‹ Histoire intérieure de Rome jusqu'à la bataille d'ActiumChapitre 48 sur 187 · US · texte numérisé non relu

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tu. Vit., 16, S8. SchoL Bob., p. 324.

")I>loC.,39, 18.

l\\ 15] LES COMMENCEMENTS DE l'aNAHCBIE 353

eu 57* ; comptant sur l'appui de César et de Pompée, il s'était logé dans la maison de Pompée*. Au moment où l'on discutait la question de Tannono', le sériât avait décidé que le consul Lcntulus Spinther, chargé de la Cilicie, irait rétablir Ptolémée sur son trône*. Il parait que Crassus se prononça contre le rétablissement de Ptolémée '^l Cicéron saisit l'occasion de témoigner sa reconnaissance à Lentulus; il prononça alors le discours de Alexandrino rege^ ^ aujourd'hui perdu; nous savons qu'il y était question d'une guerre*' à engager contre les habitants d'Alexandrie; par conséquent ce discours dut être prononcé à l'époque dont nous parlons, et non après la conférence de Lucques. Quand on connut la résolution du sénat, une députation d'habitants d'Alexandrie vint à Rome pour essayer d'empêcher l'exéculion de la décision prise ; Ptolémée alla trouver les délégués, il gagna les uns à prix d'or, il fit égorger les autres*. On savait que plusieurs sénateurs s'étaient vendus à Ptolémée'; M. Favonius, devenu le chef de l'opposition dirigée contre Pompée, depuis le départ de M. Caton''*, porta l'affaire au sénat, mais n'obtint rien**; Lentulus Spinther, très ambitieux — il en donna une preuve en faisant donner l'augurât à son fils encore très jeune", — s'opposa à ce que la question fût de nouveau mise en discussion. Ce fut encore dans Tintérèt de Lentulus que Cicéron entreprit la défense de P. Asicius^'; Asicins était

'} Dio C, 39, 12. Strab.. 17, 1, 11, Cic, hab. Post.,2, 4. Cœl., 8, 18. 1-iv., ep., 104. Plut., Cat, min.y 35.

») Dio C, 39, 12.

') Cf. Plut., Pomp., 49.

*) Dio C, 39, 12. Cic, Fam., 1, 1, 3. Pis., 21, 50. Rab. Post ,3, 6. 8, 21. Schol. Bob., p. 313. Plut., Pomp.y 49.

') Cf. Schol. Bob., p. 349 et seq.

*] Cic, Fragm., p. 952. Halm.

^] Scbol. Bob., p. 351.

*) Dio C, 30, 13. Cic, Har. resp., 16, 34.

*) Gin., ita6. Pat., 2, 4. 3, 6. Fam., 1, 1, f .

'•) Cic, AU., 4, 1, 7. Cf. ad Q. fr,, 2, 3, 2.

*0 Dio C, 39, 14. Cie., Font., 1, 1, 4.

'0 Dio C, 39, 17. CL, Cic, Sest., 69, 144. Fam. 7, 26, 2. Schol. Bob. ^313.

*■; de, CM., 10, 23. 21, 51 et seq. Cf. Tac, Dial., 21.

35i LA DISSOLUTION DE LA RÉPUBLIQUE [IV, 15

accusé d'avoir mis à mort Dion, lo plas illustre des ambassadeurs alexandrins*.

Un des nouveaux tribuns, C. Porcius Caton, prit parti dès son entrée en charge contre Ptolémée et Lentulus'; il n*avait pas en vue la défense des intérêts de Pompée, il agissait au nom de ceux qui s'opposaient au rétablissement de Ptolémée; il devait être l'instrument de Crassus qui visait surtout Pompée\ Pompée était absent*, aussi Ptolémée* qui s'était rendu à Ephèse*; Ammonius qui le représentait à Rome essaya de gagner les sénateurs et de faire confier à Pompée la conduite de la campagne pour le rétablissement de Ptolémée \ Au commencement de janvier 56 il arriva ceci : à la suite de certains prodiges on consulta les livres sibyllins; ils donnèrent une réponse favorable au parti de Caton. Rome devait entretenir des relations d'amitié avec le roi d'Égyple, mais elle ne devait pas recourir aux armes pour le rétablir; sans demander l'autorisation au sénat , C. Caton fit connaître au peuple cette réponse dans une assemblée'.

