III CONCILE D'ARLES
ni- qualifions ce Concile le III d*Àr!es, ' quoiqu'on r.onr. t
-1 ne le nomme communément que le second. C'est que Ton ne compte pas. comme nous avons compté celui qui se tint dans la même ville en 353, et qui étoit plutôt un Conciliabule qu'un vrai Concile. On ne convient pas de l'année en laquelle s'est tenu celui qui fail le sujet de cet article. ' Quelques-uns le reculent jusqu'à l'an iôl ou même 452, en Lab. Cône. syn. le confondant avec P Assemblée des H Evêques des Gaules, p-43-301qui approuvèrent la letre célèbre de S. Léon à Flavien. ' D'au- l«»o, diss. .*,. p. très au contraire le placent dès 443. Nous ne voïons rien f?«™69.843. qui puisse empêcher de suivre cette opinion. Il y a même une forte raison pour le faire, et pour distinguer par conséquent ce Concile de l'Assemblée de 451. ' C'est que la vie de S. lpo. t.i.p. to. Hilaire d'Arles parlant de Quelidoine déposé en Ï44, parce cl(j' qu'il avoit épousé une veuve, dit que c'étoit dès lors une chose défendue par les Canons. ' Or le Concile d'Arles dont nous Conc. t. 4. P. parlons, fait cette défense par son 45p Canon, qui ordonne 1016" de déposer ceux qui l'auront violée. Il est vrai que le Concile de Valence tenu en 374. porte la même défense. Mais se souvenoit-on alors de ce Concile après une révolution de 70 ans? D'ailleurs ' il n'ordonnoit pas expressément comme rà.ûâiï. P 84.3 fait celui d'Arles, de déposer ceux qui seroient entrés dans les HU' ordres sacrés nonobstant cette irrégularité. L'on a donc un légitime fondement d'assigner l'année 443 pour l'époque de la tenue de ce Concile.
Mais on ne peut pas le déplacer plutôt, parce qu'il cite nom- p^Conc- '• imément celui de Vaison tenu l'année précédente 4 42. a On ne »Vfli. a»d. peut pas aussi le mettre plus tard, s'ils est tenu sous S. Hilaire, ainsi qu'il y a toute apparence. Car il est difficile à croire que ce Saint ait tenu en 444 d'autre Concile, que celui qu'il assembla vers Besançon pour l'affaire de Quelidoine. Quant aux années suivantes, le différend qu'il eut avec le Pa-
\ SUÇLf.
III CUMUiL
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p. 1IM8.
p. lui. i
Ib.l.
Conc. t. 4. p.
IOI1-101S. | G. i. 1. p. 103tHU|U.
I"' S. Léon lYm|HVIiu Irès-probiddemont di> tenir même de. Conciles provinciaux. "l'I B9l
Ce Lourde d'Arles ne i'ill pas rumine \&à lmi< prén-d. ni de li ".>, d'Oraiiev ri de \ajsou. DU Cblïclle oi'diiia'nv j|fes
I; \njin-s soumis à lï'vji.r d'Arles. Ce fui une Assemblée <i<pî.isieui> pro\ iii"<'v Eu îrsiasliqurs. : Il BG àôÔlie lui-même fe 1 1 1 > - cle ;:r.HMÎ Lnii.-ilr, ■' cl i n / ! < min- avre ; 1 1 ! i - . i • i n ' que les
Métropolitains seront obligés d'observer sèa âèàfetà < jeul-èlre ' ce qui l'a l'ail ronJnndrr avec le J Lourde d'Ari's li-iin en 31 i, jusqu'à lui assigner la même époqu--. <i h Lui attribuer les mêmes souscriptions L'erreur u fendant ('loi! assez grossière, ' puisqu'il l'ait mention d < in i Concile assemble sous S. Marin.
'Le lieu où il se iinl et l'ordonnance qu'il (it, que l'Evoque d'Arles auroit droit d'assembler le Lourde, quand il le juijcoii à propos, seul des preuves qu'il fui convoqué par l'E\êque de celle même ville, cl qu'il y présida. ' Le Pà[)é Milaire dans ses letres aux Evoques des Gaules, fa i f mention de celle aiitoiiL aceordée a l' Evoque d'Arles, ri' sembler des Conciles des cinq provinces, la \ ieîlnôisîé| la première -Lyonoise, les deux Narbonoises, et les Alpes. On ne sçait point cependant qui forent les Epoques qui assistèrent au Concile dont nous parlons. On ne trouve rien ni de leur nombre, ni des lieux de leur dignité. L'on ignore même le sujet principal pour lequel ce Concile fut convoqué. Mais on ne. doit pas douter qu'on ne soit redevable de sa convocation, au zèle qu'avoit S. Hilaire d'Arles pour maintenir la discipline Ecclésiastique, et pour satisfaire à l'obligation imposée à chaque Métropolitain, d'assembler tous les ans le Concile provincial.
Le nombre des Canons de ce Concile ne se trouve fj$â le même dans les divers manuscrits. Quelques-uns n'en comptent que 25, d'autres 33, quelques, autres '37. Mais on convient aujourd'hui de lui en donner 50, conformément à 'ton" manuscrit de Reims>.,sur lequel le P. Sirmond a fait imprimer les Actes de ce Concile. ' Le 45e est cité dans les plus anciennes collections, comme étant véritablement le 45e Canon de ce Concile d'Arles. ' Au reste ces 56 Canons sont presque tous tirés du premier Concile tenu dans la même ville en 314, et de ceux de Nicée, d'Orange et de Vaison. Le 17e Canon mérite qu'on s'y arrête. ' Il regarde les Boil \\ W .^ïrdsiaques