‹ Histoire intérieure de Rome jusqu'a la bataille d'Actium. Tirée des Roemische Alterhümer de L. Lange (volume 2)Chapitre 9 sur 82 · GO I-A ROYAUTÉ · texte numérisé non relu

GO I-A ROYAUTÉ

des trente curies' ; pas davantage dans la ville de Rome, car les (•crivains' qui affirment qii'Anciis Marlius plaça ces sujets sur rAvuutiii (et le C.œlius), et dans la vallée Murcia entre le IVilalin fl rAvcutiii, se trompent: ces restions ne devaient pas être très habitées; on |)ut placer plus lard le grand cirque [circus maximiis) dans la vallée Murcia, et au temps des décemvirs, le mont Avcntin était en grande partie propriété publique et boisé ^ Tout aU plus pourrait-on dire qu Ancus Martius permit de s'y établir, mais qu on ne profita guère de cette permission.

La tradition primitive voulait bien plutôt désigner l'admission parmi b's citoyens qui ne votaient pas [civitas si?ie suffrac/io); cWq supposait que cette condition existait déjà, tout comme elle faisait dater la plèbe de l'origine de Rome. 11 est possible que dès la première période de la royauté, il y eut sur le territoire romain quelques étrangers isolés, premier élément de la plèbe. Mais ce n'est qu'après l'adjonction des Lnceres que la plèbe put acquérir toute son importance et former une véritable population. En ce sens il n'y avait pas de plèbe lors de l'union des Albains avec Rome\ et nous pouvons rapporter la tradition ci-dessus à l'origine de la plèbe et à la reconnaissance de fait d'une cité plébéienne.

Les raisons pour lesquelles ces vaincus latins furent traités autrement que les babitants primitifs de l'Italie (clients) ou que les sujets non latins soumis plus tard {pcregrini dediticii), qui n'obtinrent pas le jus cojnmerck, sont claires. Ils étaient parents des Romains et appartenaient à une branche avec laquelle les Romains entretenaient dès longtemps un commerce pacifique. Aussi les vaiu(]ueurs ne voulurent-ils pas user du droit de la guerre et en faire des esclaves. Quand bien même les y<?;z?es dominantes auraient désiré cette solution ou laréparlition des vaincus dans la clientèle des diverses gentes, l'intérêt de la royauté était de s'y opposer. Limitée par les institutions fon-

') Denys (3, 37), par suite de son erreur fondamenlale, l'ail répartir entre les curies les Latins soumis, mais à titre de plébéiens. 2) Liv., 1, 33. Dion, 3, 43. Cic, de Bcp., 2, 18. Strab.,5, 3, 7. ■1) Dion, 10, 31.

*) Liv., 1, 28; cf. 1, 10.

1, 4] UNION DK LA PLÈJ3E ET DE l'ÉTAT PATUICIKN 61

(léos sur Je droit des familles el dc^fjfiites, elle ne pouvait leur procurer un accroissement de forces en distribuant les vaincus comme esclaves entre les pères de famille, ou comme clients entre les f/efites. Fortilier le principe contraire à la souveraineté rojcile, c'eût été détruire sa puissance et préparer la dissolution de l'Etat, tandis qu'il était facile de comprendre que si l'on faisait des vaincus les sujets immédiats de l'Etat, cette augmentation de la puissance de l'Etat profiterait directement k son chef. L'événement justifia ces vues; les rois appuyés sur les sujets de l'Etat l'emportèrent sur les rjentea et rendirent jjossible une évolulion plus libre qui détruisît l'Etat |)alricien. mais fonda la grandeur de Rome. Les plébéiens furent pour la royauté ce que les clients furent pour les génies^ piuirlant ce serait une erreur que de les considérer comme des clients du roi, des serfs de la couronne.

