‹ Histoire intérieure de Rome jusqu'a la bataille d'Actium. Tirée des Roemische Alterhümer de L. LangeChapitre 16 sur 175 · IV. 7 p. Sn.PlCIlS RIFI s. TRIOMPHE DU PARTI DE M ARIUS · texte numérisé non relu

IV. 7 p. Sn.PlCIlS RIFI s. TRIOMPHE DU PARTI DE M ARIUS

miere armée qui franchissait l'enceinte du pomœriuin — et. après un violent combat, chassa ses ennemis'.

Le jour suivant les consuls tinrent une assemblée, où ils exposèrent le plan des réformes qu'ils jugeaient nécessaires"; ils convoquèrent aussi le sénat, et demandèrent qu'il déclarât"* ennemis du peuple romain [hostes popiili romani), Marius et douze de ses principaux partisans; en vertu de ce décret, ils seraient hors la loi, quiconque les rencontrerait pourrait les mettre à mort". Le vieux Q. MuciusScévola, l'augure, s'opposa seul à ce décret qui allait déclarer ennemi le sauveur de Rome^ Le décret du sénat atteig-nit^ : C. Marius, neveu du grand Marins', qu'il avait adopté", et P. Sulpicius, P. Cornélius Cethegus, M. Junius Brulus, Cn. et Q. Granius, P. Tullius Albinovanus, M. Lsetorius (ou Plaetorius), enfin Q. Rubrius Varro® et deux inconnus. Un esclave révéla la retraite de P. Sulpicius qui fut égorgé*". Le peuple condamna par contumace à l'exil ceux qui s'étaient enfuis '\ et prononça la confiscation de leurs biens'-.

Les consuls s'occupèrent ensuite de la lég-islation nouvelle '^: les lois Sulpiciff" furent abrog'ées'^sousprétexle qu'elles avaient été votées par violence [pervim); en effet, Sylla avait été con-

') App.. h. c, 1, 57. 5S. Plut., Sull., 9. Mar., .35. Cic. PA(7., li, 8, 23. Liv., pp., 77. Oros., 5, 19. Val. Max.. 8. 6, 2, Flor.. 3, 21, 1. Llulr., 5, 4.

2) App., //. c, \, 59.

■') Plut., Sidl., 10. Liv., ep., 11. Flor., 3, 21. 8. Schol. Bub , p. 249

*) App., b. c, 1, 60. 75. Diod., 37, 40.

5} Val. Max., 3, 8, 5.

«) App., b. ci, 60.

■) App., b. c, 1, 87.

8) Liv., ep., 77. 86. VpII., 2, 26. Plut., Mar., 46. Ca'.?., 1. Nep., Att., 2.

') Cic, Brut., 45, 168.

">) Liv., pp., 77. Oros., 5, 19. Val. Max.. 6. 5,7. Plut., Sull., 10. App., b. c.,.l, 60. Vell., 2, 19. Eutr., 5,4. Cornïf., ad Her., 1, 15,25. 4-, 22, 31. Cic, deOr.,3, 3, H. Brut.,Q3, 227. Cat., 3, 10. 24. Ascon.,p. 64. Schol., Gron., p. 410. Nep., AU., 2.

'-} Diod., 37, 40. App., b. c, 1, 60.

*2) Liv., p.p., 77.

'^) App., b.c., 1,59. Cf. Cic, Phil., 8, 2, 7.

traint par la force cà rapporter le décret qui établissait les feriœ imperativœ. Ils firent voter les lois suivantes :

La loi Cornelia Pompeia de tribiuiicia potestate limitait le pouvoir des tribuns. Depuis la loi Hortensia de 287 les tribuns n'étaient plus tenus de soumettre leurs propositions de lois au sénat; la loi rétablit cette obligation', et coupa court aux agitations dont les tribuns avaient été les auteurs, surtout depuis les Gracques; c'est à ce moment que les tribuns avaient abandonné la coutume ancienne de faire autoriser leurs propositions de loi par un sénatus-consulte.

Une loi Cornelia Pompeia de cumiiiis centuriatis réorganisa les centuries et décida que les comices seraient tenus et composés comme l'avait déterminé Sorvius Tullius". Désormais il n'y aurait plus d'élections populaires de consuls, de préleurs ni de censeurs, ce qui arrivait fréquemment avec l'organisation actuelle des comices.

Ces deux lois devaient assurer le triomphe de l'oligarchie des nobles sur la démocratie révolutionnaire. Les consuls cherchèrent ensuite à relever le prestige du sénat, chef naturel de l'oligarchie; on dressa de nouveau la liste des sénateurs [lectio senatus), et on fit entrer dans la haute assemblée trois cents membres choisis parmi les familles les plus aristocratiques^. Il faut bien se garder de confondre cette réforme du sénat opérée par Sylla consul, avec celle que Sylla réalisa pendant sa dictature'.

Enfin les consuls ne manquèrent pas de songer à la situation matérielle des citoyens; il fallait accorder des faveurs pour se faire pardonner le rétablissement de l'oligarchie. Sylla fonda

') App., h. c, i, 59.

