S. VALÉRIE N
du P. Raynaud, l'on montre qu'il n'y ;i pas un endroit des aomélies du S. Evêque, si néanmoins on en excepte celui delà 1 1'. (|iii ne puisse s'expliquer en un sens catholique. Qu'au peste quand S. Valérien auroit donné dans I»- Sémipélagiaiiisuic , comme quelques autres Evêques Gaulois de son i. mps, ou ne pouvoil pas le regarder, non plus qu'eux commi hérétique, puisqu'il étoit morl long-temps avant le 0 Concile d'Orange qui condamna cette hérésie.
g. il.
SES OUVRAGES
\aier. hom. p. i. ' TV" ous avons vingt homélies sur divers sujets de pieté li et de morale, et une letre sous le nom de S. Yalé-
,„. rien. Elles nous ont été données, hors la première, par le
P. Sirmond, sur un manuscrit de l'Abbaïe de Gorbie, fort ancien à la vérité, mais peu correct, et où l'on ne voit point de quelle Eglise S. Valérien étoit Evêque. L'éditeur en a jugé par la conformité qu'ont ces homélies avec la première, qui aïant d'abord paru sous un nom incertain, avoit été imprimée depuis peu sous le nom de S. Valérien Evêque de
•iv. ii.iii . ». no. Cémele son véritable Auteur. 'Tous les autres dans la suite
yaier. pr. ont suivi le sentiment du P. Sirmond. ' Il trouve dans cette
homélie et dans les dix-neuf autres, une éloquence grave et
Du Pin. urij. r. lumineuse, pleine d'onction et de majesté. 'M. Du Pin juge que le style en est simple, sans élévation et sans ornement, mais clair et familier, sans jeux de mots et sans figures forcées. Ce sont, dit-il, des entreliens moraux , où l'on trouve des instructions fort édifiantes, et des maximes très-profitaibia. blés. 'Théophile Raynaud remarque qu'il s'y rencontre quel-
ques endroits assez favorables aux Sémipélagiens , qui faisoient alors bien du bruit dans les Gaules. Cela ne seroit pas fort surprenant, puisque S. Valérien étoit un des élevés de l'Isle de Lérins. Néanmoins M. de Tillemont assure qu'il n'y a que le passage de l'homélie onzième, auquel on ne puisse donner un bon sens.
vaier. nom. 15. ' H y a trois de ces homélies qui sont remarquables pour les traits historiques qu'elles contiennent. Elles ont été faites et prononcées à la fête d'un Martyr que l'on célebroit tous les ans avec solennité dans l'Eglise de Cémele. Ce Saint n'y
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est point nommé, mais seulement qualifié citoïen du lieu, Patron et Protecteur de la ville. On croit communémenl que cela s'entend de S. Pons. Son corps étoit encore alors dans l'Eglise de Cémele; et Dieu faisoit souvenl paroître à son tombeau des marques visibles de la puissance qu'il a donnée sur les Démons à ceux qui ont confessé son saint nom jusqu'à l'effusion de leur sang. 11 s'y faisoit encore divers autres miracles, qui 3 attiraient un grand concours de peuple des lieux circon voisins. Ce tombeau étoit enrichi d'or, et couvert d'étoffes très-précieuses, qui annonçaient la pieté des Fidèles cl la vénération qu'ils avoienl pour ce saint lieu.
La première îles 20 homélies a eu longtemps place entre \ug. t. 6. app.p. les œuvres de Saint Augustin, sous le titre de sermon du bien 295"296, de la discipline : mais il y a long-temps aussi que le style a fait juger qu'elle n'étoil pas de ce Père. 'Melchior Goldast l'aïant vaier. coiieet. p. trouvée dans un très-ancien manuscrit, sous le nom de saint *5, Valérien Evêque de Cémele, ce qui est confirmé par un ancien Catalogue des livres de l'Abbaïe de S. Gai , dressé au VIIIe siècle, il la fit imprimer avec le traité de S. Isidore Des Prélats et un commentaire de sa façon, en le restituant à son véritable Auteur. 'Cette édition est un petit volume in- bo>i. s. Vin. Cen. 12 imprimé à Genève chez Pierre de la Roviere l'an 1G01 avec quantité de fautes d'impression qui se sont glissées jusques dans le nom de l'éditeur. En 1G04 le même Goldast p5r:'- vet- r " l'inséra dans son recueil des exhortations anciennes, imprimé à l'Isle, mais plutôt à Genève en un volume in-4°.
'Le P. Sirmond la joignit aux dix-neuf autres de S. Va- m*. Vin- Cenlérien, comme nous avons dit, et les fit imprimer ensemble avec la letre du même Auteur adressée à des Moines, à Paris chez Nivelle pour Sébastien Cramoisy l'an 1 012 en un volume in-12. 'Elles furent ensuite imprimées à Lyon en Cave.p. «s. 1633 par les soins du P. Théophile Raynaud, qui y joignit une apologie en faveur de la sainteté de S. Valérien et la pureté de sa doctrine. 'On les a aussi imprimées en 1623 avec Bib. Miss. Cen. les oeuvres de S. Léon et de S. Pierre Chrysologue. 'Il y en vaier. pr. 2. eut encore une édition en Allemagne ; mais on n'en marque ni l'année, ni le volume. 'Les mêmes homélies se trouvent bli>. pp. t. s. P. aussi dans la Bibliothèque des Pères de Lyon , avec la pré- 498"523face du Père Sirmond : ce qui montre que c'est sur l'édition qu'il en avoit publiée d'abord. 'Enfin elles ont été réimpri- sir. op. 1. 1. p. mées dans le corps des oeuvres du P. Sirmond en 1696. On (,1J"'02-
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V SIMM.
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nrétend qu'il y a aussi plusieurs homélies de S. Valérien parmi
es sermons de S. Pierre Chrysologue.
Bai. miw. i. i. 'M. Baluze et les continuateurs de Bollandus après lui, nous