‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 101 sur 384 · p. 966.968. nntrprnpn| 969 | Genn. ibid. dUliemeni · texte numérisé non relu

p. 966.968. nntrprnpn| 969 | Genn. ibid. dUliemeni

Ado, ibid. \\ s'agit maintenant de montrer que Léporius le Gaulois ,

et le Prêtre d'Hippone de ce nom est la même personne. Pour y réussir avec succès, il n'y a qu'à rapprocher leurs portraits l'un de l'autre. Celui qui fait le sujet de cet article étoit Gaulois, et avoit fait profession de la vie monastique, avant que de passer en Afrique. Il quitta les Gaules sa patrie, comme nous avons dit, et se retira auprès de S. Augustin. Il y amena avec lui quelques personnes qui avoient, comme il paroît, suivi ses erreurs, et deux desquelles Domnin et Bon cass. 1. 1. c.4.P. signèrent l'acte de sa rétractation. ' Il fut ensuite revêtu du 969 1 Genn. ibid. sacerciocei comme nous l'assurent Cassien et Gennade.

Or tous ces traits se trouvent à la letre dans le portrait du Prêtre d'Hippone. On ne peut pas en disconvenir pour le nom, la qualité de Moine, et la dignité de Prêtre. On va

convenir

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convenir aisémenl du reste. S. Augustin dam le second de A Serm ses Sermons sur la vie et les mœurs de Bes Clercs, prêché ven i^.'i ou '»-('). faisan! l'éloge du Prêtre Léporius, dit bien clairement qu'il étoif étranger, ce qui convient à un Gaulois

à l'égard de? gents d'Hippone auxquels le Saint parloit. Il

ajoute qu'il étoit déjà Moine, lorsqu'il l'avoit reçu. Qu'il avoit quitté ses biens ailleurs qu'à Hippone ; et qu'enfin il avoit avec lui des gents de son païs. Presbytennn Leporium. . . . apiid stioshonestissimo loco nattant, tamenjam Deoscrvientem, cunc(n qwB habebat relictis, ùwpem suscepi. . . . Hic non ferit. En faut-il davantage pour reeonnoîtreici le portrait de Léporius le Gaulois? Assurément il seroit bien extraordinaire de voir en même temps deux Moines de même nom quitter leur païs, accompagnés de quelques autres ou parents ou compatriotes, pour se retirer dans le même endroit, et les y voir élevés à la même dignité ecclésiastique.

11 est vrai qu'un très-habile homme pour infirmer, ou plutôt pour prévenir ce raisonnement, raisonne d'une autre manière. S. Augustin, dit-il. paroît si bien informé de ce que rai. ibid. p. 1039. Léporius avoit fait en ce temps-là, et de sa naissance même, qu'il est aisé de juger qu'il étoit d'Afrique et non point des Gaules. Il dit que ce Léporius avoit établi un monastère à Hippone pour les siens qui y servoient Dieu dans l'état monastique. Est-ce qu'il avoit fait venir ses parents des Gaules? Non, répondons-nous; et le mot suis qu'emploie S. Augustin, ne signifie point ses parents, mais ceux de sa compagnie qui l'avoient suivi en Afrique, et du nombre desquels nous sçavons qu'étoient Domnin et Bon. Pour ce qui est de la connoissance qu'avoit S. Augustin, et de la naissance, et des principales actions de Léporius, elle ne suppose nullement que ce Prêtre fût Africain, puisque les propres termes de S. Augustin le représentent comme un étranger. Elle suppose seulement que le Saint en avoit été fort bien instruit, soit par Léporius même, ou par ceux de sa compagnie depuis le temps qu'ils étoient à Hippone, soit par les Evêques des Gaules à qui saint Augustin avoit écrit au sujet de Léporius, qui d'ailleurs fit assez de bruit en ce temps-là pour n'être pas inconnu dans le lieu de sa retraite, où il a paru davantage.

Après cet éclaircissement nous devons entendre de Léporius Gaulois, tout ce que S. Augustin dit de Léporius Prêtre de l'Eglise d'Hippone, puisque c'est le même. ' Selon ce Au-, ibid.

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