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bulle d’or, le fils d’un candidat, âgé de douze ans, qui dansait, avec des crotales, une danse qu’un esclave impudique n’aurait pu danser sans déshonneur'. »
Et ce n’étaient ici que les commencements de la dégradation. A la mollesse s’ajoutèrent les vices, et aux vices les crimes; la débauche enfanta des forfaits auparavant inconnus, et il fallut instituer une multitude de tribunaux, comme pour égaler la nouveauté des forfaits. Et, dans cette élfange invasion de crimes, commencèrent à paraître les délateurs, sorte de scélérats qui se cherchaient des complices dans les juges. Une loi fut nécessaire pour arrêter cette hideuse sorte de malfaiteurs, qui rendaient l'innocence suspecte et la justice infâme a.
Dans cette horrible décadence un indice est trèsremarquable, c’est que le citoyen romain cessa d’ètre sacré. On vit le tribun l'rocilius tuer un citoyen dans sa maison, et Cicéron, le grand déplorateur de tous ces abaissements, put écrire à Àtticus, «que la brigue, les rapines de tout genre, les attentats contre la république ne faisaient plus d'impression sur les juges, et que, pour être absous, c’était assez désormais de ne pas tuer un homme dans sa maison; quoique, à la rigueur, un
* Macroli., II. 10. Ex Oral, conlrn loges Tib. Gracchi.
* Cm ., firo llosc. — Loi Meimnia un Itcnnia.
INTRODUCTION. tdf
' semblable meurtre ne fut pas trop condamné, puisque sur cinquante voix il y en avait eu vingt-deux favorables au meurtrier 1 ».
Ainsi tout s'en allait, même l’orgueil de la liberté, même le sentiment du droit personnel, même la sécurité de la vie.