EVE QUE DE NOM
jetifs, Depuis le premier volage qu'il y avoil fait vers l'an
WîS),' il s'étoit consacré à S. Pelii et lui avoit dédie ses VtièttJ |.,„i. , „ ,; , ri son oœur. : ' '
S. Paulin dans sa nouvelle retraite, qui étoil à un grand quart de lieue de la Ville de Nolë , redoubla sa pénitence - premières austérités. Là dans une pauvreté si entière, '•qu'il manquolt quelquefois de sel par indigence, il menoit ep. 39. n la vie d'un Moine, couvert d'un sac de poil de chèvre fort ^8n|'Jj rude, qui ne le oouvroit que pour le piquer, jeûnant bres- li1,1M ;,,! ,.!'', 1 que toute l'année jusqu'au soir, et ne se nourrissant que de légumes! ' Telle étoit la Bainteté, telle étoil la pauvreté \olon- kag. deciv. 1. 1. taire de cet homme autrefois si puissamment riche : ex opu- c' 10' lentissimo divite voluntate paupcrrimus , et copiosissime sa/iftus.
Quoique S. Paulin eût renoncé à l'exercice des belles Letres, il ne put néanmoins refuser aux instances d'Endéle- ep. as. n c. que son ami, qui étoit Chrétien, de composer le Panégyrique de l'Empereur Théodose; il l'envoïa aussi-tôt à celui qui l'avoit porté à y mettre la main, puis à S. Sévère Sulpice, 'et à S.Jérôme. Ce dernier en prit occasion de lui écri- Hier. ep. 49. p. re sa belle letre, qui porte pour titre, De la conduite d'un Moine. Il avoit sans doute appris, soit de la letre de S. Paulin, soit de Vigilance qui en étoit le porteur, que nôtre Saint avoit embrassé ce genre de vie ; et il paroît qu'il étoit averti que son humilité le portoit ' à se juger indigne d'étudier raui. ep. 43. n. 3. l'Ecriture Sainte, pour en pénétrer les mystères. ' Car S. Jéro- Hier. u>id. p. 567. me dans la même letre le presse beaucoup de s y appliquer ; et pour l'y déterminer il ne craint pas d'avancer, que s'il joignoit l'étude et l'intelligence des livres sacrés à la solidité de son jugement, et à son éloquence, il n'y auroit rien de plus beau, de plus sçavant, de plus agréable, de mieux écrit que ses ouvrages. Peu de temps après le même S. Docteur voulant entièrement convaincre S. Paulin de l'importance de l'avis qu'il lui avoit donné,' lui écrivit une letre exprès sur le même sujet, ep. 50. p.» sous le titre, De l'étude des Saintes Ecritures. Ces exhortations réitérées vainquirent enfin l'humilité de S. Paulin. Il s'appliqua depuis à cette étude avec tant de succès, ' que le ep. 51. p. bin même S. Jérôme lui écrivant en 398, le reconnoît pour un homme sçavant, et aussi instruit de la science des livres sacres, que des letres humaines.
S. Paulin cependant conserva toujours dans cette étude une certaine défiance dû ses propres lumières, et de sa ca-
\ SIRCLE.
isi s. pailin,
parité. Dana les difficultés qu'il y rencontro^ il sfvotîl féru,i ,.|,. mi. h. -i. cours .1 cni\ qu'il croinil |ilns éclairés que lui. ' Il s'adivs-oil ' '' ''' < >ril i iku ici lient à S. Augu>liii cl a S. Jérôme. et nOUf ;i vous
encore un assez grand nombre de questions qui] leuti proposoit sur divers endroits de l'Ecriture, qui lui pacoissoienl les plus difficiles à entendre.
L<e séjour que lii nôtre Saintau tombeau de S. I;élix, cl leigrand nombre de personnes <!<■ pieté qu'il y aflirqit detoun tes parts, servirent beaucoup à accroître le culte du S. J\lar- Paai. car. 18. v. iw\ ' Lorsqu'il s'y relira, il y avoil qualrc à cinq Basiliques qui ne suffisoient plus à l;i niullilude du peuple qui alloit ('1'- M- "• l0, à<v tombeau» ' Le Saint en lit bâtir une nouvelle d'une struc- K'i car. ^."t! Im'r m('m'' lieuse,' avec des peintures qui représentoient 514-M8. Tilisloirc de l'ancien Testament, et des inscriptions qui eH
expliquaient chaque sujet. C'étoit alors une chose asn/, extraordinaire d'orner ainsi de peintures les Eglises; mais S. Paulin crut le devoir faire en faveur des païsans qui ne sçacar. 2t. v. 383- voient pas lire. ' Il fit aussi divers embellissements à l'ancien- »A't. c. 13. n. i. ne Eglise de S. Félix; " et on y lit encore aujourd'hui une inscription en vers, mise sans doute par S. Paulin même, laquelle porte qu'on l'avoit rendue et plus grande et plus claire.