'■) App., 6. c, 1, 59.

2) App., b. c, 1, 59. Sylla admit ces 300 nouveaux sénateurs pour compléter le sénat qui avait perdu un grand nombre de ses membres pendant la guerre sociale et la guerre civile. On a calculé que le sénat avait perdu 24 consulaires, 7 prétoriens, 16 anciens édiles, et environ 200 sénateuis. En 91 le nombre des sénateurs était déjà tombé au-dessous du chiffre de 300. Sylla, pendant son consulat, dut compléter le sénat, comme on l'avait lait après la bataille de Cannes. (A ce moment on avait admis dans le sénat 177 nouveaux membres.) Mais alors le sénat dut compter bien plus de 300 membres. [N. D. T.]

'} App., h. c.,i, 100.

IV, 7j p. SULPICIL'S RUFUS. TRIOMPHE DU PARTI Dli MARIUS 141

des colonies \ c'est tout ce que nous savons; les deux consuls firent voter la loi Cornelia Pompeia unciaria en faveur des débiteurs; elle fixait de nouveau le taux légal au femis imciarium ou bien elle supprimait le douzième de toutes les dettes '. On peut encore attribuer aux deux consuls la loi Pompeia de sponm, et la loi Cornelia desponsu'"^ ; ils crurent qu'en diminuant les cautionnements, ils permettraient aux débiteurs de se libérer plus facilement.

Sulpicius était mort avant l'expiration de sa charge* . Aux élections faites pour 87, Sylla sut écarter" la candidature au tribunal de Q. Sertorius, ardent partisan de Marius; Sertorius était un brave qui s'était distingué dans la guerre contre les Cimbres sous Caepio et sous Marius; il avait servi en Espagne en qualité de tribun des soldats sous T. Didius*^; au début de la guerre sociale, il était questeur pour la Gaule [quœstor gai. liens), il avait rendu de grands services à l'État en levant des troupes et des contributions". Sylla pourtant ne put empêcher l'échec de deux de ses partisans, Xonius et Servius^ Aux élections consulaires, le parti de Marius fit encore sentir sa force. Le candidat de ce parti était L. Cornélius Cinna qui, après sa préture, avait combattu pendant la guerre sociale en qualité de lieutenant''. Sylla, soit pour ménager sa popularité, soit pour hâter le départ de l'armée qui allait, sous sa direction, combattre Mithridate, Sylla laissa poser sa candidature; il avait d'ailleurs pris ses précautions en lui faisant jurer que rien ne serait changé pendant son absence'". Le second consul fut Cn. Octavius, du parti des optimales, mais faible et sans énergie politique**.

'j Liv., ep.,'~7.

2) Fest., p. 375.

3) Gaj., 3, 123. 124.

*) App., 6. c, 1,60.

^) Plut., Sert., 4.

«) Plut., Sert., 3. Sali., hist., 1, 55 D. ') Plut., SerL, 4. Geil., 2, 27, 2. Sali., hist., 1, 55 D. 8) Plut., SulL, 10.

3) Liv., ep , 76. Cic, Font., 15, 33.

'0) Plut., SiUL, 10, Dio G., fr. 102, 4 B. Sch. Groa., p. 410. Eutr . . 5, 4.

H) Dio G , f., 102, 8 B. Vell., 2, 22.

I '(2 LA DISSOLUTION DK LA RÉl'UlU.IOl li [IV, 7

On savait qu'on préparait des pièges aux consuls pour le moment où ils sortiraient de charge. Pompeius était surtout menacé, on prorogea son imperium, en lui donnant la Gaule cisalpine et l'armée du proconsul Cn. Pompeius Strabo'. A son arrivée au camp, il fut bien reçu par Strabo, mais, probablement à l'instigation de ce dernier, les soldats l'assassinèrent', cl Strabo conserva ^imperium^ A cette nouvelle, Sylla, qui avait envoyé son armée à Gapoue, crut qu'il était prudent de quitter Rome; malgré les renseignements qui lui parvinrent au début de 87 sur les manœuvres hostiles de Cinna, il se prépara à passer en Grèce'.

L'année 88 est une date capitale dans l'histoire de la constitution romaine. Pour la première fois, les légions avaient désobéi à une décision du peuple, qui était d'ailleurs arbitraire et dictée par l'esprit de parti ; elles avaient forcé un général aimé et illustre à les conduire contre des citoyens, et c'est dans Rome même que le combat avait été livré ; les légions avaient obéi à leur chef et non à la loi. Cet exemple ne sera pas oublié; on verra d'autres ambitieux s'appuyer sur une armée dévouée pour satisfaire leur ambition; on en verra, comme on vient de voir Strabo, employer l'assassinat pour conserver le commandement. Le moment est venu où les chefs de parti vont se combattre avec les armées romaines ; la chose publique sera le prix de la victoire, et ils s'en serviront pour doter leurs soldats dont ils sont obligés d'acheter la complaisance ^ Il ne sera plus question de liberté, de développement progressif, l'histoire n'enregistre plus que les victoires et les défaites des partis*^.

