‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 115 sur 384 · Tome IL D d · texte numérisé non relu

Tome IL D d

210 III LA IKK.

v sir.ci.i:.

AllK- ,,,,. ,.-,,;. " cfiic Ville Capitale de la Sicile. Il lui marquoil dans sa letre les points de doctrine qui faisoient du bruit, el le prioil

tag.ep. i:»7. de lui mander ce qu'il falloil Croire sur cela. 'S. Augustin

r(épondan1 à ses questions, fail beaucoup d'estime du zèle qu'avoit Hilaire pour la parole de Dieu , et du soie qu'il pre-

uoii de sou salul. II l<' qualifie son fils, el témoigne être bien aise d'avoir appris «les nouvelles de sa santé. Il sembleroit parli'i qu'Hilaire aès-lors fût particulièrement connu de. S. Augustin. Néanmoins la fin de saseconde letre fail juger qu'il 3 a oins d'apparence que ce ne fut qu'après avoir reçu laréponse (jue lui fit S. Augustin vers 415, qu'il entreprit le voïage d'Afrique, pourvoir cet homme admirable. Après avoir plissé quelque temps auprès de lui, il revint dans les Gaules à l'occasion que nous avons déjà marquée.

L'hérésie de Pelage aïant paru en Provence, et sur tout à Marseille sous une nouvelle forme , Hilaire soutenu de S. Prosper, que la Providence y avoit conduit, s'opposa à ses progrès avec un zèle intrépide. Ces deux défenseurs de la Grâce , que l'amour de la vérité avoit liés ensemble par une union

ep. 223. 226. toute sainte, ' écrivirent l'un et l'autre à S. Augustin, pour l'informer des erreurs des Sémipélagiens , qui vouloient intro-

ep. 226. n. io. duire dans les Gaules un Pélagianisme mitigé et radouci. 11 paroit que ce fut Hilaire qui engagea S. Prosper en ce glorieux

n. 9. combat , ' qu'il avoit déjà commencé à soutenir avant leur

union, comme l'on en juge par une autre letre , qu'il avoit déjà écrite à S. Augustin sur le même sujet, et que nous n'a-

n io. vons plus aujourd'hui. Au moins ' ce fut lui qui fit connoître

S. Prosper à ce S. Docteur , et qui le porta à lui écrire sur les erreurs qui troubloient l'Eglise des Gaules.

ibid. ' Hilaire dans la letre qu'il joignit à celle de S. Prosper,

et dans laquelle il confirme ce que son Collègue lui marquoit des nouvelles opinions , témoigne qu'outre la peine qu'il avoit d'être séparé de S. Augustin, il étoit extrêmement louché de voir , que l'on rejettât les vérités si claires , que ce Saint avoit enseignées , et que l'on condamnât ce que l'on n'enten-

n. 9. doit pas. ' Aussi , quoiqu'il tâchât de garder le respect que des

Laïcs doivent selon les règles, à des personnes qui tenoient un rang élevé dans l'Eglise , il ne se taisoit pas néanmoins dans les rencontres , et défendoit la vérité avec toute la force

n. io. que Dieu vouloit bien lui donner. ' De sorte qu'il craignoit de

manquer plutôt de patience à tolérer ces personnes , que de

Page 1