On discuta Taffaire au sénat en janvier 56 ; on eut bientôt la conviction que Pompée désirait vivement être chargé de Tentreprise; il venait rarement au sénat', et paraissait agir en faveur de Lentulus*^ il n'ambitionnait pas moins l'honneur de ramener Ptolémée en Egypte**. Ceux qui recevaient les confidences de Ptolémée, surent bientôt aussi que Ptolémée préférait Pompée à tout autre**; le tribun A. Plautius lut même dans une assemblée une lettre de Ptolémée où ce dernier l'avouait sans détour*'. La première délibération du sénat

*) Dio C, 39, 14.

•) Feues lella ap. Non. Marc, p. 261 G.

3) (ÀcadiJ. /'r.,2, 3, 3.

*j Cic, ad Q. /'/•., 2, 1, 1.

^) fenes lella op. Non. Marc, p. 261 G.

•', Dio C, 39, 16.

') (lie, Fnm., 1, 1, 1 .

•) Dio C, 39, 15. Schol. Bob., p. 313. Cic, Fdm., 1, 4, 2.

*) Cic, Fmn., \, 7, 3.

»o) Cic, Fam , 1, 1, 2. 1, 2, 3.

«'! Cic, Fam., 1, 1, 3. 1, 2, 3.

«*) Cic, ai Q. fr., 2, 2, 3. Cf. Plut., Pomp,, 49.

*^) DioC, 39, \(j.

IV, 15] LES COMMENCEMENTS DE l' ANARCHIE 355

dont nous puissions certifier, eut lieu le 12 janvier. Ilortensius, Cicéron et M. Lucullus déposèrent une proposition portant que Lentulus rétablirait Ptolémée sans armée; Crassus fut d'avis qu'il fallait en charger trois légats, qui seraient choisis parmi les magistrats ayant des pouvoirs, Pompée pourrait donc en faire partie; M. Bibulus partagea Topinion de CrassuSy mais ajouta qu'il voulait voir choisir les trois légats parmi les citoyens sans emploi ; P. Servilius Yatia Isauricus parla pour conseiller de différer l'entreprise; L. Yolcatius et L. Afranius, s'appuyant sur le rapport fait par le tribun P. Rutilius Lupus, furent d^avis qu'il fallait au contraire remettre l'affaire aux mains de Pompée; les sénateurs du parti pompéien Tappuyërent avec énergie ; mais les ennemis de Pompée ne furent plus même d'avis qu'il fallait y envoyer Lentulus ; ils en voulaient à ce dernier d'avoir fait aboutir la loi qui avait confié l'annone à Pompée \ On continua la discussion le 13 sans résultat; toute la séance fut occupée par les discours de Marcellinus et du tribun L. Caninius Gallus' qui défendait Pompée. On devait en finir dans la séance du 14 : on accepta la première partie de la proposition de Bibulus, portant qu'il serait dangereux pour l'État d'envoyer une armée en Egypte'; on ne put aller plus loin ; il s'éleva une violente discussion sur Tordre des articles à voter entre les consuls et le tribun P. Rutilius Lupus*. Le sénat prit ensuite une décision par laquelle il défendait aux tribuns de porter la question devant le peuple, mais elle ne put avoir de sanction, parce que les tribuns C. Cato et L. Caninius opposèrent leur intercession*. Le 13 janvier, on ne put encore rien trancher; le moment pour l'élection des édiles et des questeurs était arrivé ; en février on devait recevoir les ambassadeurs, on profita de ces circonstances pour renvoyer l'affaire indéfiniment*. C. Cato et L. Caninius avait promis de ne faire aucune

')Cic., Fom., 1, 1, 3.

') Cic, Fam., 1, 2, 1.

*) Cic, ad Q, fr. 2, 2, 3. Cf. Fam., 1, 5 B, 1. 1, 7, 4. DioC, 39, 15.

*)Cic., Fam., 1,2,2. Cf. 1, 1, 3.

») Cic, Fom., 1,2, 4. •

*) Cic, Fam., 1, 4, 1. ad Q. fr., 2, 2, 3. Dio C, 39, 16.

