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HISTOIRE DE SA VIE
Nous ne connoissons cet Ecrivain , que par le zèle qu'il a fail paroltre pour la défense de la Grâce contré li rélagiens et les Semipélagiens. On ne doute point qu'il nesoit dedans les Gaules, et apparemment en Provence. Il Aug ep 2% a a'étoit que simple Laïc, comme il paroît visiblement par la '' manière dont il parle de lui-même en 428 un 429. Il est par conséquent différent de S. Hilaire Evêques d'Arles, qui dès-lors avoit succédé à S. Honorât dans ce Siège Episcopal, 'et d'Hilaire Evêque de Narbone, à qui le Pape Zozimc rai. h. e t 13 écrivit en il 7, et à qui S. Augustin avoit écrit dès l'année pré- p G% cédente, comme à une personne avec qui il n'avoit nulle familiarité.
Au contraire Hilaire dont nous parlons ici 'avoit eu le A.ng. tbid. n. 14 bonheur de connoître S. Augustin, de jouir de sa conversation, et de se nourrir, comme il dit, du lait salutaire de sa doctrine. Il donne à entendre qu'il ne quitta la compagnie de ce S. Docteur, que pour travailler au salut d'un frère qu'il avoit, et qui étoit marié. ' L'événement fit juger qu'il avoit rai. a>îd. p 917. suivi en cela l'ordre de Dieu : car outre le service qu'il rendit à la vérité dans les Gaules, ' son frère embrassa la conti- Aug. tbid. nenee, du consentement de sa femme; et ils promirent l'un et l'autre à Dieu de la garder' jusqu'à la fin de leur vie. Ce rai. sm. trait de la conduite d'Hilaire, joint à la circonstance de sa demeure auprès de S. Augustin, suffit pour établir l'opinion qui le fait Moine, tels qu'étoient S. Sévère Sulpice, S. Paulin de Noie, S. Prosper, et tant d'autres du même siècle, qui renonçoient aux embarras du monde, pour vivre dans la retraite. 'On croit avec fondement que ce fut nôtre Hilaire, rai. ibi.i. qui en 414 écrivit de Syracuse à S. Augustin, pour l'instruire des troubles que l'hérésie de Pelage avoit excités dans