‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 126 sur 384 · D'ARLES · texte numérisé non relu

D'ARLES

V SIECLE

nosiaques ou Bonosiens, ' qui suivaient la même erreur que J0I3 les Photiniens ou Paulianistes, mais que l'on sçavoil certainement être baptisés comme le commun dès Ariens, au nom de la Trinité. Le Concile veut donc que l'on se borde aies interroger, el que s'ils professent sincèrement la foi de l'Eglise, on Be conteste en les recevant de leur faire l'onction él l'imposition des mains, c'est-à-dire, de leur conférer le Sa- p. un. cremenl de la Confirmation. ' Ces Bonosiens étoient ies sec- tui. h. e. i. m. tateurs d'un certain Bonose Evêque en Macédoine, ou dans p" quelque Province voisine, ' lequel paroit avoir été dans Ami., t t>. p. l'erreur d'IIclvidc. en croïant que la Sainte Vierge avoit eu 100J' n' 3' des enfants après la naissance de J. C.

'Ce que* Gennade de Marseille, et S. Grégoire le Grand Gonn. dog. c. «j après lui disent de ces Bonosiens, forme une difficulté qu'il GrM' I'9'q' est important d'éclaircir. Ils témoignent contre ce que porte le Canon dont nous venons de parler, que l'Eglise rejettoit le BapKme de ces hérétiques, parce qu'ils ne baptisoient pas au nom des trois Personnes. Pour lever cette difficulté il suffit de sçavoir, ' que l'on confondoit les Bonosiens avec les c.enn. vir. m. e. Photiniens, ■ comme suivant la même erreur, selon le Con- >cooe.p. 1013. cile même dont nous traitons, et qui ne laisse pas néanmoins de les distinguer. ' Ainsi c'étoit deux sectes et deux commu- tui. im.i. p. m nions différentes, quoique réunies dans la même erreur; mais dont l'une avoit retenu la vraie forme du Baptême, l'autre l'a voit rejettée. Et c'est sans doute pour n'avoir pas assez distingué les Bonosiens des Photiniens, que ces Auteurs ont avancé que l'Eglise ordonnoit de baptiser les uns comme les autres.

Le 06e et dernier Canon, que M. ' Du Pin et quelques au- Du Pin, Mb. t. i. très n'ont pas traduit exactement, ■ défend aux Métropoli- c'onT.Mi ec?Î6i. tains de s'émanciper de donner aucune atteinte aux règle- Tconc'. P. 1017 ments du grand Concile. b C'est la qualité que prend lui-mê- bp- *817mé ce Concile d'Arles, comme étant composé de plusieurs Provinces ou Métropoles, et qu'il donne à celui de Nicée dans son 6e Canon, et dans le 2ie au 1 Concile d'Arles.

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