A peine consul, Cinna attaqua les institutions de Sylla; sur son conseil, le tribun M. Vergilius poursuivit Sylla devant les

i) Val- Max., 9, 7. Mil., 2. App., h. c, 1, 63, pense qu'il y eut un décret de l'assemblée du peuple.

-) App., h. c, i, 63. Val. !\lax., "J, 7. .1///., 2. Liv., ep., 11. Vell., ■Z, 20,

^\ App., b.c., 1, 63.

'-) App., h. c, 1,64. PluL, S»//., 10.

S) App., //. c, 1, 55. Plut., Sull., 12. Val. Max., 7, 6, -4. Cic, L\it., 3. 10. 2'£.

". Sull., r.a.. 11.

IV, 7] p. SLLPICIUS RUFUS. TRIOMPHE DU PARTI DE MARIUS 143

tribunaux'. Pendant que Sylla s'embarqnait pour la Grèce sans se soucier de l'accusation, Cinna acheté par Marius pour trois cents talents, trahissait son serment et proposait une loi Cornelia de novonim civiiim ac libertinorum suffragiis, qui était une simple reproduction de la loi Sulpicia". Il demanda aussi, par une loi Cornelia de exidibiis revocandh^ le rappel des exilés : or les exilés étaient G. Marius et ses partisans déclarés par le sénat ennemis publics^ Gn. Octavius et quelques tribuns combattirent les propositions de Ginna^; il y eut même au moment du vote intercession^ des tribuns, surtout de Sex. Lucilius'' ou Licinius''. Ginna fit procéder au vote malgré l'intercession tribunitienne; alors Gn. Octavius chassa les masses populaires de la place publique, le sang- coula à flots, Ginna fut obligé de quitter la ville avec ses partisans^. Six tribuns raccompagnèrent^, parmi eux se trouvaient probablement G. Milonius et un certain G. Marins'"; Q. Serlorius qui n'était pas tribun, les suivit. G. Marius, que nous venons dénommer, était probablement le personnage désigné plus souvent sous le nom de M. Marius Gratidianus", qui avait été adopté par un parent du vieux G. 3Iarius^'.

Le sénat, sur la proposition de Gn. Octavius, décida que Ginna avait cessé d'être citoyen; par conséquent, il ne pouvait plus être consul, le sénat supprima ses pouvoirs {iinperhmi)^ et à sa place on nomma consul le flamine de Jupiter L. Gornelius Merula ''. Ginna se rendit en Gampanie à l'armée du pro-

1) Cic, B/'»/., 48, 179. Plut., S«//., 10.

2) App., h. c , 1, 6i. VelL, 2, 20. Cic, Vhil, 8, 2, 7. Schol., Gron., p. 410. Exuper., 4.

3) Aur. Vict., Vir. ilL, (59. Flor., 3, 21, 9. Cf. App., b. c, 1, Gi. ') Cic, Brut., 47, ilQ.PhiL. 13, 1, 2.

S) App., 6. c, 1, 64.

fi) Vell.,2, 24. Cf., Plut., Mur., 45.

") Liv., ep. 80.

8) App., b. c, 1, 64. Plut., Mar., 41. Sert., 4. Liv., ep., 79. Cic, Cat., 3, 10, 24. Sest., 36, 77. VelL, 2, 20. ") Liv., ep., 79. Gran. Lie, p. 23 Bonn. '0) App., b.c., 1,65.

") Cic, Brut., 45, 168. 62, 223. de Off., 3, 16, 67. de Or., 1, 39, 178. '-) Cf. App., Iber., 100, el Flor., 3, 21, 26. '3) App., 6. c, 1, 63. Liv., p.p., 79. VelL, 2, 20. Plut., Mur., 41.

préteur Appius Claudius'; on venait d'enlever son commandement à A. Claudius, sur la proposition des tribuns, avant le départ de Cinna, on ne sait pour quels motifs', Cinna gagna son armée, se fit prêter serment de fidélité, et, imitant Sylla, marcha sur Rome; en route, il enrôla des contingents de nouveaux citoyens, il eut jusqu'à 300 cohortes, 30 légions ^

La guerre dite d'Octavius, belliim Octavianmn \ était ouverte; le parti des optimales, divisé en plusieurs fractions, allait subir un grave échec. Octaviuset Merula s'empressèrent de mettre la ville en état de défense; ils appelèrent Cn. Pompeius Strabo, maintenu contrairement aux lois à la tète de l'armée qui occupait la Gaule cisalpine ; Strabo s'approcha de Rome et campa devant la porte colline ^ Très peu rassuré sur sa situation personnelle, il voulut obtenir des garanties pour prix de son intervention en faveur de l'un ou de l'autre parti ; sa première condition fut qu'il serait élu consul pour l'année suivante; il négocia, paraît-il, en même temps avec les consuls et avec Cinna ^ Cinna gagna ainsi du temps pour organiser ses troupes, et faire sa jonction sous les murs de Rome avec C. Marius\ On connaît les aventures de C. Marins^ on sait qu'il avait pu gagner l'Afrique où il avait rejoint son fils adoptif et ses partisans bannis de Rome; de là il était revenu en Italie, et venait de débarquer en Étrurie^.