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356 LA DISSOLUTION D£ LA RÉPUBLIQUE [lY, 15

•proposition au peuple avant les comices^; aussitôt après, au commencement de février, ils proposèrent la rogation Porcia^ ot la rogation Caninia. La première demandait que Lentulus fut privé de tout commandement'; la seconde chargeait Pompée de rétablir Ptolémée avec deux licteurs, c*est-à-dire dans lin appareil pacifique^. En avril, les deux propositions n'étaient pas encore votées; Marcellinus refusait de convoquer les comices aux jours où ces assemblées pouvaient se réunir^, et L. Racilius le soutenait dans son opposition^. L'affaire fut reportée au sénat par L. Caninius ; le sénat décida simplement que personne ne serait chargé de rétablir Ptolémée; mais cette résolution n'eut pas encore de caractère légal parce qu'il y eut intercession^. Rien ne pouvait être décidé tant que le peuple n'aurait pas manifesté sa volonté \ En mai, Cicéron fit connaître à Lentulus l'avis- de Pompée ; il. lui donna le conseil d*aller à Alexandrie en vertu du sénatus-consulte qui n'avait pas été rapporté', de maintenir l'ordre dans Alexandrie au moyen de la force armée, et de rétablir ensuite Ptolémée sans se servir de l'armée. Mais Lentulus fut assez avisé pour considérer l'adoption du premier article de la proposition Bibulus comme une condamnation de l'ancien sénatusconsulte ^

Pompée avait pu se convaincre pendant les discussions de janvier qu'il avait peu de sympathie dans le sénat *°; il apprit bientôt que sa réputation était aussi fort compromise auprès du peuple. Clodius était à peine édile qu'il accusa Milon devant le peuple pour actes de violence '^ Cette forme d accusation

*) Cic, Fam., 1, 4, 1.

«) Cic, ad Q. fr., 2, 3, 1. 4. Fam., 1, 5 A, 2. 1, 5 B, 2. Cf. Se$t., 69, 144. Schol. Bob., p. 313.

») Cic., ad Q. fr,, 2, 2, 3. Plut., Fomp. 49. Cf. Cic, Fam., 1, 7, 3; adQ. Ar.,2, 6,5.

♦) Cic, adQ. /r., 2,6, 4.

6) Cic, Fom., 1, 7, 2. ad Q, fr., 2, 6, 5. Plane, 32, 77.

•) Cic, Fam. y 1, 7, 4. Cf. Plut., Pomp., 49.

') DioC.,39, 55. 56.

») Cic, Fam., 1, 7, 4.

•) Cic, Fis., 31, 50.

>»j Cf. Cic, adQ. fr., 2,6,5.

««) Dio C.,39, 18. Cic, SesL, 44, 95. Fa/., 17, 41. Schol. Bob., p. 288.

IV^ IS] LES COMMENCEMENTS DE l'aNARCHIE 357

était surannée*; elle amena des scènes scandaleuses pendant, les trois journées qui furent choisies par Clodius pour Tcnquêle publique ; on craignait que le peuple ne voulût pas recevoir l'accusation , alors C. Cato prépara un décret en verlu duquel Milon serait jugé par un tribunal extraordinaire *. Le premier jour de l'enquête, le 2 février, Clodius dut attaquer tous ceux qui avaient coopéré au retour de Cicéron, surtout Q. Métellus Népos'; M. Clodius Marcellus prit la défense do Milon qui s'était présenté accompagné de Pompée* ; P. Yatinius déposa comme témoin contre Milon'. On reprit Tcnquête le 6 février; dans l'intervalle Clodius avait déployé une grande activité au sénat pour empêcher le partage des attributions enti'e les questeurs et le partage des provinces entre les préteurs* ; il avait même gagné un tribun qui fit opposition quand on voulut approuver la loi curiate pour les préteurs \ Le 6 février, Pompée prit la parole pour défendre Milon; il fut continuellement interrompu, insulté, et put à peine finir son discours. Clodius se leva ensuite ; les partisans de Milon voulurent l'empêcher de parler; mais il réussit à jeter au peuple des questions pleines de haine comme celles-ci : Qui fait mourir le peuple de faim? Qui désire aller à Alexandrie? Et le peuple répondit, Pompée, Pompée! Ce jour-là il y eut un véritable combat entre les partisans de Clodius et ceux de Milon". Les 8 et 9 février le sénat se réunit; on discuta, en présence de Pompée, les incidents qui venaient de se produire, et on conclut que les faits du G février portaient at-