La procédure suivie pour cette admission des vaincus dans l'Etat romain dut être celle que Tite-Live^ nous décrit à propos de Gollatia (r/e^//^/o). Une partie d'entre eux y est peutêtre entrée par suite d'un contrat, mais Schwegler va bien loin quand il croit pouvoir l'aftirmer, parce que Cicéron dit à propos de la première sécession, le(jes sacratas restituerez

Les vaincus se mirent donc eux et leurs biens selon la formule' dans la sujétion de l'Etat romain*. L'État romain, c'està-dire le roi, après avoir consulté le Sénat, pouvait décider du sort des Latins sujets [Latinii dedicticii). On a dû, suivant une coutume considérée plus tard comme très ancienne, leur prendre une partie de leurs biens communaux pour l'annexer au domaine [ager publicus). Mais en leur laissant le reste en pleine propriété on reconnut le jus commercn qu'ils avaient vis-rà-vis de Rome avant la conquête ; ils étaient donc des munkrpes au vieux sens du mot, c'est-à-dire sans droit de vote; peut-être furent-ils appelés aussi serar'ii à cause du tribut qu'ils devaient. La plupart d'entre eux restèrent à la

') Liv., t, 3.S.

-) Cic, Gorn. fr., 1, 24 (Ascon., p. 75,7(3. Or.).

^) Ui'bein agros aquam terininos délabra uslcnsUia diciaa huinunaïue omnia. . .

*) hi n-gis popuUque Romani dilionem.

62 i.A iui\Ai II-, [I, i-

campagne, ce qui rcssorl Au lait (jiio los assemblées plébéiennes eurcnl lieu (ral)()i'(l aux jitiirs de uiarclié', quand les gens de la caui])agnt' vcnaicul a Jlonie"' ; mais, possédant le Jus coiluncrcii. ils pouvaient acheter des terrains à Rome el ron a peut-être attribué à Ancus Marlius rétablissement des Latins sur l'Aventin, parce qu'on savait que les plus anciens établissements plébéiens s'y trouvaient; on lui a aussi l'ait creuser le fossé qui sépare le Palatin de l'Aventin, la vieille cité des quirites de la nouvelle ville ifossa quiri,tium)\

La plèbe appartenait à la cité; les plébéiens étaient cives, c'est-à-dire probablement <' habitants » ; puis l'appellation plébéienne de crv.s, l'appellation patricienne de quirites s'appliquèrent à tous les habitants de Rome. La cause en est probablement que l'indépendance de chaque famille dans s(ui droit privé et la jouissance du droit des quirites, en ce qui concerne le droit privé, étaient la même pour tous. En tous cas il y a là le germe de la cité romaine commune à tous, qui se développa sous la domination royale à laquelle patriciens et plébéiens étaient soumis (quoique dans une mesure dilférenlej, et qui, au temps de l'expulsion des rois, était si puissante que l'idée de l'unité de l'État, même sans chef en qui elle s'incarnât, resta en dépit de toutes les divisions à la base de la politique romaine.

Si telle est l'origine de la plèbe, on ne saurait nier que la physionomie d'Ancus Marcius et ce que la tradition sait de lui, se rapportent à l'union de la plèbe au peuple patricien. Il fait la transition des rois légitimes rmx tyrans usurpateurs : comme petit-fils de Numa, animé d'un esprit semblable', il se rattache aux anciens rois; comme père des meurtriers de Tarquin l'Ancien aux nouveaux; de même sa position vis-à-vis de la plèbe est intermédiaire. Ancus veut dire serviteur, esclave^

'j Sundinx, c'esl-ù-dire wino quoque die; ces marchés avaient lieu tous les neuf jours une fois par semaine, la semaine romaine comprenant liuit jours; de même on dit en France tous les liuit jours, notre semaine ne comprenant que sept jours. [N. D. T.]

-) Dion, 7,58. Macroh., Sat., t. Kl, 3i.

^j Liv., 1, ;33. Dion,:5, i3. Fossx quirltium, ap. Ostia t^est., p. 25i

'') Dion., 3, 36. Liv. 1, 32. Ovid., fast. 6, 79.5.

•■') Cf. AncUla, anvulave, andare. Cf. Fest., ep., p. lU.

ly 4| UNION DE LA l'Ltlîl'; I;T de l'état FATKICIEN 63

et ce prénom attribué aussi à lloslilius', à côté de celui de Tullus se rapporte à la situation inférieure de la plèbe dont le roi est le chef. Il est ainsi le précurseur de Servius ïuUius dont le nom contient la uième analogie avec l'état de la plèbe et peut être considéré comme le premier des rois de la seconde période. Mais il est aussi le plus jeune des rois de la première auxquels le rattache la tradition plébéienne; pour elle Ancus Marcius est le représentant de la plèbe à côté de Romulus, de Numa, de Tullus qui représentent les trois tribus patricieunes.

