‹ Histoire intérieure de Rome jusqu'a la bataille d'Actium. Tirée des Roemische Alterhümer de L. Lange (volume 2)Chapitre 47 sur 82 · III, 3] EXTENSION DE L.\ DOMINATION ROMAINE · texte numérisé non relu

III, 3] EXTENSION DE L.\ DOMINATION ROMAINE

losVolsques (395); cette place fut reperdue d'ailleurs dès 393 '. La réoccupation de Vélitres en 404 et de Circeii en 393, signalée plus haut, dut ég'alement être inspirée par l'intérêt romain.

La préoccupation exclusive de l'intérêt romain est évidente encore pour la fondation de quatre colonies, installées dans les années qui suivirent l'incendio de Rome par les Gaulois ; la puissance romaine paraissant affaiblie, les membres primitifs de la confédération latine, et avec eux Circeii et Yélitres' , essayèrent de se dérober à l'hégémonie romaine qui leur devenait pesante \ Des quatre colonies dont nous parlons , Satricum, créée en 385 *, et Setia en 382% étaient situées chez les Yolsques; Sutrium, colonisé en 383^ et Nepet, qui l'avait été la même année ou en 373% se trouvaient dans l'Elrurie méridionale. Satricum fut perdu dès 381 * ; vers la même époque environ Vélitres perdit le caractère de colonie latine % Circeii redevint fidèle à Rome.

La tendance de la confédération latine, après la destruction de Rome par les Gaulois, ne se manifesta pas par une insurrection ouverte de la confédération, mais par la défection de cités isolées. L'étendue de laconfédérationest, selon Mommsen, et nous acceptons volontiers son hypothèse, précisée par le texle de Donys '° rapporté à l'année 498 ; il énumère trente peuples. Même dans les cités restées fidèles officiellement, des individus s'enrôlèrent dans les armées des ennemis de Rome", et l'on mit de plus en plus de mauvaise volonté à fournir le contingent militaire dû aux Romains '-.

Appuyée sur les colonies de Signia, Circeii, Cora, Norba,

') Li\^, 5, 29.

2) Liv., 6, 13, 17 et 21. Diod., 14, 102.

^) Liv., 6,2. Plut., Cam., 33.

M Liv., 6, Set 16.

5) Vell , 1, 14. Liv., 6, 30.

*■') Vell., l. cit. Liv., 6,9.

^) Liv., 6, 21. Vell., /. cit.

8) Liv., 6, 22 et 33.

9) Liv., 6, 42. I. L. A. p. 285.

•0) Dion., 5, 61.

'») Liv., 6, 10 et 13.

12) Liv., 7, 12.

298 LE aOTIVERNEMEXT DE LV NOBLESSE [III, 3

Ardea, Setia, Sulrium et Ncpct, restées fidèles dans leur ensemble ', Rome réussit h faire face aux difficultés do la situation. Elle sut diviser les intérêts des Latins peu disposés déjà à se mettre d'accord; ainsi le droit de cité complet (c/ivVr/.s cum mffrafjio) fut octroyé à Tmculum peu après 381 ', probablement lors du cens de 377 ; les cités qui avaient osé engager ouvertement la lutte furent vaincues une à une^. Quand Rome au début de notre période, en 3o8 selon Tite-Livc, un peu plus tôt selon Polybe, renouvela l'alliance avec la confédération latine', elle stipula, sans aucun doute, des conditions moins favorables pour celle-ci que les précédentes. Les villes latines conservèrent le droit de se réunir pour les actes collectifs à la source de leur déesse locale Ferentina [ad caput Ferentinx") ; mais on ne leur rendit certainement pas le droit de guerre ^ Il est absurde de supposer, commele fait Scbwegler, qu'on leur ait donné à ce moment le droit de commander l'armée, alternant avec celui des Romains; au contraire, on peut regarder comme certain qu'elles furent alors astreintes une fois pour toutes à fournir dans les guerres un contingent égal à celui de Rome ^

Le traité renouvelé put être appelé traité d'égalité [fœdua œqmnn), les Latins n'en sentaient pas moins fort bien que sous cette égalité apparente se cachait une sujétion efîective*- La consolidation des possessions romaines au sud du Latium est attestée par la création de deux nouvelles tribus Pomptina et Pobliiia, créées au cens de 358 ^

Cette forme de la sujétion, appliquée également aux Berniques vaincus aussi en 358 "\ n'aurait pu l'être à d'autres peuplades que n'unissait pas au peuple romain une parenté de

1) Liv., 8.

2) Liv., 6, 25, 26, 33 et 36. 8, 14; Dion., .14, 6, 9, éd. Kiessl. Plut., Cam., 38. Val. Max., 7, 3; exf.,9. Cic, Plmir ,8, 19.

3) Liv., 6, 32 et 33.

4) Liv., 7, 12. 8,2. Polvb., 2, 18.

=••) Liv., 7, 25. 8, 3.

•^j Liv., 8, 4, et quoiqu'il dise ailleurs : 8, 2. ') Liv., 7, 25. 8,4, 6 et 8.

8) Liv., 8, 4.

9) Liv., 7, 15.

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