‹ Histoire intérieure de Rome jusqu'a la bataille d'Actium. Tirée des Roemische Alterhümer de L. LangeChapitre 18 sur 175 · IV. 7j p. SULPIOIUS RUFUS. TRIOMPHE DU PARTI DE MARIUS 1 OO · texte numérisé non relu

IV. 7j p. SULPIOIUS RUFUS. TRIOMPHE DU PARTI DE MARIUS 1 OO

qui venait de prendre et de détruire Ilion'. A l'approche de Sylla, les soldats de Fimbria, habitués à une licence effrénée', abandonnèrent leur chef; Fimbria n'eut plus qu'une ressource, se donner la mort'. Son armée se joignit à colle de Sylla. Ce dernier chargea C. Scribonius Curio de rétablir Nicomède et Ariobarzane, puis il adressa un second rapport au sénat*.

On peut féliciter Sylla d'avoir fait passer les intérêts de Rome avant les hitérèts de parti ; en effet il aurait pu hâter davantage la conclusion de la paix'^, tandis qu'il ne voulut pas revenir en Italie pour se venger de ses ennemis avant d'avoir rétabli l'ordre et l'autorité de Rome en Asie^ Il organisa la province d'Asie et la partagea" en quarante-quatre circonscriptions financières- ; aussi peu scrupuleux qu'en Grèce, où il avait confisqué les trésors d'Épidaure, de Delphes et d'Olympie pour frapper de la monnaie ^, il fit payer à la province comme rançon de sarévolte une somme de 20,000 talents, et exigea en outre le paiement en une seule fois des impôts de cinq ans'". Il ne s'occupa nullement de réprimer la piraterie'*, que favorisait Mithridale et qui était le fléau de l'Asie; il était grand temps pour lui de revenir à Rome.

L'ambassade du sénat avait rencontré Sylla au moment où il allait passer en Asie, ou un peu après son arrivée sur ce continent. Sylla avait répondu qu'il se conformerait à la décision du sénat, à la condition que l'on rappelât les citoyens bannis par Cinna, et que lui-même fût replacé dans la situation où il

') App.. Mithr., 53. Dio C, fr. 104, 7 B. Strab., 13, 1, 27. Liv., ep., 83. Obseq.. 56. Aur. Vict., Vir. ill., 70. Gros., 6, 2. Auorust.. 'leCir.dei. 3, 7.

2; Diod., 38, 9. 10.

") App., Mithr., 59. Plut., Sw//., 25. Diod., 38, 11. Strab.. 13, 1, 27. Liv., ep., 83. Aur. Vict., Vir. ill., 70. Gros., 6, 2.

*) App., Mithr., 60.

^} App., b. c, 1. 76. Fior., 3, 5, 11. Aur. Vict., Vir. ill.. 76.

'') App., Mithr., 61. Fior,, 3, 5, 12.

8) Cassiod., a, 670-, p. 622 (édit. Mommsen). Cic, Flacc. 14, 32. ad. Q. frat., 1, 1, 11, 33.

S) App., Mithr., 54. Diod. 38, 7. Plut., Sidl., 12. Luc. 2.

'") App., Mithr., 62. Plut., SulL. 25. Liir., 4. Cf. Ascon., p. 72. Cic, ad Q.Fr., 1, 1, 11, 33.

'•) App,, Mithr., 63. 92. Cf. Cic, m Verr. accus., i, 35.

