CONCILE DE BESANCON
e Concile nous es1 beaucoup moins connu par lui-menifi, que par les suites fâcheuses qu'il eut, et dont nous parle- Conc. t. 3. p. rons plus amplement dans l'histoire de S. Hilaire d'Arles. Scyp li61, litre <lans les imprimés 1(3 qualifie Concile d'un lieu incer-
p. 1463. tain ; ' mais on ne doute pas aujourd'hui qu'il ne se soit tenu
dans le Diocèse de Besançon, ou dans la ville même, selon Tiii. h. e. t. io. quelques autres. ' Il ne nous est rien resté; do ses Aetes. SeUp" 7I' lemeut il est visible que S. Hilaire d'Arles y présida, et l'on
ne sçait pas bien pour quelle raison. Car si Besançon, où Ton croit que ce Concile fut tenu, n'étoit point encore une Métropole Ecclésiastique, comme nous avons vu qu'Embrun ne l'étoit point, quoiqu'il le fût pour le civil, cette Eglise étoit apparemment sous Lyon : de sorte qu'il semble que S. Eucher y dût présider. Mais il put céder cet honneur à S. Hilaire son ami particulier, qui selon toute apparence étoit plus ancien Métropolitain que lui. Que si Besançon étoit Métropole, le droit de juger son Evêque pouvoit appartenir à S. Hilaire, soit comme plus ancien Métropolitain, soit à cause que le Préfet des Gaules résidant alors à Arles, l'Evêque de cette ville avoit quelque prééminence au-dessus des autres par leur conc. t. i. P. déférence unanime; soit en vertu7 du pouvoir accordé aux ioi3. ion. îoio. j7vêqLies d'Arles, d'assembler à leur volonté le Concile de diverses Provinces, soit enfin parce que Besançon pouvoit Anim. i. 15. p. faire alors partie de la Province entière de Narbone, ' comme il est constant qu'au temps d'Ammien Marcellin, Lyon et Vienne en étoient.
Quoiqu'il en soit, il est certain qu'entre les plaintes du Pape S. Léon contre S. Hilaire, au sujet de ce qui se fit dans ce Concile, il ne s'y trouve aucun reproche qui l'accuse d'avoir passé en cela les bornes de sa jurisdiction. Au Leo.ep. io. c. 3. contraire ' il paroît assez clairement que S. Léon la reconp* 430- noissoït ; puisqu'il avoue que si l'irrégularité dont on accusoit
Quelidoine, se fût trouvée réelle, la sentence portée contre lui devoit être exécutée, t. i. p. 7t3. c. 16. Le.sujet de la convocation de ce Concile furent ' les plaintes que l'on porta à S. Hilaire contre Quelidoine Evêque de
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Besançon. Ce S. Prélat parunzéle pour la discipline Ecclé- "
>i;i>iii|uc avoil tir coutume de faire souvenl di - visites pastorales avec S. Germain d'Auxerre, etd'observer la conduite des autres Ëvêques et de leurs Ministres. Il est difficile , dit ['Auteur de sa \i''. d'expliquer tous les avantages qu'il a procurés par-là aux Eglises des Gaules,
Dans un voïage qu'il entreprit selon sa coutume, pour al- ma. 1er voir S. Germain, la noblesse et le peuple de Besançon en étant avertis , allèrent aussi-tùt avec empressement trouver les deux Prélats, accusant Quelidoine d'avoir épousa autrefois une veuve, et de ce qu'aïant eu quelque charge de Judicature, il avoit condamné des personnes à mort. Or il étoit contre l'usage de l'Eglise de faire Eveques des personnes tombées dans ces irrégularités. Les Papes avoient insisté souvent sur le premier point, et nous avons vu que le Concile de Valence en 374, et celui d'Arles en 443 avoient prescrit la même chose. Quelidoine s'en trouvant accusé, S. Hilaire et S. Germain ordonnèrent que l'on préparât les témoins.
Il est clair suivant le texte de la vie de S. Hilaire, que cela se passa à Auxerre, et qu'ainsi S. Germain, qui en étoit alors Evêque, eut part à cette grande affaire. Cependant' un Au- rien. h. e. 1.27. teur célèbre suppose que ces commencements même se fi- "' *' p" 1(j7' rent dans la ville, dont Quelidoine étoit Evêque. Cela seroit bien plus naturel ; mais dans ce cas il faudroit supposer que S. Germain aïant appris le voïage de S. Hilaire, seroit allé au-devant de lui, et qu'ils se seroient rencontrés, soit sur leur route, sit en faisant leurs visites pastorales comme nous avons dit, sur le diocèse de Besançon, ou dans la ville même. 'Outre S. Hilaire et S. Germain, plusieurs autres Eve- Léo, ibid. ques d'un grand mérite s'assemblèrent pour juger l'affaire sur les lieux. ' On l'examina avec tout le soin et toute la maturité p. i**. possible; on entendit les témoins, et l'on jugea que Quelidoine devoit lui-même renoncer à l'Episcopat , puisque les canons l'en excluoient.
Mais bien loin de s'en tenir à ce jugement, ' il eut recours Und. à Rome, où il se plaignit qu'on l'avoit condamné injustement. Il sçut même si bien faire auprès de S. Léon, qu'il le prévint fortement contre S. Hilaire d'Arles, et commit parlà d'une manière fâcheuse ces deux grands hommes. S. Hilaire en aïant eu avis, passa les Alpes, nonobstant la rigueur
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des témoins sur celle airain-, ils avaient déchargé Ouolideioés assurant «jii'il aygîl eh' JiijusIeiiK'iii (1«'|, «,>,'. et qu'ainsi iliétoit ju-le «le lr rétablir dans sa Dignité.. iNéaumoins la \ i.- darâb Hilairc, comme nous l'avons remarqué plus haut, porte qiïe les témoins (jiron avoil entendus sur les lieux, avoienl rendu un témoignage tout conti\\u;re.;, ,!,;'/ .,!, iobobAl
^es anciens monuments m; nous iburniBS'ent. rie&aui' ce-fa»-
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^ux^ÇpniqjJe .^/.He^ançon^ /sinon, tau t(V! letru de$u Léon
Bon. 28. Feb. p la.yiq .,qe .ce Saint ,par, S, , (Honorai tEvêquei de Marseille* ' Colle de S. Romain, Abbé du Monastère de Coudai en parte aussi!; Léo, diss. 5. p. ' mais les vSçavants conviennent/que cet endroit y est hors ^V.^uV [». Vli.' ' d'ieiivrc et doit passer pour y avoir été ajouté par quelque copiste zélé pour la mémoire de Quelidoine. Au reste on s' ac+ corde à mettre ce Concile eu l'année 444. C'est l'époque que veulent qu'on lui çsfjgne le vo'iage quelS. .Hilaiiv lit en hiver à Rome pour cette all'aire, et la letreoV.iS. Léon écrite: àioé sujet en 44o après ce voïage. u li'up rèlilîmud
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