‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 148 sur 384 · S1ECL · texte numérisé non relu

S1ECL

H déclare lui-même à son Qls Salone, que bien qu'il eût i „,!,. jjjj] ~ été instruit par d'excellents maîtres, il croïoit néanmoins devoir contribuer quelque chose du sien à son instruction. Ainsi comme Salone lui avoit proposé souvent divers s difficultés sur L'Ecriture, il les recueillit toutes en un livre, et leur donna les explications qu'il jugea les meilleures, en l'orme de demandes et de réponses. 11 lui promil eependanl d'y ajouter plusieurs autres choses , donl il crut qu'il pouvoit encore avoir besoin, quoiqu'il ne lui en eût pas demandé l'explication. ' Et c'esî ce qui fait la matière du se- p- 285. cohd livre. ' S. Eucher dans l'un et dans l'autre chercha p- **8. moins une éloquence pompeuse, que la brièveté plus nécessaire (pic tout le reste. Il lira les explications qu'il y donne, non de son propre fonds, mais de l'autorité et des sentiments des personnes célèbres en science, qui l'avoient précédé. 11 non- \ a laissé un grand trait de son humilité, qui peut servir de modèle aux Sçavants, lorsqu'il assure qu'il est prêt à 9-&* recevoir volontiers les lumières de ceux qui trouveroient quelque chose de meilleur, bien loin de le rejetter avec cette opiniâtreté si ordinaire, qu'il ne peut s'empêcher de blâmer en tant d'autres.

' On remarque qu'il cite en divers endroits l'hébreu en ses Tiii. i'jld- r- impropres termes; de sorte qu'il semble avoir étudié cette langue. 11 cite aussi la nouvelle version de l'Ecriture, c'est-à-dire celle de S. Jérôme , et les questions hébraïques du même Père, sans néanmoins le nommer. ' Il traite dans cet ouvrage de p.j 1;5° i •>« 1>in> beaucoup de choses fort importantes, et souvent assez bien, quoiqu'il se trompe aussi quelquefois.

' On croit que ce sont ces mêmes livres, qu'un nommé Sir. in Sid. p. 8991 Rustique, dont nous parlerons dans la suite, emprunta pour 1JI les copier. En les renvoïant à S. Eucher, il lui manda qu'il ne sçauroit assez admirer la doctrine incomparable dont ils sont remplis, et qu'il croïoit que ni lui ni aucun autre n'en pourroit faire un éloge digne de leur mérite, sinon celui-là même qui en étoit l'Auteur. ' Nous avons une autre letre de au. ad. Bwa. p. S. Hilaire et S. Eucher, pour le remercier de lui avoir com- 5G' mimique ses livres des Instructions ou Institutions; car il leur donne l'un et l'autre titre. Et comme il n'avoit eu que le temps de les parcourir, lorsque S. Eucher les lui redemanda, S. Hilaire le prie de les lui renvoïer, pour les lire à loisir, et en profiter davantage. ' Salvien les aïant lus à son tour, les Saiv. ep. y. p.

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j'ùgittdfàhé&'dè la lumière ci dé la picté'dè letïr IWièttr. Us

sont petits, ilil-il , en lui faisant sou reTnerciehïenl . si l'bn

n'en CDiKidi'rc (|iic lés | ».» f >-fs : mais ils son! grtitids!, si l'on a é'gara ktti Vériwà qu'ils renferment.

rTm. ibid. n, km. Il > a quelque diffîcujté touchant Je temps auquel S. Bûcher ('vit, it ces livrés à ses <l''ii\ lils. ' {Hëtméae semble aire qu ils ne furent Kvêqués que «nus lasuilo: mais il y a loule apparence que cet écrivain a fâfl moins cfattetltîoD à (a \ciiii' du fait, qu'à ce qui sedeYoll Paire naturellement, c'est-à-dire, que lisant des llVrfes composés j)ou r l'instruction Véràn et de Salone, il aiim crû qu'ils avnieni été écrits avant leur Episcopat, parce qu'ordinairemeut on n'écrit point pour instruire Tics Fvêques, qui instruisent eux mêmes les autres! Mais outre que c'est ici un pere qui parle à s'es enfants.