irîfi T.A DISSOU'TION DK L\ RÉPUBUnlE {IV. 7

était quand il avait quitté Rome; du reste, ajouta-t-il, avec mes soldats, je saurai bien protég^er les citoyens qui sont restés à Rome, et ceux qui so sont réfugiés auprès do moi'. Le sénat reçut cettf réponse peu de temps après l'assassinat de Cinna; il fut tout disposé à se mettre du côté de Sylla, et à subir ses conditions. Mais Carbo s'y opposa ; le sénat de son côté attaqua le consul, et défendit à Carbo de se faire donner des otages par les villes d'Italie comme gage de leur fidélité*. Le sénat consentit cependant à reconnaître, sur la demande de Carbo, le droit de suffrage aux nouveaux citoyens dans le sens de la loi Cornelia; Carbo dut alors faire voter une loi Papiria de novonmi civium sit^/-agm\ Carbo remarqua bientôt qu'il ne pouvait pas faire fonds sur le dévouement des nouveaux citoyens; il fit rendre alors un sénatusconsulte qui visait uniquement Sylla : ut oimies ubiqiie exercitiis dimitterentur'\ Sylla ne parut pas s'en inquiéter. Carbo reprit les préparatifs d'armement pour combattre Sylla; il présenta aussi une loi Papiria de libertinorum siiffragiis, qui reproduisait la seconde partie de la loi Cornelia, à laquelle le sénat avait dû refuser son approbation; en vertu de cette loi, les affranchis devaient être répartis entre les trente-cinq tribus ^ Il réussit encore à faire nommer consuls pour 83 deux partisans de Marins : L. Cornélius Scipio Asiaticus, un arrièrepetit-fils du vainqueur d'Antiochus; pendant la guerre sociale, il avait longtemps défendu .Esernia^ ; le second consul fut C. Norbanus Bulbus, le tribun de lOo qui avait renversé Q. Servilius Ca-pio ; poursuivi en 94 pour les violences dont il s'était rendu coupable, il fut accusé du crime de lèse-majesté; en 88, pendant la guerre sociale, il était préteur en Sicile', et avait empêché les Samnites et les Lucaniens de réaliser leur projet de passer dans l'île*. Carbo fit proroger ses pou-

>) App., b. c, 1, 19.L\v.. pp., 84.

*) Liv., ep., 84. Cf. Val. Max., 6. 2. 10.

^) Liv., ep., 84.

') Liv., ep., 84.

") Liv., ep., 8i.

") App., b, c, 1, 41.

') Cic, in Yen', accus., 5. 4. 8. 3. \9, 117.

*) Diod., 37. 2.

1\, 7j p. SL'LIMCILS RUFU8. TRIOMPHE DU PARTI DE MA.KIUS lo7

\oh's {impenum), et prit la Gaule cisalpine'. On peut encore compter parmi les préparatifs cle la guerre civile rétablissement d'une colonie à Gapoue'; la proposition fut faite pai- un des nouveaux tribuns, M. Junius Bru lu s.

Au commencement de l'année 83 , celle qui vit disparaître la liberté politique de Rome\ Sylla revint d'Asie ; il s'était arrêté quelque temps à Athènes*; il ramenait un<' armée de 30 à iO,000 hommes, qui lui était entièrement dévouée; il débarqua à Brundisium, et arriva sans obstacle en Campanie oii il battit G. Xorbanus près de Capoue, sur le mont Tifata^; pour la première fois, deux armées composées de citoyens romains venaient de se battre en bataille rangée. Après son départ de Rome, Sylla, revêtu de l'autorité proconsulaire, avait séjourné quelque temps dans le sud de l'Italie pour essayer de gagner à sa cause le préteur d'Afrique G. Fabius Hadrianus; il avait échouée A son retour, il vit arriver dans son camp, pour se joindre à lui, Q. Metellus Plus'; ce fut pour son entreprise une excellente chance de succès^ car, après tout, il n'avait pour lui ni le nombre ni la légalité qui faisaient la force de ses adversaires ^ L'exemple de Metellus fut suivi par un grand nombre d'oplimates, par M. Licinius Grassus entr'autres, qui, après avoir vu égorger son père et son frère, s'était réfugié enEspagne'"; il fut suivi aussi par d'anciens partisans de Marins, tels que P. Gornelius Gethegus, que Sylla avait fait déclarer ennemi du peuple romain enSS''. Le fils de Gn. Pompeius Strabo rendit un plus important service à la cause de Sylla; il recruta dans le Picenum, oîi son père avait de nombreux clients, une petite armée de trois légions,

') App.. b. c, 1, 82. Cic, m Verr. accus., 1,13, 3i. *) Cic, deLeg. Agr., I, 33, 89. 34, 92. 36, 98. Cf. pro. Qidnct., 20, 65. 3) Cic, Font., 3, 6 Nieb.