Cinna et Marins partagèrent leur armée en quatre corps, placés sous le commandement de Cinna, de Marins, de Q. Sertorius et de Cn. Papirius Carbo, le tribun de 92'°. Cn. Pompeius Strabo venait de se décider pour le parti d'Octavius; il

') Liv., ep., 79. Cf. Cic, A/t/i.,5, 9. 2) Cic, de Dom., 31, 83.

•') Vell., 2, 20. App., b. c, 1, 65. 66.

•) Cic, PhU., 14, 8, 23. D^^ die, 1, 2, 4. Nat. deur., 2, 5, 14, ••) App., h. c, i, 66.

e) Vell., 2, 21. Gran. Lie, p. 25. Bonn... Uv.,ep.,19. Obseq.,56. Oros., 5, 19.

') Gran. Lie, p. 23. App., 6. c, 1, 67. Plut., Sert., 5.

8) App., h. c, i, 81. Plut., Mar., 35-40. Diod.. 37, 40. Liv., ep., 77, Vell., 2, 19. Oros., 5, 19 Aur. Vict., Mr. ilL, 67. Gran. Lie, p. 23. Val. Max., 1, 5, 5. 2, 10, 6. 8, 2, 3. Cic, Scst., 22, 50. Plane, 10, 26. Cf. Corn.Nep., A<<.,2.

9) App., b. c, 1. 67. Plut., Mar., 41.

•«) App., b. c, 1, 67. Liv., ep., 79. Oros., 5, 19. Flor.,3,21, 13.

IV, 7J 1'. SULl'U'.IUS BUFIS. THIOMPIIK Di: PARTI DK MARIIS 145

livra à Sertorius un proiiiiei- combat qui fut indécis'. Marius occupa Oslie'. et Cinna lit occuper la Gaule cisalpine^; de leur côté, les consuls enjoignirent ùQ. Ca;ciliusMelellusPius, qui combattait encore les Samnites dans le sud, de signer immédiatement la paix', et d'accourir au secours de Rome''. Rome ne put traiter avec les Samnites qui exigeaient trop; alors Cinna appliqua les principes qu'il avait soutenus l'année précédente, il offrit aux Samnites les avantages que le sénat ne voulait pas se résigner à accorder; les Samnites passèrent dans le parti de Marins*^. Pendant que Metellus était en route pour Rome avec une partie de son armée', son lieutenant Plautius se lit battre par les Saujnites^.

Sur les entrefaites, Marius s'était fait livrer le Janicule par trahison, Cinna était venu le rejoindre. Il y eut là un combat terrible avec les troupes de Octavius et de Cn. Pompeius Strabo : Cinna et Marius durent abandonner le Janicule ^ Les optimales ne surent pas profiter de leur victoire; d'abord P. Strabo s'opposa à ce que l'on poursuivit l'ennemi '", puis une épidémie venait d'éclater dans son armée, il en mourut luimême peu après 1'. Le peuple se vengea de P. Strabo, dont les tergiversations avaient tout compromis ; il maltraita son cadavre au moment des funérailles i'. Le sénat se décida enfin à donner le droit de cité sans condition à tous les alliés, même aux deditii, que dauciens traités avaient réduits à cette condition, et qui avaient dédaigné les avantages otferts parla loi Plautia Papiria; cela ne servait de rien, les alliés n'envoyèrent à Rome (jue 16 cohortes; elles ne comblèrent même pas

') Oros., 5, 1'.». 'iraii. Lie, p. 25.

2) Liv., t'/).,-79. Oros., 5, 19. Gran. Lie, p. 23. 25. Plut., Mar.,\2. ■^) App., b. c, 1, 67. Gran. Lie, p. 27. Val. Max., i, 7, 5. '1 Uv.,'ep., 80.

^) App., b. c, 1, 68. Dio C, fr., 102, 9, 10 B. Gran. Lie, p. 25. «) Gran. Lie, p. 27. Liv., cjh, 80. App., b. c, 1, 68. ') Gran. Lie, p. 25.

«) Liv., ep., 80.

') App., b. c , 1, 68. Gran. Lie, p. 25. Liv., rp., 80. Vell., 2, 2t. »") Gran. Lie, p. 25.

") App., b. c, 1, 68. Plut., Pomp., 1. Vell., 2, 21 Gran. Lie, p. 27.

'-) Ohseq., 56. Gran. Lif., p. 29. Plut., l'niiip., 1. Vell., 2. 21. n lu

Ii6 LA LtlSSOLUTlON DE LA RÉPLBLigUE ;IV, 7

les vides faits dans Tarméc de Cn. Octavius'. Marius prit Anlium, Aricie, Laiiuvium et d'autres villes; il se rapprocha de Rome et s'unit de nouveau avec Cinna, Carbo et Sertorius".

