 30 à 40,000 honnnt's, «jui lui «Hait entièrement dévouée; il débarqua à Urundisium, et arriva sans obstacle en ('.ampanie où il battit C Norbanus près de Capoue, sur le mont Tifala'; pour la première fois, deux armées composées de citoyens romains venaient de se battre en bataille rangée. Après son départ de llome, Sylla, revêtu de Tautorité proconsulaire, avait séjourné quelque temps dans le sud de l'Italie pour essayer de gagner à sa cause le préteur d'Africjut» C. Fabius Iladrianus; il avait échoué^. A son retour, il vit arriver dans son camp, pour se joindre à lui, Q. Metellus Pius '; ce fut pour son entreprise une excellente chance de succès", car, après tout, il u*avait pour lui ni le iiombn* ni la lé^^alité qui faisaient la force de ses adve^saires^ LN\\emple de Metellus fut suivi par un grand nombre (Toptimates, par M. Licinius Crassus cntr*aulres, qui, après avoir vu égorger son père (»t son frère, s*étail réfugié en Espagne *" ; il fut suivi aussi par d'anciens partisans de Marins, tels que P. Cornélius Cethegus, que Sylla avait fait déclarer ennemi du peuple romain en 88^'. Lo fils de Cn. Pompeius Strabo rendit un plus important service à la cause de Sylla; il recruta dans le Picenum, où son père avait de nombreux clients, une petite armée de trois légi(»ns,

') App.. 6. c, 1, 82. Cic, m Verr. accus., i, 13, 34. ») Cic, deLeg.Agr., 1, 33, 89. 3i, 92. 36, 98. Cf. pm, Unincl., 20, a=S. 5) Cic, Fou/., 3, 6 Nieb.

«) Nep., AU,, 4.

-) Vcll., 2, 24. 25. Liv., ep., 85. Flor., 3, 21, 19. Kutr., 5, 7. Oros., 5, 20. App., b. c, 1, 79. 81. Plut., SuU„ 27. •) App., 6. c., 1,80. Liv., fp., 84. Plut., Crass,. 6. ") App., 6. c, 1, 80. Cf. 84.

-) Die C, fr., 106, 2 B.

») App., 6. c. I, 81-82. Plut., S(i//., 27. '«) Plul., fraw., 6.

••) App., b. c. 1, 80. Sali., IU>(., 1, 48, 20 D. «if. Val. Max.. \\ J, |.

et ramena à Sylla' : il paralysa les efforts de Scipiou et de Garbo, doot l'armée était encore supérieure en nombre à celle de SyllaV

Le consul Scipion vint arrêter la marche de Sylla et de Metellus entre Cales et Teanum. Sylla proposa d'ouvrir des négociations : il voulait, sans doute^ déférant au désir du sénat, montrer qu*il avait sérieusement Tintention de mettre fm à la guerre civile , ou bien se donner le temps de corrompre Tarméc du consul. Les discussions roulèrent sur les changements que Ton devait apporter dans la constitution pour réconcilier les deux partis ; on parla du rôle du sénat, de la tenue des comices, du droit de cité'. Les négociations furent rompues, parce que Ton exigea que Norbanus signât les conventions arrêtées; mais, au moment où Ton allait en venir aux mains, Tarmée de Scipion passa dans le camp de Sylla : elle reprocha au consul d'avoir fait échouer les pourparlers de réconciliation ^ On laissa la liberté à Scipion qui dut abdiquer le consulat; il s'exila volontairement à Marseille où il mourut peu de temps après*. Sylla put alors envoyer Metellus contre Carbo dans le nord de l'Italie; il y envoya aussi Pompée qu'il avait salué du titre d'imperator la première fois qu'il Tavait rencontré ; Sylla voulait faire illusion , en le considérant comme un magistrat régulièrement investi du pouvoir, ce qui n'était pas le cas de Pompée*.

Carbo venait de faire déclarer h Rome Metellus et les autres sénateurs qui s'étaient joints à Sylla, ennemis du peuple romain, Ao5/e5 populi romani"'. On rapporte ce fait que, pendant son séjour à Rome leCapitole fut incendié (6 juillet)*. Nor-

») Plut, Tomp,, 6-7. Diod., 38, 12. 13. App., 6. c, \, 80. Dio C, fr., 107 B. Zon., 10, 1. Liv., ep., 85. Caps., h. Afric, 22. Vell., 2, 29.

•) Cic, (k Leg. maw., 11,30. Phil., 5, 16, 43 et seq, VaU Max., 5, 2, 9. Schol. Gron.. p. 441.

») Cic , P/ii7., 12, 11,27. 13, 1, 2.