*) Au dernier siècle avant J.-C, nous ne voyons jamais les édiles produire d'accusation devant le peuple ; les procès qu'ils auraient pu faire, relevaient alors de la procédure civile, ou on les jugeait au moyen de tribunaux extraordinaires. Clodius employa l'ancienne formule de la diei dictio^ et fit faire Fenquéte (anquirere pour amb-quirere) contradictoire selon la rt>utunQe ancienne. [N. D. T.]

2) Cic, ad Q. fr., 2, 3, 4.

') Cic, Pam., 5, 3, 1.

*) Cic, adQ. /y-., "2, 3, 1.

5) Cic, VaL, 17, 40. Schol. Bob., p. 324.

«) C\c„ adQ. fr., 2, 3, 1.

') Dio C, 39, 19. Cf. Har. reap., 26, 55.

*) Cic, ad Q. /V-., 2, 3, 2. Fnm., 1, 5, 1. Mil., 15, 40. 25, 68. Ascon., p. 49. DioC, 39, 19. Plut., Pomp., 48. Cf. Cic Sest., 49, 104.

358 LA DISSOLUTION DE LA RÉPUBLIQUE [lY, 15

teinte aux intérêts de TÉtat; pendant les débats C. Caton dirigea contre Pompée des insinuations significatives'; après la séance Pompée fit part de ses impressions à Cicéron : il était persuadé que Tauteur^de ces attaques devait être Crassus ; pour se défendre il allait faire venir des bandes dévouées du Picenum et de la Gaule*. Le 40 février Pompée prît TofFensive et fit adopter par le sénat une résolution énergique : les associations formées par Clodius seraient dissoutes; ceux qui feraient opposition seraient poursuivis en vertu de la loi Plautia de vi'. Le troisième jour de l'enquête, le 17 février, se passa sans incident^. Clodius fixa le jour où le peuple rendrait son jugement, il avait choisi le 7 mai* , un jour faste; en vertu de sa loiClodia, le peuple pouvait ce jour-là rendre la justice. Les deux rogations Porcia de Milone et de Lenlulo furent écartées par Marcellinus et L. Racilius*.

Pompée s'étonnait avec raison de voir sa popularité diminuer; depuis le mois de décembre il travaillait avec la plus grande activité à assurer les approvisionnements \ Il avait envoyé ses lieutenants (parmi eux nous trouvons Q. Cicéron') dans toutes les provinces de l'empire; il fit lui-même de nombreux voyages; il dressa avec beaucoup de soins la liste de ceux qui devaient recevoir du blé gratuitement*. Le travail avait été rendu plus difficile par Sex. Clodius; pendant qu*il était chargé de Tannone, Clodius avait fait incendier les^Edes nympharum ou était déposée la liste des pauvres ; Clodius avait agi ainsi pour avoir T-occasion de dresser une nouvelle liste, plus étendue que Tancienne'^.

Pompée fut profondément affecté de voir le peuple s'éloigner de lui et le sénat lui déclarer la guerre ; tous ces coups lui

•) Cic, ad Q. fr,, 2, 3, 3. Fiwi,, 1,5, 1.

«) Cic, adQ, fr., 2, 3, 4.

3) Cic, adQ. /•r.,2, 3, 5.

*) Cic, adQ. fr.y 2, 3,2.

•) Cic, ad Q. fr., 2, 7.

fi) Cic, ad Q. fr., 2, 6, 4 et seq.

") Plut., Pomp. 50. Zon., 10, 5. App., 6. c, 2, 18.

») Cic, Scaur., 2, 39. ad Q. fr., 2, 2, 1. 2, 6, 2. Vam., 1, 9, 9.

•) DioC.,39, 24.

*o) Cic, Cap/., 32, 78. Mil., 27, 73. Parad.. 4, 2, 31.