*) Nep., AU., 4.

-) Vell., 2, 24. 25. Liv., ep., 85. Flor., 3, 21, 19. Eutr., 5, 7. Oros., 5, 20. App., b. c, 1, 79. 84. Plut., SuU., 27.

") App,, b. c, 1,80. Liv., ep., 84. Plut., Cmss.. 6.

■>) App., b. c, 1, 80. Cf. 84.

«) Dio C, fr., 106, 2 B.

3) App., b. c, 1, 81-82. Plut., Sidl., 27.

10) Plut., Crass., 6.

") App.^ b. c, 1, 80. Sali., llht., 1, 48, 20 D. Cf. Val. Max.. 0, 2, 1

lo8 LA DISSOLUTION DE LS. RÉPUBLIQUE 'IV, 7

et l'ameua a Svlla' : il paralysa les clToils de Scipioii et de Carbo, dont l'armée était encore supérieure en nombre à celle de Sylla*.

Le consul Scipion vint arrêter la marche de Sylla et de Metellus entre Cales et Teanum. Sylla proposa d'ouvrir des négociations : il voulait, sans doute, déférant au désir du sénat, montrer qu'il avait sérieusement l'intention de mettre fin à la guerre civile , ou bien se donner le temps de corrompre l'armée du consul. Les discussions roulèrent sur les chang-ements que Ton devait apporter dans la constitution pour réconcilier les deux partis ; on parla du rôle du sénat, de la tenue des comices, du droit de cité'. Les négociations furent rompues, parce que l'on exigea que Norbanus signât les conventions arrêtées; mais, au moment où l'on allait en venir aux mains, l'armée de Scipion passa dans le camp de Sylla : elle reprocha au consul d'avoir fait échouer les pourparlers de réconciliation*. On laissa la liberté à Scipion qui dut abdiquer le consulat ; il s'exila volontairement à Marseille où il mourut peu de temps après". Sylla put alors envoyer Metellus contre Carbo dans le nord de l'Italie; il y envoya aussi Pompée qu'il avait salué du titre d'imperator la première fois qu'il l'avait rencontré ; Sylla voulait faire illusion , eu le considérant comme un magistrat régulièrement investi du pouvoir, ce qui n'était pas le cas de Pompée ^

Carbo venait de faire déclarer à Rome Metellus et les autres sénateurs qui s'étaient joints h Sylla, ennemis du peuple vomsÀw, hostes populi romani \ On rapporte ce fait que, pendant son séjour à Rome le Capitole fut incendié (6 juillet) ^ Nor-

>) Plut , fump., 6-7. Diod., 38, 12. 13. App., h. c, 1, 80. Dio C, fr.. 107 B. Zon., 10, 1. Liv., ep., 85. Caes., b. Afric, 22. Vell., 2, 29.

') Cic, de Leg, man., 11,30. Phil., 5, 16, 43 et seq. Val. Max., 5, 2. 9, Schol. Gron..p. 441.

3) Cic . Phil., 12, 11, 27. 13, 1, 2.

*) App., h. c. 1, 85. Plut., Suit., 28. Sert., 6. Liv., ep., 85. Vell., 2, 25. Flor.. 3, 21, 19. Eutr., 5, 7. Sali., Hist., 1, 57 D. Exuper,, 7.

S) Schol. Bob., p. 293. Cic., Sest., 3, 7. Diod., 38, 19.

«) Plut., Pomp., 8.

') App.. b. c. 1, 86. Cf. pour Metellus, 1, 81.