Après que saint Paulin eut mené l'espace de 15 ans un genre de vie aussi saint et aussi austère, il fut enfin choisi pour Tiii.i. n. p. 130. gouverner le peuple de Noie. ' On l'en ordonna Evêque, ou à la fin de l'an 409, ou au commencement de l'année suivante. Il est aisé de juger de quelle manière il se conduisit dans l'Episcopat, par la conduite qu'il avoit tenue dans le Uran. n. g. Sacerdoce. ■ Il y chercha non à se faire craindre, mais à se faire
aimer de tout le monde. Quelque exact qu'il fût dans l'examen de la justice, jamais il n'en sépara la miséricorde, et fut 2. o. toujours indulgent dans la punition des coupables. ' Toutes
ses vues tendoient à la paix et à la charité. Il avoit une sollicitude continuelle pour les misérables, une tendresse pleine de compassion pour les infirmes, et une bonté sans bornes pour toutes sortes de personnes. Tout le monde avoit part à ses faveurs, et à ses libéralités, qui étoient si immenses qu'elles ' s'étendoient au-delà des limites de son Diocèse. Il n'y avoit point de païs si éloignés, il n'y avoit point de lieu si désert, où ne se répandît le torrent de ses bienfaits ; les mers mêmes n' étoient pas capables d'en arrêter le cours.
Peu
EVÉfi-U-E DE NOLE ls:i
Peu de temps etprèB Bon élévation à l'Episcopat, il etil la douleur de \toir la prise el le sac de Noie par les I lots, ■ qui ty, rfr. i. u c. s'riani rendue maîtres de la ville de Rome au rhois d'Aoûl '"; " [• • ■Mo, '• allèrent uavagèr la Campait. r Saint Paulin fut prié i. lui-même : mais il n'y a pas d'appaîfen se dé rapporter à celle ! PhUoit. i. i occasion, et néanmoins m us n'eu voïofts poini d'autre à fa- ,;)„i.
quelle puisse convenir le trait héfoique de sa charité, ' uni, Greg ,,,, , dit-on. le porta à se vendre lui-même pour racheter le fils uni- ' que d'une pauvre veuve.
L'histoire ne nous fournit presque aucune action particulière de l'Episcopat de S. Paulin. ' On croit cependant qu'il P Ht. c. .1. eut quelque part à ce qui se fit à Rome, et à Ravenne contre les Pélagiens au mois d'Avril 418. Une des suites de celte affaire fut la déposition du fameux Julien Evêque en Campante. ' L'année suivante S. Paulin fut prié avec plusieurs au- c. m. n. 1. très Evèques de se trouver à Ravenne, pour tâcher d'éteindre le schisme qui divisoit l'Eglise Romaine depuis la mort du Pape Zosime; ' mais il s'en excusa sur la foiblesse de sa l'.ar. .m. <n9. n. santé. Le Concile n'aïant point eu le succès que l'on en at- 17' 18' tendoit, on en indiqua un autre plus nombreux à Spolette pour le 3e jour de Juin. ' S. Paulin lut encore pressé d'y assis- n. 17. ter, comme le plus digne de déclarer ce qui sA devoit faire selon la Loi de Dieu et la discipline Apostolique. ' Mais le Paul. ni. c. 52. n. schisme aïant été éteint par une autre voie dès le mois d'Avril, S. Paulin fut dispensé d'entreprendre ce voïage.
Enfin Dieu voulant couronner une vie si sainte, et si remplie de mérites, appella à lui ce grand Evêque ' le 22e jour de u»n. n. 1-2. Juin, sous le Consulat de Basse et d'Antioque, c'est-à-dire l'an 431; étant à peu près dans la 78e année de son âge. ' Il a. 3. mourut d'une violente douleur de côté. • Toute l'Eglise fut »• *• s. touchée de la perte d'un teP Evêque. Les Juifs et les Païens mêlés avec les Chrétiens, accoururent à ses funérailles, aïant leurs robes déchirées; et tous crioient d'une même voix, qu'ils avoient perdu leur patron et leur protecteur. ' Son corps 0. t. fut enterré dans l'Eglise de S. Félix. ' d'où il a été transféré de- Paul vit. c. 54. n. puis à Rome dans l'Eglise de S. Barthelemi. Dès son vivant ou le révéroit comme un Saint; ' et depuis son décès on n'a Oran. »• s. point cessé de le regarder comme tel. ' L'Eglise l'honore en- Paul. vit. c. 53.n. core en cette qualité au jour de sa mort, auquel sa fête est marquée dans tous les Martyrologes. Urane l'un do ses disciples a écrit la relation de sa mort. C'est l'unique ou-