IV, 15] LES COMMENCEMENTS DE l' ANARCHIE 3«59

venaient de Crassus*. 11 comprît qu'il ne pouvait compter sur personne, pas même sur Cicéron. Aussi, sur les conseils de Vatinius et de Clodius, M. Tullius Albinovanus attaqua P, Ses- IÎU8 le 10 février, en vertu de la loi Plautia de vi^ Le lendemain Cicéron défendit L. Calpurnius Bestia accusé d'avoir employé la brigue pour arriver à la préture^; il profita de Toccasion pour faire une allusion bienveillante à TafTaire de Scstius^. Quand le procès de Sostius arriva en mars au tribunal du préteur M. ^Ëmilius Scaurus% Hortensius, Grassus etc. Licinius Galvus, fils de G. Licinius Macer, parlèrent en sa faveur*; puis Cicéron prononça son fameux pro Sestio, où s'étale son orgueil. Dans ce discours ce qui déplut à Pompée^ ce ne fut pas la défense de Sestius, puisque Pompée était venu témoigner en faveur de l'accusé'; ce ne fut pas non plus la manière dont Cicéron parla de son exil et de son retour; ce qui blessa Pompée, ce fut Taccusation lancée contre Vatinius au moment de l'interrogatoire, contre Vatinius qui avait tant travaillé pour faire voter les lois Juliae et faire approuver les actes de Pompée*.

Sestius fut acquitté le 11 ou le H mars à l'unanimité'; un pareil succès donna tant de confiance au parti sénatorial qu'il osa reparler du partage de l'agcr companus. Au mois de décembre de l'année précédente le tribun P. Rutilius Lupus avait soulevé la question au sénat, et en avait profité pour attaquer César et Pompée; mais il n'avait rien proposé, et Marcellinus, alors consul désigné, avait déclaré qu'il n'était pas convenable de délibérer sur ce sujet en l'absence de Pompée*". Le 5 avril il fallut compter à Pompée 40 millions de sesterces pour les dépenses del'annone ; à ce sujet on rappela la perte qu'avait

') Cic, ad Q. fr., 2, 3, 4. Cf., 2. 6, 5.

») Cic, ad Q. fr., 2, 3, 5. Vol., 1, 3. 17, 41. Schol. Bob., p. 292.

'\ Cic, CxL, 11, 26. Fhil, 11, 5, 11.

*) Cic, ad Q. fr,, 2, 3, 6.

*)Cic, Sw(., 47, 101.54, 116.

*: Cic, Sesl., 2, 3. Schol. Bob., p. 292. Cf. Cic, odQ. /V.,-2, 4, 1.

') Cic, Fam., 1, 9, 7.

') Cic, adQ. fr., 2, 4, 1. Fam., 1, 9, 7.

•î Cic, «d 0. A"., 2, 4, 1.

'Kic, adO. ^-.,2, 1,1.

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subie le trésor par suite de Taliéuation de Tager campanus ' ; sur la demande de Gicéron, on mit la question à Tordre du jour du 15 mai, on devait la traiter à fond'. On attaquait donc un des actes de 59 qui tenait le plus au cœur de Pompée, parce que ses soldats avaient trouvé là une riche récompense ; il se décida à mettre à exécution un projet formé depuis longtemps : avoir une entrevue avec César pour discuter avec lui les questions générales de la politique romaine. Le moment n'était pas trop favorable pour Pompée; au moment où il marchait d'accord avec le sénat, il avait laissé entrevoir le dépit que lui causaient les victoires de César, et même avait laissé comprendre qu'il serait heureux de le voir remplacé'; en ce moment même Pompée était brouillé de plus en plus avec le sénat; le sénat lui donnait une nouvelle preuve de ses dispositions on acquittant Sex. Clodius ; Milon l'avait poursuivi pour actes de violence et la culpabilité n'était pas douteuse \ Brouillé avec Crassus, Pompée comprit qu'il ne pouvait plus tenir tète à l'anarchie. A ce moment, d'ailleurs. César était Tobjct de rogations qui ne nous sont pas connues; Cicéron les qualifie de monstrueuses (mow5/ra)', Marcellinus les fil écarter comme il avait fait de celles de C. Porcins Cato.

•) Cic, adO. /y-.,2,5, 1.

*) Cic, Pam., 1, 9, 8.

») Dio C , 39, 15.

♦) Cic, ad Q. /V., 2, 6, G. Cxi., 32, 78.

^) Cic, ad Q. fr„ 2, 6, 5.

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