‹ Histoire intérieure de Rome jusqu'a la bataille d'Actium. Tirée des Roemische Alterhümer de L. Lange (volume 2)Chapitre 55 sur 82 · III, 8] SECONDE GUERRE PITNIOUE · texte numérisé non relu

III, 8] SECONDE GUERRE PITNIOUE

dans une assemblée do la plèbe'; la nolilesso aurait pu sans consulte'r le peuple envoyer un général éprouvé déjà muni de Yimpemnn .

Lorsqu'en 210 il fallut statuer sur le sort des Campaniens, qui avaient fait défection et que l'on avait soumis, la noblesse prouva son respect pour les précédents qui donnaient au peuple le droit d'être consulté en pareil cas; elle fit remettre au sénat la décision par un plébiscite [plebiscitinn Atiliumy.

Le sénat fit à la souveraineté du peuple des concessions plus complètes encore en laissant les comices tributes, éventuellement l'assemblée de la plèbe, désigner les personnes qu'elle désirait voir élire dictateur et maître delà cavalerie en comices centuriates (210). Ceci provoqua même un conflit entre le sénat et le consul M, Valerius Lœvinus'. De même en 209, pour l'élection du grand curion, sacerdoce essentiellement patricien, le sénat consentit, malgré les réclamations des patriciens, à laisser choisir le plébéien C. Mamilius Atellus, seul candidat probablement^ La même année, il demanda le consentement du peuple pour affermer les revenus [vectigalià) de la Campanie (agpr Crnnpron/s)"'; enfin, en 208, nous ne savons pour quelles raisons, il le consulta exceptionnellement sur la prorogation de Yimperiiim d'un ou deux anciens préteurs".

Une acquisition plus importante pour affermir le sentiment de la souveraineté populaire fut l'abandon aux comices tributes de la désig-nation des vingt-quatre tribuns militaires des quatre légions consulaires (207) ^ On stipula probablement que quatorze seulement seraient pris dans la classe des citoyens qui servaient à cheval, le reste parmi les piétons\ Comme il fallait, pour arriver au tribunat militaire, cinq et parfois dix ans de services, et que ce grade était le point culminant de la

1) Liv., 26, 2.

2) Liv., 26, 33 et 34.

3) Liv., 27, 5. Plut., Marcel!., 25.

'') Liv., 27, 8. 41, 21.

") Liv., 27, 11; cf. 27, 3.

«) Liv.. 27,28.

') Liv., 27, 36.

^) Polyb., 6, 19,

carrière militaire, c'élail de la part de la nol)losso une preuve qu'elle ne voulait nullement écarter des fonctions supérieures les citoyens vraiment méritants, fussent-ils nés dans une condition inférieure '.

Il n'en est pas moins vrai que, malgré ou plutôt à cause de la concorde rétablie entre les ordres, les hautes fonctions étaient de plus en plus un privilège de la noblesse. La condescendance dupeupleellasuspension duplébiscite de 342 habituaient l'aristocratie à voir les élections consulaires tourner au gré de ses désirs. Les causes en sont faciles à voir : ce sont la situation du président des comices, l'influence des classes supérieures sur l'opinion populaire-, la fréquentation assez limitée des comices par les citoyens pourvus du droit de vote". En 215, M. Claudius Marcellus, alors populaire, fut désigné pour remplacer le consul patricien L. Postumius Albinus, tué en Gaule'*; son collègue étant déjà un plébéien, la noblesse désira et obtint son abdication pour vice de forme [vitio creatus); Q. Fabius Maximus fut élu sans opposition fisa place, quoique le désir manifesté par la noblesse fût en réalité d'empêcher deux plébéiens d'être consuls à la fois; l'on eût pu facilement trouver à sa réclamation un sens hostile au peuple. Q. Fabius, présidant au vote pour l'année 213 obtint que la centurie prérogative retirât son vote*"; il fut alors élu lui-même avec Marcellus, choix certainement conforme à l'intérêt public. Do même, T. Manlius Torquatus, par le discours qu'il tint aux comices pour refuser l'élection au consulat pour l'année 210 qu'ils lui offraient, décida la centurie prérogative à changer son vote dans un sens conforme aux volontés de la noblesse et à désigner M. Claudius Marcellus et M. Valerius La?.vinus\ Le dictateur Q. Fulvius Flaccus, qui présidait au vote en 209, fut assez fort pour faire prévaloir contre l'opposition de deux

') Cf. Cic, Cluent., 40, Itl.

2) Liv., 28, 19.

3) Liv., 28, 38.

*) Liv., 23, 24.

-) Liv., 23, 31. Plut., MarcelL, 12.

«j Liv., 24, 7 et 9.

■) Liv., 26, 22.

