‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 215 sur 384 · S. PIM) S P ER · texte numérisé non relu

S. PIM) S P ER

une [être célèbre aux Evêque9 dea Gaules, où il pend

un lémi avantageux à Prosper et à Hilaire . el

ml l'honneur de S. Augustin, comme d'un excellent

Maître, qui n'avoil jamais été né de la moindre

ur.

S. Prosper revint dan- 1rs Gaules avec cette letre Pro«.p

i . ■ / ' i . • i i • i ■ f : i ■ Bail. 25. juin, i>

de S. Celestin , ao jnée de plusieurs détinitions ib.p.u

d'au Ires Papes et des Conciles sur la grâce, Il esperoit

sans doute que tics autorités d'un tel poids y appaise-

roi< ni lous les (roubles. Mais il eut la douleur de voir

son atjente sans effet. On continua comme auparavant

à 5 décrier S. Augustin et sa Doctrine. De sort.' que

nôtre Saint fui encore obligé de reprendre la plume

pour défendre l'un et l'autre. Afin de le faire avec plus

de succès, il entreprit de réfuter la 13e conférence J'ros. in Cou. e.

de Cassien, sur la protection de Dieu. G'étoit l'unique

écrit qui jusques-là eut paru dans le public en faveur

Semipélagiens , sous le nom d'un Auteur connu et qu'on ne pouvoit désavouer. ' C'étoit encore celui qui c. i. n. 2. contenoil la Doctrine la plus pure de ces nouveaux Docteurs, et comme il semble, le fonds de tout le système Semipélagien. Le réfuter, c'étoit sapper le Sémipelagianisme par ses fondements. S. Prosper l'entreprit , et

cula avec sa suffisance ordinaire, c'est-à-dire avec autant de charité el de modération, que de vigueur et d'éloquence.

C'étoit sous le Pontificat de S. Sixte, et plus de e. i. n. 9. |«. 21. vingt ans après le premier triomphe de l'Eglise sur l'hérésie Pélagiene , que S Prosper composa cet ouvrage, et par conséquent en 432 au plutôt, ou 433, ou même 434.

'Depuis ce temps-là jusqu'au Pontificat de S. Léon, tui. u>.p. S3. . qui commença en 440, l'histoire ne nous fournit rien sur ce que fit S. Prosper. On peut croire qu'il emploïa cet espace de temps à composer les autres ouvrages que nous avons de lui.

S. Léon aïant été élu Pape, lorsqu'il s'aquittoit des Pros. chr. p. 74?. fonctions de Légat dans les Gaules. ' voulut faire con- nu. a' p£m. vit. noitre l'estime qu'il faisoit du mérite et de la capacité §- 10de S. Prosper. Il l'emmena à Rome , tant pour combattre comme d'un poste plus commode les Pélagiens ,

376 s. prosper:

(jui continuoienl de troubler (Italie , que pour s Vu servir à répondre aux consultations des Eglises, comme le Pape S. Damase s'étoit servi de S. Jérôme pour la Genn.ib. i Marcel. îuriuc fonction. ' En effet Gennade et lô Comte Marcellin après lui , témoignent qu'on tenoit de leur temps que S. Prosper avoit fait les diverses letres que S. Léon avoit écrites contre Eutychès sur la vérité do l'In- Nor. Wst. Pei. o. carnation (lu Verbe. <>u l'entend principalement de Tiii. ^."'p'. "Si la letre célèbre à S. Flavien. Ce fait est trop attesté , 735. 1 736. pour qu'on en puisse douter; quoique Bellarmifl , M.

Dupin et quelques autres le contestent. Outre les autorités sur lesquelles il est établi , il n'est pas possible de se refuser aux preuves que donnent le Cardinal Noris et M. de Tillemont , pour dire au moins que S. Prosper aura fourni la matière de ces letres , et que S. Léon en les revoïant y aura donné son stile. C'est sans doute sur cela qu'Adon et divers autres Ecrivains ont qualifié S. Prosper Notaire ou Secrétaire de S. Léon : Genn. ii). not. p. ' qualité que lui donne aussi l'ancien manuscrit de Cor- \'\ , , T bie ouï contient l'ouvrage de Gennade. Un Auteur

A ii tel. de op. Léo. 1 , O f

p. 341. 347-349. de nom , prétend même qu il la été pour la composition des Sermons de ce Pape, aussi bien que de ses letres. Au moins le 4e Sermon sur son ordination, et peut-être encore quelques autres , portent-ils le nom de S. Prosper dans un manuscrit de 900 ans.