Les opliniates étaient décourag-és; une partie de l'armée de Strabo avait passé du côté de Cinna du vivant même de son chef; Octavius en recueillit les débris*, mais les soldats n'avaient aucune confiance en Octavius, ils se donnèrent à Metellus, qui les renvoya au consul ; alors le plus grand nombre se rendirent au camp de Cinna ^ L'armée des oplimates, campée sur le mont Albain, sous les ordres de Octavius, Metellus et Crassus", était trop faible et trop démoralisée', pour que l'on put tenter une action décisive. Les esclaves de Rome fuyaient aussi auprès de Cinna ; Rome n'était pas approvisionnée, on pouvait craindre que la population de Rome ne se déclarât aussi pour les révoltés; le sénat résolut d'ouvrir des négociations ; Metellus en fut chargé et dut se rendre auprès de Cinna*. Cinna exigea d'abord qu'on le reconnût consuP; Metellus accepta, mais le sénat, surtout Octavius, qui était superstitieux"', ne crurent pas pouvoir satisfaire Cinna '^, avant que Merula n'eut donné volontairement sa démission". Metellus était d'ailleurs mécontent^ il n'y avait pas d'entente entre les optimates, quelques escarmouches compromirent les négociations*'; il emmena son armée dans le sud, voulant se réserver pour des temps meilleurs '\ Enfin le sénat

') Gran. Lie, p. 27.

-) App., h. c, 1, 69. Cf. Liv., ep., 80. Oros., 5, 19. 3) Plut., Pomp., 3.

*) Gran. Lie, p. 29.

S) Plut , Mai:, 42. Cf. Liv., ep., 80,

*) App., 6. (,"., 1, 69; ce Grassus doit être P. Crassus Dives, Cf. Gran. Lie, p. 25. 29.

■) Gran. Lie, p. 29.

«) App., 6. c , 1, 69. Gran. Lie, p. 29.

') App., b. c, 1, 69. Diod., 38, 1.

'») Plut., Mar., 42. Cf. Oie, de Divin., 1, 2, 4.

»') Diod., 38,2.

'2) Diod.. 38, 3.

'») Gran. Lie, p. 29. Vell.. 2, 21.

'*) Plut., Mar., 42.

IV, 7] p. SULPICIUS BUFLS. TRIOMPHA DU PARTI DE MARIUS 147

se décida à envoyer vers Ciiina une ambassade pour lui reconnaître le tilre de consul : il était trop tard, Ginna avait amené ses troupes et celles de Marins devant les portes do la ville; il ne voulait plus traiter avec le sénat, il exigeait une soumission sans condition. Cinna le sig-nifia aux représentants du sénat dans un langage plein de fierté ; G. Marins, qui assistait à l'entrevue, lançait des regards farouches, pleins de menaces'. Cinna entra dans la ville; G. Marius resta à la porte, attendant le sénatus consulte qui lui permettrait de rentrer, (^inna s'empressa de faire voter la loi qu'il avait présentée au début de son consulat, la loi Cornelia' de C . Mario et ceteris exulibiis revoamdis *.

Aussitôt que G. Marius fut rentré, commença le massacre hideux des principaux membres du parti aristocratique. Le sénat fournit un grand nombre de victimes', on égorgea le consul (în. Octavius, les anciens censeurs L. Julius Gœsar avec son frère Gajus, P. Licinius Grassus Dives avec son fils Publius, l'orateur M. Antonius, qui était allé chercher Metellus Plus*; des sénateurs moins célèbres, comme G, Atilius Serranus, P. Gornelius Lentulus, G. Numilorius, M. Baebius et Q. Ancharius^ On exposa leurs têtes sur la tribune aux harangues, leurs cadavres restèrent sans sépulture. On laissa cependant leurs biens à leurs familles". Marius présidait ivre de sang, entouré de sa garde particulière , les Yardéens, qu'il avait recrutés parmi les esclaves illyriens échappés des ergastula de l'Étrurie' ; il leur ordonnait d'égorger tous ceux de ses ennemis qu'il rencontrait. Le carnage dura cinq jours et

'j App , h. c, 1,10. Plut., Mai'., 43.

2) Dio C, f., 102, 11 B. Vell., 2, 21. Cf. App., b. c, 1. 70, PIul., Mur.\ 43. Cic, p red. ad Sen., 15, 38. ad Qiiir., 4, 10.

3) Cic, Cat., 3, 4, 10. Nat. deor.,3, 32, 80. P. red. ad Scn., 15, 38. Eutr., 5, 7. Dio C, fr., 102, 11. 12 B. Oros,, 5, 19. Sali , hist., 1, 18, 19 D.

^) Gran. Lie, p. 25.

^) App., b. c, 1, 71-73. Plut., Mar., 42-44. ('ntss., 4. Liv., ep., 80. Vell., 2, 22. Flor., 3, 21, 14. 16. Cic, Tusc, 5, 19, 55. Brut., 89, 307* de Or., 3,3, 10. Sesl., 21, 48. PhiL, 1, 14, 34. Ascon.. p. 24. Schol. Bob., p. 299. 356. Schol. Gron., p. 410. Val. Max., 1, 6, 10. 5, 3, 3. 8,9, 2. 9^ 2, 2. Diod., 37, 40. 38, 4. Dio C, 4.5, 47.