Celte source d'où nous faisons venir les plébéiens ne tarit jamais, car l'État romain dans toutes ses conquêtes ultérieures, s'adjoignit de grandes masses d'étrangers, qui, s'ils ne reçurent pas les droits des plébéiens déjà améliorés, entrèrent du moins dans la cité sans droit de vote et purent s'élever à de plus grands droits politiques. On trouve dans la suite de l'histoire royale d'autres affluents de plébéiens qui contribuèrent à accroître l'Etat romain et à fortifier l'idée de son unité-.

Si les Romains laissèrent \c Jus cummercii aux Latins conquis, ils l'ont à plus forte raison conservé à ceux qui s'établirent librement sur le territoire romain. Quand c'étaient des hommes très considérables et de vieille race, le peuple patricien devait se les adjoindre par cooptation comme il arriva pour le Sabin Atta Clausus^. Quand il en était autrement, et par conséquent dans la forte majorité des cas, les Latins immigrés avaient deux partis à prendre : entrer dans la clientèle d'une gens, ou dans la plèbe. Ils durent préférer cette dernière solution à mesure que la protection royale fut plus favorable aux plébéiens que celle de la (/^'^is aux clients, et les rois durent veiller à ce que les immigrants n'accrussent pas la force des gentes. La légende n'a pas clairement désig'né cette source de la plèbe ; l'histoire n'en a pas gardé le souvenir; cependant dès l'origine de l'Etat des Quirites, peut-être, cette immigration eut lieu; mais, peu importante en temps

') App., de Rey. vum., 2.

■-) Servius Romamis désigne les affranchis. Cf. Liv., 4, il.

■*) En l'an oUi avant J.-G.

64 t,A ItOYAlITK |I, 4

ordinaire cllo ne laissa pas dans l;i niénioiro populaire d'impression aussi vivace que la soumission de villes el de pays entiers. Il est probable qu'il y eut là une cause notable d'augmentation de la plèbe, car, après la chute d'Albe, Uome devint la principale cité du Latium et depuis Aucus Marcius notamment, développa une force très supérieure à celle des autres cités latines; de là une attraction considérable; la formation de beaucoup de noms pléb(''iens (en anus^ par exemple) témoigne que ceux qui les porlèrent d'abord furent des immigrants venus d'autres villes et non pas des clients patriciens.

C'étaient là des immig-rations individuelles et paciliques. Il y en eut sans nul doute de plus importantes; les immigrations en masse de fuyards des pays voisins, La légende de l'asile et la théorie qui fait créer Rome par des populations plébéiennes de vagabonds [advenœ et transfi((jse)\ le prouvent; seulement mettre l'asile à l'origine de Rome, c'est anticiper. Une foule do légendes attestent l'origine de ces fugitifs: celle de l'arrivée à Rome du général étrusque Cœles Vibenna placée soit à l'époque de Romulus, ce qui est trop tôt, soit à l'époque de Tarquin, hypothèse plus vraisemblable; — de l'origine de Tarquin l'Ancien venu à Rome de la ville étrusque de Tarquinios; — du général étrusque Mastarna devenu roi de Rome sous le nom de Servius Tullius; — enfin de l'établissement à Rome, d'Étrusques, débris de l'armée d'Aruns Porsenna. Ces légendes, jointes à des récits de guerres étrusques quiremplissent les temps primitifs de Rome, de Mézence à Porsenna, font conclure à une lutte longue et indécise entre Etrusques et Latins (Romains.)

Il serait vraisemblable que Rome, soumise un moment au joug étrusque par Porsenna, l'eût été dès une époque antérieure. Mais le résultat des guerres dont nous venons déparier est que Rome et le Latium ont peu subi d'inllucnce étrangère, gardant une individualité aussi marquée pour la langue et la religion que pour les mœurs et la constitution. On ne peut donc regarder les Étrusques comme un facteur essentiel de la nationalité romaine ni tenir le gouvernement des Tar-

i)Liv.,2, 1.