Tin. il), p. 26. | ' On peut juger de-là qu'il eut beaucoup de part à ce Ancei. ib. P. 338. gt g j^on contre ]es pélagiens. Adon semble effec-

tivement lui attribuer ce que ce grand Pape a écrit centre ces hérétiques, comme ce qu'il a publié contre les Eutychiens : ce que le Cardinal Noris reçoit sans difi;cul- Leo. t. 2. p. 256. | té. ' Il est même des Ecrivains qui soutiennent qu'en 443 DalL lb- S. Léon envoïa nôtre Saint en Campanie , pour dr cou-

vrir et ruiner les artifices de Julien Evêque d'Eclane, qui en qualité de chef et de soutien des Pélagiens tâchoit Phot. c. ia.p. 45.| de faire revivre le Péîagianisme. ' Mais ce qui est positive- Tm" ,b' ment marqué dans l'histoire, c'est que quelques person-

nes s'éforeant de renouveller cette hérésie à Rome, et aïant été assez hardis pour s'en ouvrir , S. Prosper présenta des écrits contre ces téméraires , soit à S. Léon qui vivoit encore , soit aux Officiers de l'Empereur : ce qui dissipa entièrement cette entreprise.

L'année

S.PROSFER. 377^

L'année iii fournil une nouvelle occupation à S. Pros- mi. h. per. Le sujel en lui la fameuse contestation, qui s'éleva entre les Occidentaux el ceux d'Alexandrie, et qui se renouvella encore onze ans touchant le jour précis

auquel on devoil célébrer la Pâque. Ce fut principalement en ces deux occasions «pi il lit connoitre son habileté dans ces humaines, sur-tout dans les mathématiques, l'astronomie et la chronologie. 11 comp sa pour lors en faveur de l'Eglise Latine un cycle pascal, qu'un n'a pas eu soin de nous conserver. Ce lût peut-être aussi ce qui lui donna

sion de publier une chronique qu'il avoit dressée sur des calculs a- icts, el conduite depuis la création du monde jusqu'à l'an 455.

Il est certain que S. Prosper vivoil encore après Pàque Pn». cLr. p. va. cette année-là, comme on le voit par ce qu'il dit à la un de sa chronique, sur la dispute qu'il j eut alors au sujet du jour de la célébration de celte solennité. Le Car- Kor. ib. p. i:\ dinal Noris et le P. Gilles Boucher croient qu'il aura Du'L' ''' m même vécu jusqu'en M>3. Us se fondent particulièrement

sur ce que le Comte Marcel lin faisant .-on éloge sur cette Ma . ib. même année, paroit supp ser qu'il vivoil encore. Fri- rns. Mb. ph. p. >ius ne pla< e sa mort qu»- deux an- plus tard eu Mk>. D'autres l'avancent de huit ans au moin-. Ce qu'il y a de plu- certain , c'est qu'on n'a rien d< décisif sur cette époque . quoiqu'il paroisse plus probable de la fixer à l'an

On a déjà ui avec quel> éloges Hilaire ami et collègue de S. Prosper parle de lui en écrivant à S. Augustin.

Victorius Auteur d'un cycle pascal, qui écrivoit en i'»7, «et. eau. pas. p. lorsque nôtre Saint étoit encore au monde, le qualifie un homme vénérable pour sa sainteté. Les termes dont i>. L4.

sert cet Auteur, ont fait dire à Messieurs Du pin et J'/. V,1/ Baillet . que Victorius parle de S. Prosper, comme d'un homme qui étoit déjà mort. Mais il y a cent exemples qui prouvent que ces qualités se donnoient à des hommes vivants : et lorsqu'on vouloit marquer qu'il- étoient morts, on y joignoit presque toujours le terme de inemoirc .

Le Concile de Rome sou- le Pape S. Gelase, en ap- cône, t, 4. p prouvant les écrits de S, Prosper. lui donne la qualification d'homme très- religieux. Gennade qui ne paroit Gain. .

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