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(1rs Saints, soit en nriïrillaiil ce qu'il «n appreuoit Je plus 197. propre à s'édifier OU à édifier 1rs autres. ' Dans )e cours de ses
voiages il p;issaa G&rthage en Afrique, pour rendre -es devoirs au Tombeau deSainl Gyprien. ' Dès la première fois qu'il fut en Palestine, il avoit eu Le bien de connoître Saint Jérôme à Bethléem; et à la seconde fois il demeura six mois entiers auprès de lui. Il fait un éloge magnifique de ce Père, à qui il laissa une partie de sa famille qui l'avoil suivi malgré lui dans son voïage. Il proteste que sans le dessein qu'il avoit formé de visiter les déserts, il seroit demeuré lui-même le reste de ses d.s. jours auprès de ce grand homme. ' A Alexandrie Posthumien
logea chez l'Evêque du lieu, qui étoit alors Théophile, et qui n. 2. lui (it un fort bon accueil. ' Il nous a conservé une réponse bien
édifiante d'un Prêtre des côtes d'Afrique, qui refusant de recevoir dix écus d'or que Posthumien lui présentoit, lui dû pour raison de son refus, que l'or dé truisoit plutôt l'Eglise, qu'il ne rédifioit.
Paul. vil. c. 33. n. 'Posthumien avoit fait son premier voïage en Orient dès 1p. 27. n. 2. avant l'an 399. ' 11 étoit inconnu à S. Paulin, lorsque Dieu le lui envoïa avec ïhéride son compagnon de voïage. Le Saint trouva en eux un grand fonds de vertu, et témoigna beaucoup de joie de les posséder. Mais aïant appris d'eux-mêmes qu'il n'avoient point fait connoissance avec S. Sévère Sulpice, il en fut fâché, et les en reprit comme d'une faute, leur faisant comprendre qu'ils dévoient préférer sa connoissance ep. 16. n. i. à toutes les affaires qu'ils pouvoient avoir en leur pais. ' LorseP. 27. n. a. qu'ils s'en retournèrent de Campanie dans les Gaules, ' il leur recommanda sur tout de l'aller trouver, pour réparer enfin le tort qu'ils s'étoient fait à eux-mêmes.
ibid. Nos deux voïageurs ne manquèrent pas ' de suivre l'avis
que S. Paulin leur avoit donné; et ils furent ensuite très-aises de l'avoir fait. Ils trouvèrent en S. Sulpice tout ce qu'ils pouvoient souhaiter et d'amitié et de vertu. S. Sulpice de son côn. 3. té fut très-satisfait d'eux, ' et les regarda depuis ce temps-là
suip. Diai.i.n. 1. comme ses intimes amis. ' Il lia en particulier une étroite union avec Posthumien, comme l'on voit par ses Dialogues. Paul. ep. 27. n. Mais cette union n'empêcha pas ' que Posthumien ne retournât quelquefois à Noie; et S. Sulpice se plaignoit agréablement à S. Paulin de ce qu'il le lui avoit enlevé, vu. c.4o. n.!2. ' En 402 Posthumien étoit dans les Gaules, a où après avoir 2. u p" ia * " n" pris congé de S. Sulpice, il s'embarqua à Narbone pour repas-
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Séf en Orient. Ce tut. suivant tout» S les apparences, en ce voïage. qu'il répandit presque dan- tout l'Orient ri tonte I Egypte n. 16 la Vie de S. Martin renie par S. Sulpioe. Il fui trois ans a n.i. faire cette course, ci ne revint dans les Gaules qu'en M)b\
11 arriva en 30 jours d'Egypte è Marseille, et en dix autres n. i jours de Marseille au lieu où étoil S. Sulpioe, ' c'est-à-dire «ibu*. p. «se. à Toulouse, on dans le voisinage.