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tribuns appuyée d'un sénatus-consulte, le vole de la cenlurio prérogative qui l'avait désigné avec Q. Fabius'. Le choix de M. Livius, candidat impopulaire, à côté de G. Claudius Nero (pour 207) fut l'œuvre du sénat; il aurait pu très facilement faire élire deux patriciens malgré l'usage et le texte de la loi Licinia; il préféra maintenir la concorde au sein de la noblesse'.

On voit que les habitudes avec lesquelles le peuple avait voulu rompre par l'élection de G. Terentius Yarro", avaient persisté, s'étaient mêmes fortifiées. Après la bataille deGannes, commence le temps où, dit Salluste, nobilitas consulatum inter se per manus tradebai''.

Depuis ce moment jusqu^à la période révolutionnaire, les hommes nouveaux n'ont plus été élus au consulat que par des votes d'opposition ^ Quant aux autres emplois l'intluence de la noblesse ne prévalait pas d'une manière aussi exclusive; mais delapratique suivie par les jeunesuobles dans leur propre intérêt, il se forma une règle à laquelle on dérogea rarement", pour l'occupation successive de la série des magistratures. Celte pratique [certus ordo) n'est pas en soi blâmable, mais, combinée avec les dépenses de l'édilité ' que seuls les riches pouvaient faire, elle rendit ttès difficile aux hommes sortis du peuple de suivre la carrière publique, même après qu'on eut laissé au peuple le choix des tribuns légionnaires. Bref, non seulement le cercle des familles appelées à gouverner ne s'élargit pas assez, mais la gestion presque exclusive du consulat par les membres des familles les plus considérées de la noblesse conduisait évidemment à l'olig'archie.

Cette évolution fut favorisée par la force des événements et par la modification introduite par Fabius et Marcellus dans les conditions de la prorogation de Vimperiirm, qui élevèrent la

1) Liv., 27, 6.

2) Liv., 27, 34.

3) Liv., 22, 34 et seq.

4) Sali., Jug., 63.

-) Sali., Jug.. 73. Cic, Leg. agr., 2, 2, 3.

6) Liv., 25, 2 et 41. 27, 6. 32, 7. Plut., Flam., 2.

■') Cf. Liv.. 25, 2.

considération du S(5nat an plus haut dogro qu'elle ail jamais atteinte ^ Ce ne sont pas les consuls dont les pouvoirs duraient peu, c'est le sénat guidé par les personnages les plus influents de la noblesse, qui arrêtait le plan des opérations militaires et en surveillait l'exécution. 11 disposait en maître, malgré quelques recours au peuple souverain, de la répartition des champs d'opérations avant 214% et surtout après ^ Le sénat méritait cette souveraineté de fait, par l'énergie réfléchie dont il fil preuve presque constamment, à l'heure du danger. On ne saurait contester qu'il ait pris quelques mesures fâcheuses, comme l'envoi du centurion M. Centenius Penula à la tête de ■huit mille hommes; il trouva une triste fin, la chose était à prévoir'*. Mais, en général, on ne saurait trop admirer la perspicacité dont fit preuve un corps qui avait autant de têtes que la noblesse, pour discerner le nécessaire et l'exécuter. Un gouvernement qui témoigna en face d'Hannibal campé sous les murs de Rome d'une énergie assez confiante dans le succès" pour vendre aussi cher qu'en temps de paix le champ où il avait planté sa tente et qui n'hésita pas à envoyer en Espagne le contingent levé pour en renforcer les légions, un tel gouvernement méritait le pouvoir^ En deux mots, le sénat était digne de la confiance du peuple, c#>nfiance prouvée surtout par ceci que, tandis que jusqu'alors les conflits entre les magistrats et le sénat étaient vidés devant le peuple, maintenant on remettait au sénat le soin de trancher les conflits survenus entre les magistrats et le peuple''. Cependant cette toute-puissance du sénat avait un grand danger; le petit nombre des coryphées de cette assemblée faisait dégénérer son gouvernement en oligarchie. Plus grandissait la considération du sénat, plus le consulat qui maintenant ne se rebellait que rarement et

1) Polyb., 6, 15 et 51.

2) Liv., 21, 17. 22, 22 et 34. 23, 25.

3) Liv., 24, 10 et 44. 25, 3 et 41. 26, 1 et 28, 27, 7, 22 et 35. 28, dO et 45. 29, 13. 30, d, 27 et 41.

*) Liv., 25, 19.

^) Liv., 26, 9 et 10.

«) Liv., 26, 11. Zon., 9, 6.

") Liv., 27, 6 et 8. 30, 40. 32, 7 et 28.

m. 8] SECONDE GUERRE PUNIQUE 427

sans succès' contre lui, on était réduit, soit à intorpréter à son gré les conseils des sénateurs', soit à leur servir d'instrument, plus aussi croissait la situation des familles dont les membres dominaient l'Etat.