*) App., 6. c, 1, 85. Plut., Sm//., 28. Sert., 6. Liv., ep., 85. Vell., 2, 25. Flor.. 3, 21, 19. Eutr., 5, 7. Sali., Hist., 1, 57 D. Exuper, 7.

») Schol. Bob., p. 293. Cic, Sest., 3, 7. Diod., 38, 19.

«) Plut., Pomp., 8.

') App., 6. c, 1, 86. Cf. pour MeUlIus, 1,81.

• Plut., StitI,, 27. App., h, c, I, 86. 83. Dio C, fr., 106, 3 B. Dion..

IV, 7J p. SULPICIUS RUPUS. TRIOMPHE DU PARTI DE MARIUS 159

banus dut aussi faire un séjour à Rome avant de se rendre dans ritalie du nord * : il présida les comices où furent élus les nouveaux magistrats. Les consuls furent Gn. Papirius Carbo» consul pour la troisième fois, et le jeune G. Marins qui n'avait pas encore Tàge exigé par la loi*. Les pouvoirs de Norbanus furent prorogés*. Le nom de Marins suffit pour rallier un grand nombre de vétérans qui avaient servi sous le vieux Marius\ Sylla passa le reste de Tannée dans lltalie méridionale où il organisa ses forces ^ Il négocia avec les alliés, promit de respecter leur droit de cité et de leur reconnaître le droit de suffrage dans les 35 tribus : Sylla approuva donc la loi Papiria de 84. Il ne fit une si grande concession que pour détacher les alliés du parti de Garbo, et les décider à le soutenir^. Dans le nord, on livra des combats qui ne furent pas décisifs ^ ; Sylla réussit encore à semer la trahison dans l'armée de Garbo, et à la désorganiser. Son questeur^ qui devint si tristement célèbre plus tard, G. Verres, s'enfuit auprès de Sylla en emportant la caisse de Tarmée'. Sylla était o^ainienant certain de la victoire; il fixa les jours auxquels ses ennemis auraient à répondre de leur conduite devant les tribunaux de Rome'.

En 82, sous le consulat de Garbo et de Marins, le sénat fut obligé de faire fondre les ornements des temples pour payer la solde de Tarmée qui soutenait le parti de Marius ^^. Après un hiver rigoureux, les opérations militaires furent reprises : C. Marius fut battu à Sacriport , et dut se réfugier dans Pré-

4. 62. Cic, m Verr. acais., 4, 31, 69. Cat., 3, 4, 9. Tac, Hist,, 3, 72. Plin., n. h., 33, 1, 5, 16. Cassiod., «, 671, p. 622 (édit. Mommsen).

*) Liv., ep„ 86. Vell., 2, 26. Aur. Vict., Vir. ilL, 68. App., b. c, 1, 87. Cf. SalJ., Hisi, 1, 24D.

') App., h. c, 1, 90.

•; Diod., 38, 15.

'; App., 6. C, I, 86,

*; Liv., fp., 86. Cf. Exuper., 5.

\ Plut., Su//., 27. Liv., ep., 85.

•') Cic., m Verr. accus,, 1, 12, 34 et seq., 1, 4, 11, 1, 30, 77. 3, 76, 177. Ps. Ascon., p. 129. 158. 168. Schol. Gron. p. 387. 390.

•) Liv., ep., 86.

«'; Val. Max., 7,6, 4. Cf. Plin., n. h., 33, 1, 5, 16.

ItiO LA DISSOLU l'IU.N UE LA IIËPUKLIIJI^K [1^ ■ ~

itestc. A Itom*-, li- préteur L. Jimiu» Brulus Duiiiasîppus oxécula un ordre ijuj avait dêjii été cominuuiijué à C. Marius: pondaut uiiu séauce du sénat, il lit é},'oi'ger los optimales les plus en vue : C. Papiiius Carbo Arvlna, qui, -quoique roiisin du consul, défendait li- parti des nobles ; L. Domîlius Ahenobarbus, qui après avoir été un prétour sûvèi-o vn Sicile*, était ilevenu consul en yifl'. Anlistius, beaii-père <lu jeunu Td. l'ompéc, et enfin le vénérable 0- Mucius Seévola, consulaire el grand pontife'. Ci' hirent les dernières exécutions faites par les successeurs de Marius : Sylla, laissant la direction du sièffo de l*réaeste' à son lieutenant Q. Lucretius Ofella (un ancien partisan de Marius", rallié à sa cause), entra eulindaDs Rome. Il ne dut pas y faire un long séjour: (larbo et Norbanus. vainqueurs de Melellus el de i'onipée% parce que leur armée était plus nombreuse, venaient secourir Préneste : il fallut les arrêter el les battre. Poudunt les queliiues instants passés à Rome, Sylla eut le temps de faire décréter la vente des biens appartenant aux partisans de Marius qui avaient quille la ville : il convoqua aussi une assemblée, et barangua le peuple pour le gagner à sa cause".

