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porte son nom, avec un certain distique mystérieux. Il attribue de même des vertus magiques au diamant, et sur-tout à ['aimant en particulier. Il seroil aisé, si cela n'était trop ennuïeux, de produire plusieurs autres preuves de ce que nous avançons au sujet de nôtre Poëte. Mais celles que nous venons de donner, sonl plus que suffisantes pour convaincre les personnes judicieuses, que ce poème n'est point l'ouvrage d'un Evêque aussi plein de pieté que l'étoit Marbode,
Ajoutons à cela que l'opinion qui 1(3 lui donne, n'est éta-
p- Ui;$5- blie sur aucun solide fondement. ' Car des manuscrits que
l'on cite pour l'appuier, il n'en paroît que deux, qui perlent
son nom et sa qualité. Un troisième, peut-être plus, ou au
p. rr. P. 5. moins aussi ancien, n'a aucun nom d'Auteur. ' Un quatrième
simi. bib. p. 50. porte en tête le nom d'Hildebert Evêque du Mans. ' Celui
Vun.'m.'S^' sur ïecjuel a été faite l'édition de 1531, porte simplement
Marbodeus Callus; et les Ecrivains du Xi II siècle qui ont
cité le poème dont il est ici question, ne l'ont fait que sous
le nom d'Evax qui est l'Auteur original, ou sous le nom appel-
latif de Lapidaire ou de Liliairc.
Le temps que nous assignons à ce poëme joint à la conformité du nom que l'on donne aujourd'hui à son Auteur, nous avoit fait d'abord naître la pensée, que ce pourroit être l'ouvrage du Poëte Merobaude, ' qui vivoit effectivement sid. s. car. 9. v. vers le milieu de ce V siècle. ' C'étoit un Espagnol de na- S^fdit.not6hr'. tion, issu d'une famille illustre, et gendre du Consul Astere. P. 302. 303. Durant les ravages des Barbares il quitta l'Espagne, et alla
s'établir à Ravenne. Il avoit tant d'éloquence et de talent pour la poésie, qu'il étoit comparable aux anciens, et qu'il mérita que les Romains lui érigeassent une statue dans la Bi- • m. de Taivenne. bliotheque de Trajan. Mais une personne * habile , qui est aussi judicieuse qu'éclairée dans la bonne critique, et à qui nous avions communiqué nôtre pensée, nous a fait observer avec justice que les dernières raisons que nous avons alléguées pour montrer que ce poëme n'est point de Marbode Evêque de Rennes, prouvent également qu'il n'est point non Fab. bi b. ht. p]Us de Merobaude. En effet il n'est pas croïable qu'un ' Poëte Chrétien tel qu'étoit Merobaude, qui a fait usage de sa muse pour célébrer les louanges de J. C. l'ait voulu profaner pour relever des rêveries magiques et Païennes, ou tout au moins fort superstitieuses.
Pan. B. p. 334. * ' Le P. La Baune a confondu ce Poëte avec FI. Mérobaudes, qui fut Consul pour la not. première fois l'an 377.
app. p. 44.