'Ce fut en cette occasion que Posthumien raconta au d«i. i. ».i. Saint ce qu'il avôit vu des Solitaires d'Egypte, et qui fait le sujet du premier livre de ses Dialogues. ' Posthumien y pro- "•'' teste que dans tout ce qu'il rapporte de plus extraordinaire, il ne dit rien, ou qu'il ne sçache par lui-même, ou qu'il n'ait appris de personnes dignes de foi. ' Après qu'il eut fini sa nar- n- »5. i6. ration, il pria S. Sulpice de la part de plusieurs Serviteurs de Dieu, de l'entretenir des choses quil avoit omises dans la Vie de S. Martin. Sur cela on engagea Gallns, qui avoit n. io. -20. passé sa jeunesse auprès du S. Evêque, de rapporter lui-même ce qu'il en scavoit. (îallus se rendit à un si juste désir ; et c'est ce qui fait le sujet des deux autres livre- des Dialogues de S. Sulpice : de sorte que Posthumien fournit la matière du premier, et donna occasion aux deux autres.
S. Sulpice les rédigea aussi-tôt par écrit ; et Posthumien ciai. 3. n. 1. -n. devant partir en peu de jours pour retourner encore en Orient, le Saint l'obligea de passer par la Campanie, afin de communiquer ces Dialogues à S. Paulin, voulant qu'il fût le premier qui en eût la lecture. Il chargea aussi Posthumien d'avoir soin de les publier en Afrique, en Grèce, en Egypte, et dans les autres pais qu'il visiteroit dans ses cours' s.
On ne sçait pas bien positivement ce que devint Posthumien après ce dernier voïage dans les pais éloignés, si néanmoins ce fut le dernier qu'il y fit. Mais il n'y a presque pas lieu de douter qu'il ne soit ' ce Prêtre de même nom. qu'Ura- irjn. n. 2. 12. ne témoigne s'être trouvé à la mort de S. Paulin Evêque de Noie en 431. En effet tout porte à croire que Posthumien après être encore revenu d'Orient, se sera attaché à S. Paulin pour qui il avoit tant de vénération, et qu'il aura été ordonné Prêtre dans son Clergé, comme nous avons vu plus haut qu'Urane l'avoit été presque vers le même temps.
Quoique ce fût S. Sévère Sulpice, qui eût rédigé par écrit les narrations de Posthumien et de Gallus, on ne laissoit pas néanmoins au A* siècle de leur faire porter le nom de ces
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deux Dialogistes. 'C'est en les leur attribuant, que le Concile de 70 Evêques tenu à Home sous le Pape Gélase en &94, met ces Dialogues au rang des livres apocryphes. Le Concile n'en rend point de raison; mais ce fut sans doute, comme nous l'avons observé ailleurs, <;i cause de Terreur des Millénaires qui se tTOUVOil à la lin.
Roow. Pr. 4. i o. ' Rosweide, qui nous a donné un recueil des Vies des
p 25' Pères du désert, assure avoir vu en diverses Abbaïes des Païs-
Bas quelques manuscrits, qui attribuent au Moine Poslhumien le second et le quatrième livre de ces mêmes Vies. On dit même qu'il y en a une édition qui les lui donne aussi. Mais Rosweide remarque en même temps qu'il n'a trouvé nulle part aucun fondement qui puisse appuïer cette opinion. Il croit qu'elle sera venue et de ce qui est dit de Posthumien au commencement du premier Dialogue de S. Sulpice, touchant les soins qu'il avoit pris de recueillir les exemples les plus édifiants des Solitaires qu'il avoit visités dans ses fréquents et longs voyages, et de ce que le quatrième livre de ces Vies est -tiré en partie du premier Dialogue de S. Sulpice, où Posthumien fait le principal personnage.
On comprend aisément que dans l'incertitude où l'on a été fort long-temps , et où il paroît que l'on est encore au sujet de l'Auteur du quatrième livre, un copiste qui y aura vu plusieurs traits de la narration de Posthumien, telle qu'elle se lit dans le premier Dialogue de S. Sulpice, se sera avisé de faire porter à ce livre le nom de Posthumien. Mais que le même copiste, ou un autre, se soit émancipé d'en user de même à l'égard du second livre, on ne voit pas facilement sur quoi il a pu se fonder. Car on ne trouve point de traits de conformité, ni d'autre connexion entre ce second livre des Vies des Pères du désert, et le premier Dialogue de S. Sulpice, qui est le seul monument que l'on connoisse, où l'on ait. quelque chose de Posthumien.
1 io. p. 25-28. ' Aujourd'hui l'on est persuadé que l'Auteur de ce second