«) Val. Max., 4, 3, 44. Vell,, 2, 22.

') Plut., Mar., 43. Cf. Flor., 3, 21, 11. Aur- Vict., Vir. ill., 67,

148 LA DISSOLUTION DE LA KÉPUULlOLL [IV, 7

ciii([ iiuils'; eufin Cinna et Sertorius, trouvant que la vengeance de Marius devait être satisfaite, firent surprendre et égorger pendant leur sommeil les fameux Vardéens'.

Ce fut probablement un des nouveaux tribuns qui poursuivit le consul démissionnaire L. Cornélius Merula et le vieux Q. Lutatius Catulus, l'ancien collègue de Marius; il les accusa de haute trahison^; ils n'attendirent pas le jour du jugement; ils préférèrent se donner la mort\ Le sénat déclara Sylla ennemi du peuple romain [liostis populi romam)\ Sa maison fut rasée, ses biens confisqués'^, on abrogea toutes ses lois'.

A la fin de 87, Cinna se fit proclamer consul avec Marius sans élection*. Le 1"'' janvier, conseillé par Marius et son fils, le tribun P. Popillius L*nas fit précipiter de la roche Tarpéienne le tribun syllanien de Tannée précédente, Sex. Lucilius ou Lucinius'-'. Les autres tribuns s'étaient enfuis auprès de Sylla en apprenant qu'il les accusait; ils furent condamnés à l'exil '^ Enfin la mort de C. Marius, survenue le 13 janvier 86, mit un terme aux vengeances de son parti*'. A ses funérailles C. Flavius Fimbria, qui s'était signalé pendant les massacres en égorgeant un grand nombre de sénateurs", et qui était alors édile, prit des mesures pour faire égorger le grand pontife Q. Mucius Scevola; apprenant que sa blessure n'était pas mortelle, il résolut de l'accuser devant le peuple. Le procès n'eut pas lieu".

') Dio C.,fr., 102, 13,14 B.

2) Plut.. 3/«r., 44. Sert., 5, App., //. r., 1, 71, Oros., 5, 19.

3) App., h. c, \, 74. Diod., 38, 4.

•• •») Plut., Mar., 44. Yell., 2, 22. Flor., 3, 21, 15, 16. Val. Max,, U, 12, 4. 5. Cic, de Or., 3, 3, 9. Brut., 89, 307, Xat. dcor.,3, 32. 80. Ti(sc.,ô, 19, 56.

") App,, Mithr., 51. 60. b. c, i, 73, 81.

C) App., b. c, 1, 73. Eutr., 5, 7.

-) App., b. c, 1. 73.

») Liv.. ep., 80. App., b. c, 1, 75. Plut., Mar., 45. Vell., 2, 23.

9) Vell., 2, 24. Liv., ep., 80. Plut., Mar., 45. Dio C, fr., 102, 15 B,

»») Vell., 2, 24. Cf. Dio C, fr., 102, 15 B.

") App., b.c., 1, 75. Plut., Mar., 45. 46. Diod., 37, 40. Liv,, cp., 80. Vell., 2, 23. Flor., 3, 21, 17. Oros,, 5, 19. Aur. Viet., 17/-. ///., 67.

'2) Liv., ep., 80. Flor., 3, 21, 14,

'3) Cic, Rose, am., 2, 33. Val. Max., 9, 11, 12.

IV, 7^ p. sur.picirs ritfis. TRTO>rPHE du parti de marics 149

Cinna prit pour collègue' un certain L. Valeriiis Flaccus, ancien édile de 98, qu'il no faut pas confondre avec le consul du même nom de l'an 100. Les partisans de Sylla s'étaient réfugiés en Grèce auprès de leur chef', les violences prirent fin ; il y eut à Rome une période de calme relatif dont profita le parti de Marins pour affermir sa domination. On dut supprimer de nouveau la loi Plautia jiidiciaria, et rendre toutes les places de juges aux chevaliers, puisque immédiatement avant la loi Cornelia de 81, nous les trouvons seuls investis du pouvoir judiciaire^ On avait déjà supprimé, nous l'avons vu, les lois Cornelice de 88. On mit à la tèle des provinces des personnes dévouées aux consuls : ainsi, en Afrique, le syllanien Sextius* fut remplacé par G. Fabius Hadrianus\ On alla jusqu'à charger le consul L. Yalerius Flaccus de prendre le commandement de la guerre contre Mitliridate à la place de Sylla^ Ensuite on prit des dispositions pour assurer au parti de Marius la sympathie du peuple. Avant de quitter Rome en compagnie de G. Flavius Fimbria, qui devait être son lieutenant, le consul L. Valerius Flaccus proposa la loi Valeria de sere alieiio : en vertu de cette loi, les débiteurs pouvaient s'acquitter en payant le quart seulement de leur dette'. Il faut reconnaître que la mesure était jusqu'à un certain point nécessaire : un grand nombre de citoyens avaient perdu toute leur fortune en Asie, et étaient devenus insolvables ^ Parmi les mesures favorables au peuple, il faut encore comprendre le procès intenté au jeune Gn. Pompeius, fils de Strabo. On demanda la confiscation de ses biens pour indemniser le trésor de la perte du butin fait àAsculum^, Strabo

') App., h. c, 1, 75. Mithr., .51. Plut., SulL, 20. Vell., 2, 23.

