Tome II. Ce
V SIECLE
202 URANE,
c~^ — .. , -, n , Aper, ' dont S. Sévère Sulpice fait mention dans ses Dialo- Sah 6pi 7 ,, giies. Mais ce pourroil bien etue cei Aper n < j 1 1 1 aalvien -1-' -' l adresse sn septième [être.
URANE,
Prêtre de l'Église de Ko le.
nar. ai. 43i. p. 'ttRANE, Disciple de S. Paulin Evoque de Noie, 620 1 Paul, mit p. U paroit à plusieurs Sravanls èlre le même que celui dont il est parlé dans la 1(.V letre de ce Saint; et cette opinion n'est pas sans beaucoup de fondement. En effet la relation qu'Urane nous a laissée de la mort de S. Paulin, fait voir qu'il avoit de grandes habitudes dans les Gaules. 11 pou- Paui.ep. 19. n. i. voit être de Bourdeaux, ou des environs. ' S. Delphin Evêque de cette Ville le chargea vers l'an 400 d'une de ses letres pour S. Paulin, déjà retiré à Noie. Urane laissa passer tout l'été n.a. sans faire sa commission : ' ce qui fit que S. Paulin se plaignit
vu. c. 54. n. 2. amèrement de lui en écrivant à S. Delphin. ' Mais il se put faire qu'Urane rentrât depuis dans ses bonnes grâces, et qu'il méritât son approbation et son amitié. Il se retira même à Noie auprès de lui, comme firent quelques autres Gaulois de Iran. n. 4. i2. sa connoissance, ' et se trouva présent à sa mort en 431 . ibid. pr. i n. 12. ' Pacatus, Poète Gaulois dont nous parlerons bien-tôt, aïant dessein d'écrire la Vie de Saint Paulin, écrivit à Urane qu'il connoissoit particulièrement, comme étant de même païs, selon toutes les apparences, pour lui demander la relation de la mort du S. Evêque : Urane se rendit à sa prière, et n. i. dressa l'écrit qu'il lui demandoit. ' Il le commence à la vi-
site que deux Evêques rendirent à S. Paulin trois jours avant Paul. vu. c. 3Î; qu'il mourût. 'Cette circonstance a fait croire à quelques "u.1 p!1^"' E- Ecrivains, qu'Urane étoit plutôt du Clergé de l'un de ces deux Evêques, que de l'Eglise de Noie. Mais il paroît qu'il n'y a point là d'autre mystère, sinon qu'Urane entreprenant d'écrire la relation de la mort de S. Paulin, la commença à cette visite, comme à une époque remarquable, que Pacatus ne devoit pas ignorer, ibid. i tigh. t. g. ' On convient néanmoins que ce peut être un Urane Prêp" ' tre, enterré à Noie dans le Cimetière de S. Félix le 22e jour
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de Décembre, comme on l'apprend de son Epitaphe qu'Ughel-
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'Urane rtoit revêtu de la dignité de Prêtre, que lui donne dim. p . n. 4. cette epitaphe, dès le temps qu'il écrivit sa relation. Il porte effectivement ce litre à Ifl tète de l'écrit : et lui-même qualifie sou très-cher fils, Pacatusà qui il l'adn
L'ouvrage d'Urane, quoique fort court, a été célèbre dans p»oi. vu. it>id. l'antiquité. S. Isidore de Seville le marque dans son catalogue i«id. Scrip. Bed. des Ecrivains Ecclésiastiques. S. Grégoire Pape en cite un en- £ *' dial . B it droit dans ses Dialogues ; ' et S. Grégoire de Tours, sans en Greg. t. gi. tau. nommer l'Auteur, dit qu'il avoit une grande relation sur la c-100-p-990mort de S. Paulin. L'apparition de S. Janvier et de S. Martin dont il parle, ' et qui est rapportée dans Urane. fait voir que uran n. 2. c'est le même ouvrage qu'il désigne.
Surius paroît être le premier qui a publié cette relation. sur. *2. Jon. p. Mais il s'y est glissé une faute grossière dans le nom de Pa- 733~736catus à qui elle est adressée, et qui y est nommé Paratus. Le Bon. a. Jun. p. P. Chiffîet l'aïant revùë sur un manuscrit de Troïes. plus 193- n- Tcorrect que l'imprimé de Surius. la donna de nouveau dans son recueil intitulé PauHnus ilïmtratus. ' C'est de là que les p. 198-200.1. continuateurs de Bollandus l'ont fait passer dans leur grand ouvrage. ' et que le dernier éditeur de S. Paulin l'a prise paui. t. 2. p. upour la placer à la tête de la vie qu'il a composée de ce U8- Saint.
' Urane ne regarde son écrit que comme des mémoires, i>an. pr. I n. 12. pour servir à l'Histoire entière de la vie de S. Paulin, que Pacatus avoit entrepris d'écrire. ' Le style en est simple, clair Du Pin, bu>. t. 4. et net, dit M. Du Pin. qui ajoute que c'est tout ce qu'il a p' de bon. Et que faut-il autre chose dans une relation où l'Auteur s'est borné à rapporter les circonstances de la mort du Saint dont il a voulu parler? L'écrit est même d'autant plus estimable, qu'il est l'unique histoire originale que nous aïons sur S. Paulin.
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