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quin et de -Servius Tullius pour une époque de domination violente des Étrusques à Rome. Les réformes de Tarquin l'Ancien et de Servius sont formellement contraires à ce que nous savons de l'esprit des Étrusques gouvernés par les nobles et les prêtres. Lorsqu'on parle de l'origine étrusque de ces rois, c'est donc dans un autre sens. On pourrait croire que Rome aurait quelque temps dominé dans le sud de l'Etrurie; mais une telle supposition ne suffit pas à expliquer ces légendes et est d'autant plus invraisemblable que Rome y apparaît comme résistant avec peine aux forces supérieures des Étrusques.

Par contre ces légendes s'expliquent aisément si l'on admet que les premiers habitants de TÉtrurie, de race ombrienne, ceux que nous avons dénommés Tusci, pressés parles envahisseurs Rasennœ, préférèrent demander secours et protection aux Latins, race parente, el surtout aux Romains leurs voisins, plutôt que de devenir esclaves [Pénestes) des barbares Rasennœ. Naturellement ils n'obtinrent à Rome que la situation de plébéiens. En faveur de nos vues, on peut invoquer non seulement la tradition latine qui fait venir Tarquin à Rome, parce qu'en Étrurie il ne pouvait arriver aux honneurs, mais aussi la tradition étrusque rapportée par l'empereur Claude dans son discours pour l'octroi du droit de cité aux Gaulois ; elle affirmait que Mastarna était venu à Rome avec les débris de l'armée vaincue de Cœles Vibenna, en un mot comme fuyard'. Plus tard les écrivains ne connaissaient que les Toscans de l'armée vaincue de Porsenna établis à Rome. En tous cas la position du viens Tusciis, ancien marais situé au-dessous du Palatin*, et les divers récits qui s'y rattachent prouvent indubitablement que les Étrusques restés à demeure à Rome y vivaient dans une position inférieure ^.

C'est à cet élément toscan de la plèbe, aussi parent des Latins de Rome que l'étaient les Sabins, que se rattache la partie

') Tac, Ann., 4, 65. Celés et Vihcnna ap Fest., p. 355,

2) Prop.,5, 2, 7.

3) Var.,'l. 1. 5, 40. Liv., 2, 14. Dion., 5, 36. Fest., p. 355. Fest., ep. p. 354. Tac, A?)»., 4, 65. Serv., ad Mn , 5, 560. Schol., ad. Hor., Sat., 2, 3, 228.

légendaire de la pliysionomie de Tarquin TAncien, de même qu'Ancus Marcius représonle la partio latine de la plèbe. L'élément toscan du peuple romain lui attribuant son admission dans la cité, il fallait qu'il fût venu d'Etrurie et la ressemblance du nom de la ville étrusque de ïarquinies avec celui de la gens de Tarquin permit de donner à l'idée générale une forme précise: Tarquin {Tarquùiius) \icnl de Tarquinies [Tarquinii) '.

Le manque de valeur historique de cette assertion ressort de ce fait qu'un immigré de Tarquinies aurait peut-être eu le coQ)io7nen' de Tcrquiniensis, mais en aucun cas comme nom de gens Tarqinnhis; que Tarquinius soit une forme latine du nom étrusque Tarcnas trouvé dans les inscriptions tombales de Cœré, c'est une hypothèse plausible, mais fort contestable, étant donnée l'incertitude de la langue étrusque. Le vrai roi Tarquin n'était pas un Etrusque, mais un Latin de la très vieille gens Tarquinia, dont le nom se rattache soit à celui du mont Tarpeius, et de Id^rjens Tarpeia, soit à celui de la gens Tarquitia^. En effet, on connaît une gens à rameaux nombreux qui portait ce nom*, et la tradition véritablement ancienne donne pour épouse à ce Tarquin Gaia Cecilia° le type de la matrone romaine, tandis que la tradition altérée dans le sens étrusque donne à sa femme un nom étrusque ordinaire Tanaquil.

Outre Tarquin l'Ancien, Servius Tullius, abstraction faite de la signification du mot Servius qui se rapporte à l'État servile en général, se rattache particulièrement à l'élément toscan de la plèbe. Le deuxième nom de ce roi, Tullius, analogue à TuUus et Turnus, peut aussi passer pour désigner la nationalité toscane de celui qui le porte, de même que, dans Y Enéide, Turnus représente TÉtrurie hostile à Rome ; c'est une exagération de Trogue-Pompée que de voir dans la phrase « servus vernaque Tuscorum^ » une allusion à Servius

')Liv., 1,3-4. Dion., 3,46tf.