Salv.ariJ. 'le texte de Salvien ne permet pas de douter que Salone et

Véran ne fussent dès forS Evêques, Ainsi ces livres auront été écrits vers i-M, lorsque les deux frères ne faisoient qu'entrer

f.ti.,'.: ;• i d&n's FKpiscopai. ' C'est apparemment à cause de ces trois ■nst. c. !i\rrs ' que Cassiodore met. S. Eucher au nombre de ceux

"• -• qui nous ont donné des règles et des lumières générales pour

entendre l'Ecriture, dont il ayoil mis les livres dans sa Biblioiheque. >

s. vin. Ce . ' uès deux ouvrages, compris en Irois livres, dont nous venons de parler, ont été imprimés ensemble avec la letre à Valérien par les soins de Jean Sicliard, à Basio chez André

.... >•!'. i. & [». Crataudreau mois de Mars looO, en un volume in-i". ' Les

823- ,s'"1, '' Formules 'furent réimprimées la même année au mois de Dé-

cembre par les soins de Jean Alexandre Brassican Professeur

... s. vin. cen Roïal à Vîynne en Autriche. ' L'année suivante \W\}\ l'édi-

••■• tiU- 1!'"- lion de Basle, qui comprend le recueil des écrits nommés.

fut publiée de nouveau au même endroit et chez le même

ii volume in-folio, avec les commentaires' sur la Genèse

... Barb. t. i. p. et sur les Livres des Rois attribués à S. Eucher. ' En 1364 ces mêmes ouvrages parurent de nouveau avec quelques autres dans l'édition qu'en donna Pierre Galesini, ef qui fut faite à Home avec les caractères des Manuces en un volume

ru.. r..i. i. 2. p. in-folio. ' Les Formules, les Instructions avec la letre à Valé-

mb. '"' ' ri^n accompagnée des Sebolies d'Erasme , et quelques autre- opusi ii les d'autres Auteurs, furent imprimées en un volume in-8" à Paris chez Claude Chevalon. On ne marque point l'année de cette édition; mais il n'y a pas lieu de dou-

KYr.ol/K liK feYON. lo )n|^

ter «juYlfe ne pri'«* «lai c i-llr de Galesini. puisqu'elle est dédiée à Guillaume, le I > * ■ t ï I alors Eyéque de Troïes^j/ar î?iprre

(n r.ii'd, tjiii prit sojfl de la publier, cl ([u'il est marqué que c'est pour la première fois que parurent les formules <■! les In-h'H» lu>n>.

fil! sur relie édition «juu i»in rrili lit pas-er C •> irn**mrs t^rl/J ï . ». i> i i erils ilau> la chronologie des Alilx-s cl tlus Saints du Monastère île Lérins. André Sehot \ joi^/iil ensuite les cominriitaiivs sur la | imese H sjlB les Livres des Rois, et inséra le tout dans la Dibliolhequc dos Pères imprimée a Cologne l'an 1 (ils. ' De celle-là ces ouvrages sont passes, dans celles de Paris rub. pp. t. <;. p. tfie Lyon. """•«■

*>°. ' La première histoire que nous aïons du marh re de S. tui. h. e. i. i. Maurice et de, ses compagnons, qui sounVirenl vers la (in du p' III -ieele à Agaune ou Acaune , à neuf lieues au dessus du lac de den-'M', a été composée par S. Eucher. Elle est parfaitement bien écrite, ' et lout-à-fait digne de l'éloquence, ,,. 693. de l'esprit et de la réputation de ce grand Eyêime. On pré- '• '■>• i; 13 m tend même que c est 1 ouvrage le mieux écrit que nous a ions 92. de lui. ' Le Saint voulut l'écrire, de peur que le temps n'ef- Eùlh. ai. su. P. laçât de la mémoire des hommes un événement si glorieux à so8' il'Eglise. Il avoit appris ce qu'il en rapporte, de ceux qui din tient l'avoir sçû de S. Isaac Evèque de Genève, qui pouvoit l'avoir appris de Saint Théodore d'Octodure ou Marlignac, ' <jui assista au Concile d'Aquilée en 381, et qui de la sorte km. *«»• pouvoit avoir vu des témoins oculaires de ce martyre arrivé

- dans son Diocèse. ' S. Eucher les qualifie ses Martyrs, soit Ku«.-h. Um<j. que sa famille fut originaire de ce païs-là, soit qu'il en eût des reliques, ou plutôt parce qu'il les avoit choisis pour ses Patrons particuliers, comme il le dit expressément. Il adressa son ouvrage par une letre séparée à lEvêque Salvius ou Silvius, qui étoit toujours appliqué au service de ces Saints. ' C'est ce qui Tiii. ibid, fait croire qu'il étoit Evèque d'Octodure, d'où le Siège a été

. depuis transféré à Sion en Valais. On ne peut douter que S. Eucher ne fût alors Evèque; puisqu'il traite Sylviusdc frère.

' Quelques-uns veulent que celte histoire soit d'un second p- »3i. ssi-sss. Eucher Evèque de Lyon, qui auroit vécu environ cent ans après l'autre. ' Tel est le sentiment de M. Du Pin qui ne re- M^»,n, bib. \. i. eonnoît point dans cette pièce le style de notre Saint. Mais ' outre qu'il ne l'a vùë apparemment que dans Surius, où elle est un peu défigurée, ses ' raisons et celles des autres de me- tui. îbid.

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