‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 22 sur 384 · DWS LES G IULES. Y SIECLE · texte numérisé non relu

DWS LES G IULES. Y SIECLE

, lu ine Evêque de Clermont, quoique grand ami deFauste, «■I l'admirateur de sa manière d'écrire; l'Abbé Pomére,el plusieurs autres que nous pourrions encore nommer, si cela n'étoil trop ennuïaux. Non-seulemenl ce qui nous reste de « leurs Ecrits, n'est point Infecté des erreurs du Sémipélagia* aisme : mais il s'j trouve même plusieurs endroits , qui conliriiurut une doctrine toute opposer. De même; quoique tout te monde ne goûtât pas les grandes vérités de la doctrine de S. Augustin sur la grâce et la prédestination , les Ecrite de ce Père ne laissoient pas d'avoir un très-grand nombre de personnes qui les lisoient. Nous avons même des preuves sid. s.,1.2, ep. dans S. Sidoine , qu'ils étoienl entre les mains des femmes p somme entre celles des Sçavans.

XXXIX. Dans loui <•<> que nous venons (\c dire sur le Sémipélagianisme, nous n'avons pas fait difficulté de leqUalifier une hérésie, en parlant de ses commencemens comme de ses progrès. Ce ne fut toutefois qu'après le second Concile d'Orange en 529, qu'il mérita proprement cette qualification! De sorte qu'avant ce temps-là on pouvoit parler et écrire en Sémipélagien , sans être formellement hérétique. Mais il est néanmoins vrai de dire , qu'il y avoit autant de danger que de témérité de contredire et de combattre, comme faisoient les partisans de cette hérésie, une doctrine qu'on ne pou- Pros. ad Bus. n. voit pas ignorer être celle de toute l'Eglise. Une des plus funestes suites du Sémipélagianisme fut le Predestinatianisme. si fameux dans les Ecrits qui nous restent dès Semipélagiens. On sait assez , sans qu'il soit besoin d'en parler, combien Fauste de Ries en particulier sut le faire valoir eontreceux qui ne pensoient pas comme lui.

XL. Autant que le Sémipélagianisme servit à soutenir les letres dans nos Gaules, en y exerçant les esprits et les plumes ; autant et même encore plus de préjudice leur porta l'irruption qu'y firent en ce siècle plusieurs Nations barbares, dont quelques-unes y fixèrent leur demeure. ' On y vit en Tin. Emp., t. 5, même tems les Quades , les Vandales, les Sarmates , les 550. Alains. les Gépides, les Erules , les Saxons, les Bourguignons, les Suéves, les Huns, et d'autres après ceux-là. D'un autre coté les Germains étendirent leurs limites dans les païs de Spire, de Wormes et de Maïence. Ils s'emparèrent de Strasbourg, de Terouane, de Tournai, d'Amis , de Reims et d'Amiens. 'Ces ravages commencèrent dans nos Gaules pr0s.chr..p. 7391

Jorn.,c. 31, p. 411.

84 ETAT DES LETRÉS

dès le dernier jour de l'an 106, les Alains et les Vandales Pro». de prov.,r. s'y étant jettes ce jour-là, après avoir passé le Rhein. ' Oh

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