‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 197 sur 384 · JEUNE · texte numérisé non relu

JEUNE

\ Ml. Cil.

avec ht préface du P. Sirmond, «'t les témoignages des ;mciens dont il l'a accompagnée, fui (osére au 27( tome de la Bibliothèque de3 Pçrea de l'édition de Lyon, cjui parut en 1677,

'En 1()S() le P. Séraphin l'icciiiardi, religieux Domini- ou.i. .t.i.j cain l<i lit imprimer à radoùe avec de trè$-amples, prolegomenés el appendice,?. Cet éditeur prétend y prouver que p. i^to l'ouvrage est ou de Vmcent Victor, contre qui S. Augustin a (Vrit 4 livres sur l'origine de l'amc, ou du Prêtre Vinrent que Gennade dit avoir entrepris un commentaire sur les Pseaumes, et qui est différent de Vincent de Lérins, quoique Gaulois comme lui. ' Mais Casimir Oudin réfute soli- p. w. dément la première de ces opinions, en montrant par S. Augustin même que Vincent Victor avoit abjuré le Pélagianisme dès le temps de ce S. Docteur. Les preuves qu'il apporte contre la seconde opinion, ne sont pas à la vérité si fortes: quoiqu'elles ne laissent pas de rendre assez probable, que Vincent l'interprète des Pseaumes n'est point Auteur de l'ouvrage dont il s'agit. ' A l'égard de Vincent de Lérins, à p. ««. qui Oudin prétend qu'il appartient, nous avons fait voir qu'il n'y a nulle raison de le lui attribuer. Ainsi nous persistons à dire que de tous les Auteurs connus auxquels on donne ce fameux ouvrage, il n'en est point à qui il paroisse plus justement appartenir qu'à Arnobe le jeune. ' Enfin l'ouvrage du sir. oP. t. i. p Prœdestiiiatus fut inséré en 1 096 dans la belle collection que 465"568 l'on publia alors des œuvres diverses du P. Sirmond.

Avant que de finir cet article, nous ne pouvons dissimuler qu'il faut que cet écrit fût bien peu connu, aussi bien que son Auteur au temps de Gennade de Marseille. Car cet Ecrivain, qui en qualité de zélé Semipéla0rien devoit en avoir une connoissance particulière, ne parle ni de l'un ni de l'autre : lui qui est si attentif à relever tout ce qui favorise ses opinions chéries. Cette réflexion nous inspire une nouvelle confiance pour assurer, que cet ouvrage n'est d'aucun des deux Vincents dont il fait l'éloge, et qu'il paroît avoir connus particulièrement aussi bien que leurs écrits.

'Dès le VIII siècle on voïoit dans la Bibliothèque de S. sPic. t. 3. P.*2o Vandrille un sermon sur la chute d'Adam, qui portoit le nom d' Arnobe, mais avec les titres d'Evêque et de Rhéteur. Cet écrit ne paroît plus nulle part. Quoiqu'intitulé de la sorte, il pouvoit fort bien être de nôtre Arnobe, qui touche ailleurs le même sujet, comme on l'a vu

Ibid. p. 7to.

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