2) Vell., 2, 23. Eutr.,5, 7. Oros., 5, 20, Plut., SulL, 22, Dio C , fr., 106, 1 B.

3) Vell., 2, 32. Cic, m Verr. ad., 1, 13, 37 et seq. Ps. Ascon., p. 99. 102. 103, 145. Schol. Gron., p. 384.

*) App., b. c, 1, 62. Plut., Mar., 40. •') Liv., ep.y 84, 86. Oros., 5, 20. Diod., 38, 14. 6) App., b. c, 1, 75. Milhr., 51. Plut., SulL, 20,

■) Vell,, 2, 23. Sali., Cul., 33. Cic, Fonl., ffragm. de Nieb.) 1 . (JuinH., 4, 17. Cf. Mommsen, Miinzioesen, p. 385. 8) Cic, Leg. Man., 7, 19. Cf. Cœc, 4, 11. »! Oros., 5. 18.

i50 F.^ DISSOLUTION DE LA RÉPUBLIQUE [IV, 7

l'avait gardé pour lui. Cn. Pompeius fut cependant acquitté'; le tribunal était présidé par P. Antistius, dont il épousa bientôt la fille. Il fut défendii par L. JVIarcius Philippus, parQ. Hortensius*, et, ce qui était plus significatif, par un partisan bien connu de Marins, par Cn. Papirius Carbo •.

On avança l'époque du recensement qui eut lieu en 86 et Tannée suivante. Les nouveaux censeurs furent L. Marcius Philippus, ancien défenseur des chevaliers à Tépoque des réformes de Livius, devenu aussi partisan de Marins*, et M. Perperna, lils du vainqueur d'Aristonicus, ancien consul de 92. Ils ne réussirent pas mieux ([uo les censeurs de 89 à dresser la liste des nouveaux citoyens : ils n'en purent inscrire que 463,000"; or en 115 leur nombre était déjà de 394,336. On explique de plusieurs manières pourquoi le nombre des citoyens est relativement si peu élevé; d'abord les Italiens négligèrent de faire valoir les droits que leur conférait la loi Plautia Papiria; les fonctionnaires chargés de dresser les listes ne s'acquittèrent pas de leurs fonctions avec tout le soin désirable*^; on n'inscrivit pas les absents ', on ne tint pas compte des promesses ^ faites aux Samnites par Cinna, puisqu'on n'entend plus parler avant 84 de la loi Cornelia de novoriim civium et lihertinonim uiffrarjm. Ils dressèrent la liste du sénat®, et exclurent de la haute assemblée'" l'ancien préteur Appius Ciaudius, à qui on avait retiré l'imperium ; peut-être fut-il exclu pour sa négligence à dresser les listes de nouveaux citoyens. Le prince du sénat fut L. Valerius Flaccus, le collègue dévoué de Marius en 100; il avait été censeur en 97; comme Philippus, il ne cachait pas son mé-

') Plut., Vomi>., 4.

■^) Pkit., ^omi->., 2. Cic, Brut., Gi, 230. 3) Val. Max., 5, 3, 5.6, 2, 8.

*) Cic, ad AU., 8, 3, 6.

=î) Hieron., ad Chron., Eiiseb., p. 133, Schùne. ") Cic , Arch., 5, 9.

') Cic, Arch., 5, 11.

8) Liv,, ep., 84.

«} Dio C, 41, 14. Val, Max., 8, 13,4. Plia., n. h., 7, 48, 49,

'Oj.Cic, deDom., 32, 84.

IV, 7] p. SL'LPICIUS RUFUS. TRIOMPHE DU PARTI DE aiARIUS 151

pris pour Cinna'. Les censeurs affermèrent aussi les im. pots '-.

Malgré les efforts des censeurs, pendant que Cinna fut maître de l'État, la situation de Rome fut bien mauvaise : l'illégalité régnait partout'. Cimia ne possédait pas les talents, ni l'énergie nécessaire pour créer des institutions nouvelles adaptées à l'état nouveau produit par la révolution. Maître du pouvoir, il oublia qu'il devait le succès à la démocratie; il ne tint aucun compte, du moins en apparence, de la souveraineté populaire. En 86, sans tenir compte de la loi, il se fit proclamer consul avec Gn. Papirius Carbo, pour l'année 80, et probablement aussi pour 84'. Les chevaliers profitèrent de la situation pour s'enrichir; on donna bientôt aux partisans de Cinna le surnom de concussionnaires [sâscidariiy . Les chevaliers exploitèrent d'abord à leur profit la loi Valeria de xre alieno^, puis ils spéculèrent sur les deniers altérés en vertu de la loi Livia' ; les préteurs et les tribuns de 85 ou de 84, voulurent arrêter ce honteux trafic : ils supprimèrent le cours forcé des deniers altérés, et défendirent de s'en servir pour les paiements avant d'en avoir fait vérifier la valeur dans des bureaux établis par eux; l'État dut retirer ceux qui n'avaient pas la valeur exigée. M. Marins Gratidianus publia le premier l'édit avant ses collègues ; le peuple lui témoigna sa reconnaissance en lui élevant un grand nombre de statues^

En 85, on reçut des nouvelles de Sylla, elles n'étaient pas rassurantes pour le parti de Cinna.