') Liv., 3, 27. Fest., s. v. Tarquilias scalas, p. 363. 3) Liv., 2, 2. Cic., de Rep. 2, 25, 31. Varr. ap. Non. Marc, p. 151 Gerl. *) Fest., s. V. pracdia, p. 238, Plut. qu. Rom. 30.

^) Uhl tu d'^ Gains eyo Gala, disait la femme en entrant par le mariage dans la maison de son mari. [N. D, T.] «^ Justin, 38, 6.

I, 4] UNION DE LA PLÈBE ET DE l'éTAï PATRICIEN 67

TuUius, mais cela aussi témoigne que dès l'anliquilé il y avait une opinion fondée sur des souvenirs historiques qui rattachait Servius Tullius à des Toscans devenus sujets de Rome,

D'ailleurs le roi désigné par le nom légendaire de Servius Tullius est tout comme Tarquin l'Ancien et Tullus Hostilius, dont le nom ressemble au sien, un Latin. Le caractère latin, nullement étrusque de sa constitution Tindique La plus ancienne tradition en fait le fils d'Ocrisia, une Latine de Corniculum, prisonnière de guerre, et du Lare de la maison des Tarquins * ; l'Ocrisia de cette légende, plus tard faussée par des interprétations rationalistes " , n'est que la déesse locale des monts de Corniculum ". Son nom le montre(ocm, montagne*).

Les caractères plébéiens partagés entre Ancus Marcius et Tarquin l'Ancien sont concentrés sur Servius Tullius. D'après la tradition, c'est lui qui par sa constitution fit le premier pas vers une organisation de la plèbe % et, plus que ses deux prédécesseurs, il devint dans la mémoire populaire le héros plébéien. Aussi la tradition le fait habiter surlemontEsquilin®, le faubourg plébéien '' [exquiliiius de ex colère^ cf. inquilinusY , quoique cette région ait été construite après celle de rx-Vventin ; comme père de la liberté^ il est fêté à toutesles Nones par la plèbe reconnaissante, parce que le jour de sa naissance était tombé le jour des Nones d'un mois inconnu '".D'une part on en fait un deuxième Numa roturier", d'autre part on multiplie les traits légendaires dans son histoire, lui faisant décréter la division des terres, l'abolition des dettes, la suppression de

») Dion., 4, 2. Ov., Fast., 6, 627. Plin., n. h, 36, 70, 204. Plut., fort. Rom, 10.

-) Liv,, 1, 39, 4, 3. Cic, de Rcp., 2, 21. Fest., s. v. nothum, p. 174.

3) Dion., 1, 16.

') Fest,, p. 181.

'■') Liv., 1, 42, 4, conditor ordinwn.

«) Liv., 1, 44. Dion., 4, 13. Ov„ Fasles, 6,595.

^) Dans un autre sens que Varr., 1. 1. 5, 49.

'■')C\c.,proSest., 58, 123.

1°) Macrob., SaL, 1,13, 18. Cf. 1, 16,33. ■

»*) Liv., 1, 42,

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l'esclavag-e pour dettes ', obtenus plus tard grâce aux efforts de consuls amis de la plèbe ou des tribuns institués pour la protéger. Les esclaves même qui obtinrent de lui la faculté de recevoir le droit de cité par la manumissio- célèbrent sa mémoire dans leurs fêtes ^

») Dion ,4,9. i3. Liv.,t, 46.

-) Dion., 4, 22, 23. L'affranchissement ou inanuinissio a lieu do trois manières: vindicla, censii, testainento. Quant on emploie la première, un magistrat revêtu de Vimperium prononce laformule en frappant la tète de l'esclave avec une baguette [virga festuca ou vindicta) ; dans la deuxième le maître fait inscrire son esclave comme citoyen sur les registres du cens; le troisième procédé est une conséquence du droit de tester. L'afîranchi est placé dans la dernière classe des citoyens àcôté des iiroklai-lL [N, D. T.]

3) Ces fêtes ont lieu aux Tdes de Sextilis (Plut., qu. Rom. 100. P'est., p. 3i3) ou a\i}i Compitalia (Dion,, 4, 14. Plin., n. h. 30, 70, 20i. Cato., dr Be rmt., 5. 4. Dio Cass., 55, 8.

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