Sylla marcba vers le nord et livra à Carbo la bataille inil<-cise de Clusium'. Grâce au zèle déployé par Melellus, Pompée, M. Licinius Crassus, P. Servilius , M. Lucullus', la campagne fut malheureuse ponr le parti de Marius ; Carbo. perdant tout espoir de sauver Préneste, abandonna son armée, -et s'enfuit en Afrique'": Norbanus, trabi ii Ariminum, par

•) App., 6.1-., 1, «7. Plut., ShH., -'S. Liï., .j>..87. Fior.,3. -M, 23. Aur. Viùt., ViV. iH., 68. Oros., 5. 50.

•) Cic, in Verr. acem., 5, 3, 7. Val. Max., li, ;i, .').

•) App., b.c., 1, 88. Vell., a, *.*6. Lii-., gi.. 8C.. flor., :). ■.'). -,'0. Oros.. 5,20, Oc., Brut., «1, 311. df Or,. 3,3. to. .Yd/. liror., 3, ;{■,', W. odFxui., 9, -21,3 Diofl., 38,80. Plut.. Pump,, 'J. Vul, .Max., ■,», ■', 3.

*) Vell., 2, 27.

•) App., 6. r„i, 88. Dio C, fr., 108 B.

•) App., 6. c, i, 87. 88.

') App., 6. t., 1. Hî>. Liv., -jt., 87. lïutr., .'>, 8.

■) App.. 6. r.. I. H».

•) App., 6. f., i,894«. Plut.. SulL, 2». tV,!".. lî.Liv., r/,.. «7. 88. Ve!l.. 2, 28, Oroi.. 5, JO.

'•> Ap|>., '•- f-, i, it2. Plot., Siill.. Jti. Kuir , .'>, 8. Sali.. Itixt., 1, j» b.

IV, 7] p. SULPICIUS RUFUS. TRIOMPHE DU PARTI DE MARIUS 161

P. Tiillius Albinovanus *, gagna Rhodes'; quand Sylla exigea des Rhodiens qu'il lui fût livré, Norbanus se donna la mort'. Pendant ce temps, Pontius Télésinus, M. Lamponius et Gutta amenèrent une armée de Lucaniens et de Samnites au secours de Préneste*; Sylla les éloigna de Prénesle; alors ils marchèrent droit sur Rome; sous les murs de Rome, ils firent leur jonction avec les derniers détachements de Tarmée de Carbô, commandés par L. Junius Brutus Damasippus, G. Albius Garrinas et Marcius\ Sans M. Licinius Grassus, qui, avec Taîle droite de l'armée syllanicnne, repoussa les Italiens jusqu'à Aotcmnœ, Sylla n'aurait pu arriver à temps pour sauver Rome vouée à la destruction par les Samnites, et la sanglante bataille livrée le 1" novembre devant la porte Golline, lui aurait fait perdre le fruit de tous ses efforts et de ses patientes négociations*.

Le parti de Marius était définitivement vaincu, et avec lui venaient de succomber les derniers défenseurs de l'indépendance italienne. Sylla, avec son armée victorieuse, maintenant sans rival, chef unique et incontesté des Optimales, pouvait se faire nommer dictateur; il pouvait même substituer à la république la forme monarchique, avec l'appui du peuple, mùr pour la servitude. Sylla n'en fit rien; il préféra sans doute consacrer les dernières années de sa vie politique à poursuivre dans des négociations délicates, la réalisation d'une réforme qu'il aurait pu accomplir brutalement en profitant de sa victoire maintenant complète sur ses ennemis; il préféra aussi s'adonner librement aux plaisirs, plutôt que de s'imposer les fatigues d'une révolution monarchique; ou plutôt son ambition fut contenue par le respect des traditions conservatrices de la politique des nobles. Il se contenta du titre de dictateur, et employa son autorité absolue à discipliner les optimales, et à leur assurer la direction du gouvernement.

') Ps. Ascon., p. 168.

*) App., 6. c, 1,91.

') App., 6. r., i,91. Liv., ep., 89.

*) App., 6. c, 1, 90.

•) App., 6. c, 1,92.,

•) App., 6. c, 1, 93. Plut., S«//.,29. 30. Crass., 6. Liv., ep., 88. Vell., 2, 27. Flor., 3, 21, 23. Oros., 5, 20. Eutr., 5, 8. Aur. Viol., Vir. i7/., 75.

Il 11

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