' Plut., Sull.. 27. App., 6. c, I. 86. 83. Dio C, fr., 106, 3 B. Dion.,

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banus dut aussi faire un séjour à Rome avant de se rendre dans l'Italie du nord' : il présida les comices où furent élus les nouveaux magistrats. Les consuls furent Cn. Papirius Carbo, consul pour la troisième fois, et le jeune C. Marins qui n'avait pas encore Tâge exigé par la loi". Les pouvoirs de Norbanus furent prorogés'. Le nom de Marins suffit pour rallier un grand nombre de vétérans qui avaient servi sous le vieux Marins \ Sylla passa le reste de l'année dans l'Italie méridionale oii il organisa ses forces^ Il négocia avec les alliés, promit de respecter leur droit de cité et de leur reconnaître le droit de sutfrage dans les 3o tribus : Sylla approuva donc la loi Papiria de 84. Il ne fit une si grande concession que pour détacher les alliés du parti de Carbo, et les décider à le soutenir''. Dans le nord, on livra des combats qui ne furent pas décisifs ' ; Sylla réussit encore à semer la trahison dans l'armée de Carbo, et à la désorganiser. Son questeur, qui devint si tristement célèbre plus tard, C. Verres, s'enfuit auprès de Sylla en emportant la caisse de ^armée^ Sylla était maintenant certain de la victoire; il fixa les jours auxquels ses ennemis auraient à répondre de leur conduite devant les tribunaux deRome^

En 82, sous le consulat de Carbo et de Marins, le sénat fut obligé de faire fondre les ornements des temples pour payer la solde de l'armée qui soutenait le parti de Marins'". Après un hiver rigoureux, les opérations militaires furent reprises : C. Marins fut battu à Sacriport, et dut se réfugier dans Pré-

4, 62. Cic, in Vevr. accus., i, 31, 69. Cal., 3, 4, 9. Tac, Hist., 3, 72. PJin., ». /(., 33, 1, 5, 16. Cassiod., a, 671, p. 622 (édit. Mommsen).

1) App.. b. c. 1, 86.

2) Liv., ep., 86. VelL, 2, 26. Aur. Vict., Vir. /«., 68. App., h. c. I. 87. CF. Sali, Hist., 1, 24 D.

3) App., b. c, 1, 90, *) Diod., 38, 15.

^) App., b. c, 1, 86.

*) Liv., ep., 86. Cf. Exuper., b.

'■) Plut., Sull.,21. Liv., ep., 85.

*) Cic, m Verr. accus., 1, 12, 34 etseq., 1, 4, 11, 1, 30, 77. 3, 76, 177. Ps. Ascon., p. 129. 158. 168. Schol. Gron. p. 387. 390. ») Liv., ep., 86.

">) Val. Max.. 7,0. 4. CF. Plin.. n. h.. 33, 1. 5, 16.

IHU LA blSSOLLTlUN UE LA ISÉI-LHLIQLE [l\. 7

iiestei. A Home, le préloiir L. Juiiius Brutus Damasippus rxécuta un ortlre qui avait déjà été communiqué à C. Marins: pondant une séance du sénat, il fit égorger les optimates les plus en vue : C. Papirius Carbo Arvina, qui, quoique cousin du consul, défendait le parti des nobles ; L. Domitius Ahenobarbus, qui après avoir été un préteur sévère en Sicile", était devenu consul en 94: P. Antistius, beau-père du jeune Cn. Pompée, et enfin le vénérable Q. Mucius Scévola, consulaire e» grand pontife". Ce furent les dernières exécutions faites par les successeurs de Marius ; Sylla, laissant la direction du sièg;e de Préneste* à son lieutenant Q. Lucretius Ofella (un ancien partisan de Marins", rallié à sa cause), entra enfin dans Rome. 11 ne dut pas y faire un long- séjour; Carbo et Norbanus, vainqueurs de Metellus et de Pompée^ parce que leur armée étail plus nombreuse, venaient secourir Préneste : il fallut les arrêter et les battre. Pendant les quelques instants passés à Rome, Sylla eut le temps de faire décréter la vente des biens appartenant aux partisans de Marius qui avaient quitté la ville : il convoqua aussi une assemblée, et barangua le peuple pour le gagner à sa cause .

