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iiu«- encore plus illustre par sa pieté, qu'elle ae le pouvait être par les avantages de la fortune el de la naissance. ' Us ssez bug-temps ensemble sans a oir d'enfants. Enfin ils eneurenl un qui mourut aussi-tôt, et qui fui enterré à-Gomplute. 11 pareil par-là qu'ils étaient dès lors en Espagne, où l'un ou l'autre pouvoil avoir des terres. Os ne tardèrent
à vivre dans une parfaite continence, que S. \ Justin a . - n. *. loûeen eu?( vers l'ai in exemple aussi instructif
(|u'<rlat;uii. Thérasie devenue par-là la sœur uV Paulin," le idai.und. >iiin\ ne rougissoil point de là joindre avec lui à la tête de ap:,Nl'
res, même en écrivant à des Evoques, ni'les Evêqu* - ». |ep.
de leur répondre de la même manière, et de saluer Thérasie M* , \-v b in mari. L'on trouve d- - - - de cette pratique
jusqu'en i-dS ou 400 ; et il semble que Thérasie ne vécut pas au d. -là de ce terme 11 parott au moins comme certain qu'elle n'étoit plus au monde en 413, lorsque7 S. Paulin écrivit a Paai.ep. st.n. t. S. Eucher et à Galla sa femme, qui l'avoit suivi dans .-a retraite -• de Lero. Car il ne la nomme point dans le titre de sa letre ; et l'on ne doit pas douter que si elle eût encore vécu, il ne l'y auroit pas oubliée, et qu'il en auroit usé, comme il faisoit en d'autres occasions qui ne l'y invitoient pas comme celle-ci.
'Paulin dès son jeune âge se trouva engagé dans le tumulte ep.5. n.4. du Barreau, et se vit élevé à diverses charges considérables. ' Il fut même Consul avant Ausone son maître qui lui procura Ans. ep. 20. P. cette dignité, la plus grande qui fut alors dans l'Empire pour ££ ' ep- 2I p" un particulier. Mais comme son nom n'est point marqué tih. ibi-i. p. 8. dans les Fastes, il faut qu'il ait été subrogé, soit à Yalens mort en 378. soit à quelque autre Consul ordinaire. On le regarde comme l'unique Consul Romain, que Dieu ait rendu vénérable à son Eglise par une sainteté certaine et évidente. Paulin exerça aussi, comme l'on croit, la charge de Consulaire de la Campanie, et fit alors sa résidence à Noie, où il conçut cet attachement religieux, qu'il fit depuis éclater pour le tombeau de S. Félix.
Outre Ausone qui était alors en grand crédit à la Cour, ' il avoit beaucoup d'autres amis dans le monde, entre lesquels Paul. ep. ii.n. s. le plus intime comme le plus illustre fut S. Sévère Sulpice.' Il Iffl. ibid. p. 9. ne faut pas s'étonner que Paulin eût un si grand nombre d'amis; pui-qu'à l'esprit, à la science, aux richesses, aux dignités, et aux autres avantages extérieurs qu'il possedoit, il joignait beaucoup d'autres qualités qui le rendoient considérable et
V SIECLE
digne «IV'liv aime des gQO.1 . <i ' Jn m iifii r. Car cette pi nd. m ■<■. celte politesse, cHi fidélité^ que les plus grands hennins de son siècle ont louées eu lui aussitôt après sa conversion, y \ju ep.ai.r.668. paroissoient sans doute dès auparavant. ' Aiupone ivli-\e en effet la noblesse de son cœur, qui préféroii La satisfaction de
i,,m. a. g. ses amis à la sienne propre; ' il l'Auteur de s;i \ic r< niar-
que qu'il fut toujours doux et bien faisant, durant le temps même qu'il étoit dans la vanité du siècle.
Pautep. .';. a. 4. ' Paulin louclié de Dieu, pensa sérieusement à se dégage? du tumulte du Barreau et de l'embaras des afîaires publiques; en un mol à se détacher entièrement du monde, et se consacrer sans réserve au service de .1. C. Alin d'avoir plus de
Tili. ibid. p. 13. facilité d'exécuter une si sainte et si généreuse entreprise, ' il se retira en Espagne vers 389 ou 390, et y passa au moins quatre ans, jusques vers le printemps de l'an 394. On ne
p. 72*.782> sçait pas bien le temps 'précis de son baptême ; ' quoiqu'il y
ait beaucoup d'apparence qu'il le reçut avant sa retraite en
Paul. ep. 3. n. 4 1 Espagne. ' 11 est au moins certain qu'il fut baptisé à Bour-
ep. 20. n. g. deaux, par le ministère de S. Delphin Evêque de cette Ville.
ep. 22. n. 3. ' En renonçant au monde il renonça pareillement à toute
étude profane, et ne fit plus usage de sa plume, que pour traiter des matières de pieté, ou entretenir l'union toute Chrétienne qu'il avoit avec les plus saints personnages de son
Aus. ep. 23. 24. temps. En vain ' Ausone dans plusieurs letres qu'il écrivit à
25. p. c7o-698, notre Saint durant sa retraite, emploïa et tous les traits de l'amitié, et tous les reproches d'un ami et d'un maître qui se croïoit offensé, pour détourner S. Paulin de son pieux dessein, et le rappeler, ou dans son pais, ou du moins à l'amour
Paul. car. io. v. de la Poésie. ' Le Saint ne lui répondit que pour lui faire comprendre qu'un cœur, comme le sien, consacré à J. G. ne devoit plus être ouvert aux inspirations d'Apollon et des
v. 33-36. Muses; ' et que Dieu nous défend de perdre à de vains amu-
sements un temps, que nous ne devons emploïer qu'à accomplir ses préceptes, et à nous rendre dignes de participer à sa gloire.
Paul. eP. i. n. io. Cette vie admirable que menoit S. Paulin, porta ' le peuple de Barcelone à le demander pour Prêtre ; et quelque répugnance qu'il eût pour cette dignité, il fut obligé de céder
ep. 3. n. 4. à la violence du peuple. ■ 11 fut donc ordonné comme mal-
Paui. in. P. 38. gré lui par Lampius ' à la fin de l'an 393, comme l'on croit.
Tii. h. e. t. 4. p. L'année suivante il se retira à Noie ' pour tout le reste de ses