Au moment où Sylla quittait l'Italie, au début de 87, Mi- Ihridate avait fait de grands progrès °. Il avait battu M. Aqui-

') Cic.^, ad AU., 8, 3, 6.

-) Cic, in Verr. accus., 1, 55, 143.

3) Cic , Brut., 63, 227. Cf. pro Quinct., 21, 09.

*) Uv., ep., 88. Aur. Vict., Vir. ilL, 69. App,, b. c, l, 75. 77.

6) Cic, Vont., 1, 1. Quinct., 4, 17,

') Cic, de Off., 3,20, 80.

8) Cic, de Off., 3, 20, 80, Plin., n. h., 33, 9, 46, 132. 34, 6, 12, 27. Sen. de Ira, 3, 18. Cf. Mommsen, Mùnzwesen, p, 388.

9) Plut., SulL, 11.

lins', et fait égorger le même jour tous les Romains qui se trouvaient en Asie-Mineure'. Il avait même gagné à sa cause les îles grecques : Rhodes seule lui avait opposé une énergique résistance"'. Il s'arrêta à Pergame pour réorganiser l'Asie en vue do ses entreprises futures; il y fit subir de longs supplices à Aquilius, livré par les Mityléniens*, et finit par le faire mourir d'une mort atroce^; pendant ce temps, son lieutenant Archelaiis battait Bruttius Sura , lieutenant du préteur de Macédoine, C. Sentius, occupait Athènes et le Pirée, et se rendait maître de la Grèce presque tout entière®.

Sylla avait d'abord envoyé son questeur' L. Licinius Lucullus en (Irèce; Lucullus avait ordonné k Sura de retourner dans la province de son préteur^ Arrivé en Grèce, Sylla commença les opérations par le siège d'Athènes ; le tyran Aristion lui opposa une longue résistance, Athènes ne fut prise que le l^"" mars 86''. Sylla battit ensuite Archelaiis à Chéronée, puis àOrchomèneenSo'". Déjà Mithridate demandait à traiter ; Sylla, après avoir pris la flotte d'Archelaiis", chargea ce dernier de faire connaître au roi ses conditio ss : Mithridate devait abandonner les îles grecques, l'ancienne province d'Asie,

') Liv., ep., 77, Just., 38, 3. 4, App., Mlth., 19. Memnon apu.l Phol. , p. 230 B. (= hist. Grec, fragm., vol. HI, p. 541.).

'-] Liv., ep., 78. Vell., 2, 18. Flor., 3, 5, 7. Eulr., 5. 5. Oros., 6, 2. Aur. Vict., Vir. ill., 76. Cic, F/«c.,24,57, 25,60. Leg. M<(,i., 3, 7. Val. Max., 9, 2, ext., 3. App., Mith., 22. Plut., SiilL, 24. P<mp., 37. Dio C , fr., 101 B-. Memnon., p. 231.

') Liv., ep., 78. VelL, 2, 18. Flor., 3, .5, s. Cic. in Vm: am,^., 2, 01, 159. hub. po.vL, 10,27. App., Mithrld., 24 et seq. Diofl., .17. 38. Memnon., p. 230.

'] Vell., 2, 18. Plut., Luc, 't. Cf. Diod., 37, 37.

'') LW.,ep., 78. C'\c., Leg. Man., 5, 11. Schol Gion., p. 439. Val. Max.. 9, 13, 1. Plin., ïi. h., 33, 3, 14, 48. App., Mithrid., 21, 112.

*) App., Mithr., 27-29. Plut., Suif., 11. Liv., ep., 78.

^1 Cf. Cic, Acad., pr., 2, 1, 1. 4, 11. Areh., T., 11.

>* Plut., SulL, 11. Dm., 1.2.

') Plut., SiilL, 12-14. App., Mithr., 31-40. Dio C, fr. 103 B. Liv., ep., 8l.0bseq.,.-6. Vell., 2, 23. Flor., 3. o. 10. Oros., 6,2. Eutr., 5,6. Memnon. p. 231.

'") Plut.. SulL, 1.5-21. App.. Mithr., il-.jO. Dio C., Ir. 103,3 B. Paus.,

1, 20, 4. Liv., ep., 82. Vell., 2, 23. Flor. 3, ."), 11. Fuir., 5. (>. Oros., 6.

Page 1