‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 23 sur 384 · I Hier., op. •, i i » • i i > • i ■ i / 1 • i · texte numérisé non relu

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bi, p.748. voil par le roeme sur la Providence parmi les Œuvres de

S. Prosper, par la letre de S. Jérôme» à Averuchie, par Salvien el divers autres Ecrivains du temps, en quel déplorable étatces Barbares et les autres qui les suivirenl de près, péduisirenl toutes les Gaules. Les principales villes y furent ruinées, 1rs campagnes ravagées, les peuples partie égor^ gés , partie emmenés captifs.

jorn. ibïd. i Tiii. X1J. 'Il est. vrai qu'en 109 le passage des Pyrénées étant

Emp.. t. 5. p. 586. , , î i) u • j • * 1 r1 1

ouvert, presque tous les Barbares qui inondoient les daines, se débordèrent dans L'Espagne. Mais ce ne fut que pour ce- Pros.çhr,p.739| der leur place au Gots, ' qui aïant quitté l'Italie sous la confia.', p. 6*>. ' ' duite de leur Roi Ataulphe , vinrent en 412 ravager les Gau- « p- 640. les à leur tour. a Us en sortirent pourtant en 414 ou 415,

pour passer, comme les autres Barbares, dans l'Espagne, d'où ils retournèrent de nouveau dans les Gaules dès l'année 418 ou 419. Alors Constance, qui étoit Général de l'Empereur Honorius , et qui fut depuis Auguste lui-même , leur céda le païs depuis Toulouse jusqu'à l'Océan. Ce fut ainsi que les Gots , qui à une barbarie extrême joignoient l'impiété Arienne , s'établirent dans nos Gaules. Toulouse fut leur Capitale durant 88 ans que dura leur Empire, qu'ils étendirent le plus qu'il leur fut possible, et jusques dans l'Auvergne d'un côté, et de l'autre jusques dans le fond de la Provence. Cette résidence des Gots dans nos Gaules servit sid car. 7, v.496. beaucoup à adoucir leur naturel sauvage et barbare. ' On

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1^ p. 4i. is. ' " croit sur un endroit de S. Sidoine, que Theodoric leur Roi étudia le Droit et les belles letres à Toulouse , et que ce fut sous ce même Roi, ou sous Euric son successeur , que les Gots commencèrent à rédiger par écrit les loix de leur gouvernement. Enfin après que Dieu s'en fut servi pour humilier les Gaulois, et punir leurs péchés, il les fit chasser des Gaules par les François, qui s'y étoient aussi établis, comme nous allons dire.

XLIl. Nous ne touchons ces tristes évenemens qu'autant qu'il est nécessaire pour montrer le rapport qu'ils ont au sujet que nous traitons. On verra par !a suite qu'ils furent l'origine fatale de la décadence des letres dans les Gaules, comme la source de la ruine entière de l'Empire en Occident. Et déjà l'on comprend sans peine qu'il étoit impossible

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