Une conséquence des tendances oligarchiques qui s'accentuaient se fit aussitôt sentir. Avec deux consuls, deux ou trois préteurs et les proconsuls et propréteurs qu'il était facile de désigner parmi les magistrats de l'année ou des années antérieures, on suffisait largement aux besoins de la guerre, quoique jamais jusqu'alors on ne l'eût faite sur autant de théâtres à la fois ; on abandonna donc la dictature dont on n'avait plus besoin ni contre la résistance des consuls, ni contre la mauvaise volonté de la plèbe, et que la concentration des pouvoirs aux mains de l'oligarchie sénatoriale eut pu rendre dangereuse ' ; sans l'abolir, on la laissa tomber en désuétude. Depuis A. Atilius Calatinus (249) il y a encore ou deux dictateurs nommés pour la direction générale des affaires [rpî f/enindse causa), Q. Fabius Maximus après la bataille de Trasimène (217) ^^ et C. Junius Pera après celle de Cannes (216). Il se peut que la loi Metilia de. sequando jure magistri equitum et dictatoris, ait par son caractère démagogique contribué à rendre la noblesse défavorable à la dictature ; mais on ne peut dire que le parti populaire ait ruiné la dictature malgré la noblesse. On nomma encore plusieurs fois des dictateurs pour présider aux élections {comitiorwn hahendorum causa) " afin de ne pas interrompre l'action des consuls sur le théâtre des hostilités. Mais cette mesure ayant provoqué, à l'occasion, des rivalités entre le sénat et le consul, le dictateur elles tribuns^ rivalités qui nuisaient à la considération du gouvernement % le dictateur nommé en 202, Servilius Geminus'' fut le dernier avant Sulla\

') Liv., 27, 5.

'-) Liv., 26, 16. Val. Max., 3, 8, 1.

3) Cf. Polyb., 3, 87.

*) Liv., 22,8 et 11.

5) Liv., 25, 2. 27, 5, 29 et 33. 28, 9. 29, 10 et 11. 30, 24, 26 et 39.

<■>) Liv., 27, 5 et 6. Plut., MarcelL, 25.

8) Vell., 2, -28.

La noblesse, qui laissait tomber la dictaliire, ne soupçonnait guère que les proconsulats développés à ce moment, donnant une autorité aussi illiniilée en dehors de Rome que pouvait l'être l'autorité dictatoriale, préparaient la puissance qui ruinerait l'olig-archie alors on formation. L'n signe avant-coureur du danger créé par l'existence d'armées proconsulaires dans des provinces éloignées de Rome, fut Télection du chevalier Marcius à l'armée d'Espagne; privée de ses chefs par la mort dos deux Scipions, elle se réunit en comices militaires et élut propréteur/ ce chevalier, d'ailleurs méritant et loyal; le Sénat naturellement ne reconnut pas cette élection'.

L'atTermisscment du pouvoir dos nobles au moment du danger ne combla pas le fossé ouvort entre la noblesse et le peuple même avant la guerre ; il fut plutôt élargi. Beaucoup de nobles survivants de l'époque do Flaminius n'avaient rien appris ni rien oublié, au contraire de Q. Fabius et de M. Claudius Marcellus; ce dernier se contentait d'ailleurs d'être un vaillant général et de maintenir une discipline sévère, sans se mêler aux débats de politique intérieure. Tels n'étaient pas T. Manlius ïorquatus, consul en 235 et en 22i^ ni Livius, consul en 219 condamné pour ce consulat, dans la première année de la guerre.

Le premier nous apparaît comme un représentant intraitable de la politique traditionelle de la noblesse aussi bien dans son vote sur les prisonniers de guerre', que dans ses mesures contre les Latins qui séjournaient à Rome'. Il fallut sa haine contre MarcoUus, pour qu'il appuyât la politique de clémence contre les Sy racu sains '^. En 211, il refusa le consulat que lui offrait la centurie prérogative avec cette remarque : neque ei/o vestros mores consul ferre potero, neque vos imperium meum ^ C'est donc à bon droit que les censeurs de 209, lorsqu'ils désignèrent le prince du 'Sénai [prlnceps Se?iat us) le ran-

») Liv., 22, 60.

*) Liv., 23, 22. Val. Max., 6, 4, 1.

^) Liv., 26, 32.

6) Liv., 26, 22. Val. Max., G, 4, t. Zon., 0, G.

111, 8] SECONDE (;LEKHE PUNIOUE i29

gèrent après Fabius; ce dernier était déjà en fait depuis de longues années le véritable cbef du Sénat et méritait de l'être officiellement par son attitude vis-à-vis du peuple et parce qu'il était toujours prêt à se mettre au service de l'Etat '.

