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uns de ses moments. Il se proposa en la publiait; d*établlr , comme un point d^hîstoire littéraire , que c^était k cet opuscale du philosophe de Samosate qu^Apulée avait dû Tidëe de son Ane d'or.
UHistoiœ de Florence est le dernier, comme le plus grand et le meilleur ouvrage de Poggio. ^le est divisée en huit livres > et comprend la por* tion la plus intéressante des annales de la libierté florentine ; elle s'&end depuis i35o jusqu'à la paix de Naples, €h i455. L'emploi qu'il remplissait dans la république lui ouvrait toutes les sources y ev il sut en proBter ; mafis il ne put terminer entièrement cet important ouvrage (i). Il raoaru( le 3o octobre 1459, et fut enterré avec beaucoup de magnilicence dans l'église de Ste. Croix. Ses en&nts (a) obtinrent la permission de suspendre
•(i) V Histoire de Florence^ écrite par lui en latin, fut achevée et' traduite en italien pat Jâcc{ues Braccwlini^ Tan desesfils. Cette traduction ^imprimée à Venise, ^ij^f în-fol.^ et réimprimée plusieurs fois, fut seule connue pendant longtemps. 1/ original latîn ne fut publié à Venise qu'en I7i5y par J.-B. Recanatiy avec des notes et une Vte de Pn^Oj qui n'a d'autre défaut aue d'être trop ccHirte.
(2) 11 laissa de son mairiage cinq garçons et une fille; l'aîné des garçons se fit moine ; le second et le quatrième {H^lrenl aussi l'état ecclésiastique , mais restèreni séculiers, et pos^ sédèrent plusieurs cîiarges à la cour de Aoihe. Le troisième, sommé Jacopo , traducteur de l'Histoire Florentine y étant entré au &erYi«e du cardinal ^iario 9 se trou?a impliqué^ en
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portrait (i) dans une des salles publiques du ais ; et ses concitoyens lui érigèrent , peu de •emps après, une statue , (jui fut placëe k la façade e Fcglise de Santa Maria delfiore (2). 11 mérita us ces honneurs rendus k sa mémoire , par son rdent amour pour sa patrie , dont il eut toujours cœur la gloire et la liberté , par Fétendue de ses onnaissances et par la supériorité de ses talents, aigreur et Temportement de ses invectives ve- -xudent de la même source que l'exagération et Ten- ^ousiasme de ses éloges , c^est-krdire , d*un espril ^ui se portait toujours aux extrêmes et ne voyait xien modérément. La liberté de ses mœurs pendant la première partie de sa vie , et la licence de ses ^itSy justement blâmées aujourd'hui , étaient \ peine remarquées dans son siècle. Elles ne nuisirent ni à la considération dont il jouissait à la cour
1478 , dans la conspiration des Puzzi contre les Médicis , et fut un des conjurés pendus par le peuple aux fenêtres de THôtel-de-Ville. Le cinquième enfin , nommé Philippe f le maria , mais ne laissa que des filles.
(i) Il était peint par Antoine PoUajuoîo. ycrj, Vasarij éd« de Rome , 1769 y in-4'^. , t. 1 , p. 438.
(2) La destinée de cette statue est assez remarquable. Dans des changements faits en 1S60, à la façade de Ste.-Marie,' par François, grand-duc de Toscane ^ elle fut transportée dans un autre endroit de Védifice , et elle y fait maintenant