‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 150 sur 384 · S88 S. EUCHER · texte numérisé non relu

S88 S. EUCHER

Molanus observe être contenues dans cette édition des œuioiW vil i»|.. mcs de S. Eucher. Si néanmoins il étoij constant, ' comme !"• (i i'- ;t,)- ;il le veulent quelques Ecrivains, que le quatrième livre des vies des Pères du désert fût de S. Eucher, il n'y aurôit, ce sem- Baii. ni Nor. i'. ble, aucun lieu de douter, que <•<■ ne lui l'abrégé deCassien -'' donl nous parlons; car ce i' livre es! tout tiré de cet Auteur et

de S. Sévère Sulpice.

Gean. vir. in. c 7" 'Outre tous ces ouvrages, Gennade et le Comte Mara». «Sk ' '"' cellin après lui, disent que S. Eucher en avoit écrit encore d'autres, dont la lecture étoit nécessaire aux Ecclésiastiques et aux Moines. II est fâcheux que ces Ecrivains ne nous aient pas marqué ces écrits en détail, s'ils les connoissoient. On peut croire qu'ils désignent par-là, ou au moins qu'ils comprennent sous ces expressions générales les sermons ou homé- Tîii. 1. 15. p. las. lies de S. Eucher; ' et il ne faut pas douter qu'il n'en ait fait un grand nombre dignes de passer à la postérité. Mais t. c. p. 31 i. 3is. elles sont ou perdues ou brouillées avec d'autres. ' On convient même aujourd'hui que plusieurs des 56 qui ont été imprimées à Paris en 1547 pour la première fois, et à différentes reprises dans la suite sous le nom d'Eusebe d'Emese, paraissent être de S. Eucher et de quelques autres Evêqucs ond. s-cri. t. î.p. de nos Gaules, ' Baronius est encore allé, plus loin, et a cru 6°V.B6i9. i. ' '' d'abord qu'elles étoient toutes de S. Eucher; quoique depuis il ait retracté ce sentiment, et avec raison, puisque nous ferons voir que la plus grande partie sont de Fauste de Ries. Tin. t. s. p.?,G9. 'On croit cependant que l'homélie sur S. Genès Martyr à Arles dans le recueil que nous venons de nommer, est en partie de S. Eucher et en partie de quelques autres grands hom- Bosq. i. 4. n. i7. mes du même temps; ' ou même toute entière de S. Eucher, p' 161' selon M. Bosquet. Mais nous avons montré qu'il y a plus d'ap-

parence-qu'elle est de S. Hilaire d'Arles, comme aïant été prononcée à Arles même. ' La 11e et la 49e du même recueil, l'une sur sainte Blandine, l'autre sur S. Epipode et S. Alexandre, sont certainement d'un homme de Lyon, et dignes aussi Tiii. t. s. P. 30. bien de l'éloquence que de la pieté de S. Eucher. ' Baronius et Bollandus lui attribuent la 49L' comme une chose qui est sans difficulté. 11 n'y en a pas davantage à lui donner la ir". Emis. hom. n. p. ' L'Auteur y nomme la ville de Lyon sa patrie, S. Pothin f59- *' 1 son père, et l'Eglise de Lyon son Eglise : ce qui convient

fort bien à S. Eucher. Il y attaque l'erreur de ceux qui, com-

i Le texte porte Focinus, mais on voit bien qu'il faut lire Pulhinus.

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Du Pin. ibid.

418|Till. t.

I \ ÈQUE DE LYON. »8<J

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