M. Livius, depuis sa condamnation, avait abandonné complètement la vie publique, en homme exaspéré; il fut rappelé à Rome en 210 parles consuls Marcellus et Laevinus et admis parles censeurs à prendre part aux délibérations du Sénat'. Elu consul en 207, par l'influence de la no-blessc, et averti par Fabius d'être aussi prudent que possible dans la conduite de la guerre, il déclara qu'il livrerait bataille le plus tôt qu'il j)Ourrait, parce que la victoire lui vaudrait une grande renommée; quant à la défaite, un désastre infligé aux citoyens lui procurerait une joie peu noble sans doute, mais bien justiflée ''. Ces sentiments hautains et amers étaient connus du peuple ; son attitude le prouva au jour du triomphe de Livius'. Néanmoins celui-ci les conserva lors de sa censure en 204. Il déclara que tous les citoyens, à l'exception de la tribu Ma^cia qui ne l'avail pas condamné en 219, méritaient d'être dégradés au rang Aescerarii, pour l'avoir d'abord condamné pendant son consulat, puis réélu. Quand il établit l'impôt sur le sel, qui lui valut le surnom de salinator, il maltraita particulièrement les tribus qu'il détestait le plus \

Les jeunes nobles arrivés à l'âge d'homme pondant la guerre témoignaient plus d'égards au peuple, mais de ces égards qui révèlent la condescendance de grands seigneurs. Ils provenaient de l'ambition maladive qui les portait à saisir tous les moyens pour gagner la faveur du peuple et être chargés par lui de jouer un rôle. On ne peut sans doute blâmer le jeune P. Cornélius Scipio, le plus illustre représentant de la jeune génération de la noblesse '^, si après avoir sauvé la vie à son père blessé au Tesin \ et rendu comme tribun militaire d'écla-

0 Liv.,27, 11. I. L. A., p. 288.

2) Liv., 27, 34.

^) Liv., 27, 40. Val. Max., 9, 3, 1.

^) Liv., 28, 9.

•') Liv., 29, 37. Val. Max., 2, 9, 6.

«) Polyb., 10,2. Dio C, fr., 57, 39 B.

') Liv., 21, 46.

tanls services à l'Etat après la bataille de Cannes ' il eut l'ambition d'éclipser par ses exploits ceux de Q. Fabius et de M. (ilaudius Marcellus '. On pcjut d'autant moins le lui reprocher que ceux-ci même n'étaient pas exempts de vanité amljilif'uso '. Mais les moyens qu'il mit en œuvre pour atteindre son but étaient bien différents de ceux delà vieille génération. Un zèle religieux, sincère peut-être, mais bruyant et certainement utilisé pour produire de Teffet*, joint à une libéralité inusitée chez les Romains d'alors '% une amabilité personnelle qui en fit le favori des femmes*^, lui valurent de si bonne heure la faveur marquée du peuple, qu'en 213, lorsqu'il brigua, contre l'usage, à vingt-quatre ans, l'édilité curule, il l'obtint ^ Il consolida sa popularité en déployant dans les jeux une pompe inconnue jusqu'alors, à ce point qu'il fut le seul pour qui la noblesse crut pouvoir obtenir du peuple le droit de combattre en Espagne, sur un terrain presque perdu ^ Proconsul, il eut un bonheur qui le fit regarder par la foulecomme le favori des dieux % et fit montre d'une telle énergie, avec toute la force des natures enthousiastes, que les peuplades d'Espagne le saluèrent de titre de roi (ye^c) '°. Il était assez républicain pour décliner leur offre de môme que plus tard sa situation presque royale excita des soupçons mais sans qu'on put lui imputer une faute directe ; cependant il avait conscience de sa valeur et de la considération presque royale dont il jouissait auprès du peuple *^ Quand il revint d'Espagne briguer le consulat pour 205, le peuple afflua à Rome, non seulement pour assurer le succès de son héros royal, mais pour le contempler en face '-. Ce n'est pas sans motifs que Q. Fa-

') Liv., 22, 53. Dio C, fr., 57, 29 B.

2) Liv., 28, -43.

3) Plut., Fub., 22. MarcelL, 22. Liv., 26, 21. Val. Max., 2, 8, 5. ■') Liv., 26, 19. Val. Max., 1, 2, 2. App., Iber., 23 et 26.

») Polyb., 10, 5.

«) Polyb., 10, 19. Liv., 30, 14.

^) Polyb., 10, 4 et seq. Liv., 25, 2.

«) Liv., 26,2 et 18. Val. Max., 3, 7, 1. App., Iher., 18. Zon., 9, 7.

•■>) Liv., 29, 26. 30, 30.

'») Polyb., 10, 38. Liv., 27, 19. Dio C, iV., 57. 48 B. Zon., 9, 8.

'•) Polyb., 10, 40.

12) Liv., 28, 38.

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