SAINT GERMAIN
ÉVÊQUE d'AuXERRE.
S- ïi
HISTOIRE DE SA VIE
Ji nous donnons rang à S. Germain entre nos doctes Gaulois, c'est moins pour les monuments qui nous restent de son sçavoir, que pour la grande réputation de sa doctrine, qui le fait regarder comme l'Apôtre de la grâce de J. C. dans la Sur. 3i. Jui. p Grande-Bretagne. ' Il naquit à Auxerre d'une famille illustre, plusieurs années avant la fin du IV siècle. Dès son enfance il
fut
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lut élevé dans Pétilde des bielles l.ein-. au il se rendit Irèt* habile, t .111 1 par l'application quîil \ donna, que par La beéuÉé faflbnrgéaje. Ai: sortir dès Beolearderi Gaules il alia à Rama éluder le Droit; Ensuite il plaida avec Biiceèa, d<\ani Led 1 'r< I«ts du l'ivloiic. et ëj OUiâ durant bé trinps-|;i un.- personne di-'in ie ■<■ pai- si 1 1 r » 1 » i t — nandH bien» et la régula* ntr .ii ■ M-s mèbït&i < la ûil aiufei. remarque t ;*u it-n r de w vif. que par un dfesseiù caché »! Daeuj Garmain (fin éfcoil destiné à taire un jour les fonctions d'un BÛCG&seuto des Apôtres, disposa dès-l le sçavoir. L'éloquence à laquelle il s'c-
Â1 dam le1 Harrcau. lis prépara à la prédication de la pa+ nalrlrtn Dieu, comme la lôiênce du Droit le prëtpUrbit à Ben*
dre la justice, et comme s<>n mariage déposoil on faveur de sa
chasteté.
JuBien-tot. IV'clat de son mérite lui dwina ( nlree dans Ios{ n»d.
charges. 11 l'ut établi Duc ou Général des Troupes de ruti*l
\ erses provinces, cl fïimnic Ton croit, de la Marche Armo-i toi. h. e. t. is.
rique et Nervienne. qui comprenait la première, et ; seconde p
Aquitaine, la Senonoise. la seconde et troisième Lyoniue-
ILvêtu de cette, charge, il alla passer quelque temps a! Sm. ii...i. p. 406 Auxerre, où il vivoit. non en Chrétien, quoiqu'il eu eût déjfip '. "" reçu le caractère, mais on jeune homme qui ne oherchôit qu a taire admirer son adresse sur-tout à la chasse, il en é|evoit même des trophées., qui blessoient la Religion Chrétienne^ sans que les fréquents avis de S. -Amateur alors L\êque de la Ville l'en pussent détourner. Le S. Prélat saintement indigné d'une telle conduite, fit enlever et jetter loin de la ville ces trophées de vanité : M qui irrita Germain contre lui. de sorte qu'il se porta jusqu a le mi uacer de lui ôter la vie.
Mais S. Amateur, à qui Dieu avoit révélé que le temps de p. 407. n. 2. sa mort-é4oU proche, ^-epi^^o-«rèm^GeHîia4«-r^é^reis~^ soit si peu disposé à l'Episeopat, .lui succéderoit, ' l'ordonna p- «w. n. 6. Prêtre de la manière surprenante que tout le monde sçait. Puis aïant accompli ce que Dieu demandoit de lui, il mourut le premier jour de May 418, ' en recommandant à son Sur. iii.i. n. 5. peuple 'de faire ordonner Germain à sa place. f 11 le ftfl èW wo effet le ï* jour de Juillet suivant, qui tomhoit un Dimanche. J "'
L'opposition que lui seul y apporta, lut inutile. Les per- sur. ibid. sonnes mêmes qu'il avoit amenées pour empêcher son fi tion. se déclarèrent contre lui. et il Fut contraint do fy rendre.