Sylla marcba vers le nord et livra à Carbo la bataille indécise de Clusiuni*. Grâce au zèle déployé par Metellus, Pompée , M. Licinius Crassus , P. Servilius , M. Lucullus'' , la campagne fut malheureuse pour le parti de Marius ; Carbo, perdant tout espoir de sauver Préneste, abandonna son armée, et s'enfuit en Afrique '^^; Norbanus, triihi à Ariminum, par

. ') App., b.c., 1, 87. Plut., S»//., --'8. Liv., ep..87. Flor.,3, l'i, 23. Aur. Vict., !«•./«., 68. Oros., 5, 50.

') Cic, m Verr. accus., 5, 3, 7. Val. Max., G, 3,5.

') App., b. c, 1, 88. VelL, 2, 26. Liv., ep., 86. Fior.,3, 2i, 20. Gros., 5, 20. Cic, Brut., 90, 311. de Or., 3, 3, 10. Nul. deor., 3, 1^2, 80. ad Fam., 9, 21. 3 Diod., 38, 20. Plut., Pomp., 9. Val. Max., 9, 2, 3.

■•) Vell., 2, 27.

») App., b. r.,1, 88. Dio C. fr., 108 B.

■) App., b. c, 1, 89. Liv., ,p., 87. Eutr., ô, 8.

") App., b. c, 1. 89.

») App., b. c, 1,89-92. Plut., Sutl., 28. Crass., 6. Liv., rp., 87. 88. Vell.. 2, 28, Gros.. 5, 20.

i«) App., b. c, 1, 92. mut., Sull., 28. Eutr., 5, 8. Sali.. Uis(., 1, 28 D.

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P. Tiillius Albinovanus ', gaf>-na Rhodes*; quand Sylia exigea des Rhodieiis qu'il lui fût livré, Korbanus se donna la mort'. Pendant ce temps, Ponlius Télésinus, M. Lamponius et Gutla amenèrent une armée de Lucaniens et de Samnites au secours de Préneste*; Sylla les éloigna de Préneste; alors ils marchèrent droit sur Rome; sous les murs de Rome, ils firent leur jonction avec les derniers détachements de l'armée de Carho, commandés par L. Junius Brutus Damasippus, G. Albius Carrinas et >Iarcius\ Sans M. Licinius Crassus, qui, avec l'aile droite de l'armée syllanionne^ repoussa les Italiens jusqu'à Antemnœ, Sylla n'aurait pu arriver à temps pour sauver Rome vouée à la destruction par les Samnites, et la sanglante bataille livrée le 1"' novembre devant la porte Colline, lui aurait fait perdre le fruit de tous ses efforts et de ses patientes négociations ^

Le parti de Marins était définitivement vaincu, et avec lui venaient de succomber les derniers défenseurs de l'indépendance italienne. Sylla, avec son armée victorieuse, maintenant sans rival, chef unique et incontesté des Optimales, pouvait se faire nommer dictateur; il pouvait même substituer à la république la forme monarchique, avec l'appui du peuple, mùr pour la servitude. Sylla n'en fit rien; il préféra sans doute consacrer les dernières années de sa vie politique à poursuivre dans des négociations délicates, la réalisation d'une réforme qu'il aurait pu accomplir brutalement en profitant de sa victoire maintenant complète sur ses ennemis; il préféra aussi s'adonner librement aux plaisirs, plutôt que de s'imposer les fatigues d'une révolution monarchique; ou plutôt son ambition fut contenue par le respect des traditions conservatrices de lapohtique des nobles. Il se contenta du titre de dictateur, et employa son autorité absolue à discipliner les optimales.

. ') Ps. Ascon., p. 168.

2) App., b. c, 1,91.

») App., b. f.^ J,91. Liv., ep., 89.

') App., b. c, 1, 90.

5) App., b. c, 1,92.,

6) App., b. c, 1, 93. Plut., Su//., 29. 30. Crass., 6. Vàv., ep., 88. Vell., 2, 27. Flor., 3, 21, 23. Oros., 5, 20. Eutr., 5, 8. Aur. Vicl., Vir. ilL, 75.'

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