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avoil fait S. Ambroise . de qui S. Prosper aura pu la tirer. Notker ajoute que S. Prosper avoil joint à ce qu'il avoil pris de S. Augustin, plusieurs choses des écrits de dii autres Auteurs, et que son Ouvrage étoit d'une très-grande utilité.
1 1. Le recueil de 392 sentences tirées aussi des Ouvra- pros.p. sta-aio. gesdeS. Augustin, servit de matière aux épigrammes, dont nous avons déjà pari-'. Ainsi il fut fait vers la même année, c'est-à-dire après l'an 151. Ces sentences avec au?, t.io. ap. P la lettre à Rufin . les réponses à Cassien . aux Gaulois . I,,,-,S à Vincent et aux Génois , se trouvent imprimées à la lin des œuvres de S. Augustin. Les uns en comptent Pn». p. 533-531 390, d'autres seulement 38S ; mais c'est par une erreur qui vient de ce que Ton répète deux différents nombres, le 336e et le 3:57'. ou le 340e et le 341e dans d'auéditions. Ceux qui ont pris soin de publier la dernière , ont trouvé dans les Manuscrits deux autres sentences qu'ils ont ajoutées aux 390 , qui avoient été déjà publiées. On remarque que les 37 premières, et quelques autres en très-petit nombre , sont prises du Commentaire de S. Prosper sur les Pseaumes : soit qu'il les en ait détachées après l'avoir composé , comme il y plus d'apparence , soit qu'après les avoir tirées de S. Augustin , il les ait fait entrer dans son Commentaire. ' Car on observe que S. Prosper les a tirées tant Lab. Smp. t. 2. des Ouvrages de S. Augustin qui nous restent, que de jl;^"' ' T"Ubld ceux que nous avons perdus, et qu'il en prend quelquefois plutôt le sens que les paroles. ' On regarde cet Ou- xui. ii»u. 1 Dupin. vrage comme un abrégé de Théologie qu'il s'étoit fait, ljllj' l" *' p" '4 pour se rendre plus familiers les principes de S. Augustin. ' On trouve quelques-unes de ces sentences em- au?, orid. Pros. ploïées dans les Canons du Concile d'Orange. Florus lljl,L en cite aussi plusieurs sous le nom de S. Prosper; et celui qui a fait les fausses décretales , y en a inséré quelques-unes. Le recueil entier a été imprimé à Colo- km. vatk. gne l'an 1531 en un volume in 8°. 'Cave en marque une cave,P.t>si. édition faite à Helmenstad Tan 1613, sans dire en quel volume.
12°. La Chronique de S. Prosper a rendu encore son nom vict. car,, pas. P. célèbre. Il la commence au point de la création du c.' s/.Tppos.V monde, et la continue jusqu'à la mort de Valentinien III (i83-7r,i-
WM) S. l'HOSI» R I!
\ s| | I II.
■ h à In pri^c de Rome par ftenseric Roi des Vandali vict. cm pas. p. C'ësl-a-dire jusqu'à l'année 1-55 de J. G'. S. Proëpéï j oljM toi. ib. p. a*. srnr ,lll(' brièveté agréable, 'cl suit ta uhronique di&ise- Emp.t.s.p. i63. be jusqu'en l'an de .1. G. 326, et celle de S. Jérôme jusqu'en M\). C'est à cette année qu'il commence une nouvelle Chronique, et qu'il parle des Lombards comme de
peuples Sortis (1rs e\lreniilés de l'Océan et de kl Scandinavie. Il est le premier Auteur qui ail parlé de cette
Pros.chr.p. 708. nation, si laineuse dans la suite. S. Prosper a enrichi sa
Chronique en y meiiani les Consuls depuis les deux (iemi-
ntis, et la 1.")" aimée de Tibère, qui est la 29°de l'ère cém-
i.ii. Emp. t.î.p. inune. ' C'est de cette Chronique de S. Prosper que Cas-
539-856- siodore a pris les Consuls qu'il a insérés dans la sienne,
jusqu'à en copier les fautes.
Gen. ib. not. p. ' Les sçavants remarquent que S. Prosper a travaillé sa. ju«b. ip.au/. ;'( (rojs différentes reprises à sa Chronique, et qu'il en a fait , pour ainsi dire, autant d'éditions. La première linissoit au Consulal de Théodose le jeune pour la 14e' fois, et de Maxime; ce qui revient à Tan 433 de .1. C. La seconde fut augmentée de 12 ans, et conduite jusqu'au Consulat de Yalenlinien III pour la (i" fois , et de Nonius, ou Nomo, c'est-à-dire à Tan 445. Enfin la troisième fut poussée jusqu'à la prise de Rome par les Vandales vin. îbid.p.6. l'an 455, ' sous le Consulat du même Yalenlinien pour la
8e fois, et d'Anthéme.
Fieu. h. e. t. o. p. ' Cette Chronique est divisée en deux parties. La pre- :m. -m. miere finit en 378; et la seconde commence à l'an 379,
Tiii.ibui. et finit en 455, comme nous l'avons dit. ' Nous n'a-
vions que cette dernière partie , que S. Prosper avoit Lab. nov. Mb, i. ajoutée* à celle de S. Jérôme; ' mais le P. Labbe nous i. p, 16-60. pa donnée toute entière en 1657 sous le nom de Tiro
Pros. p. 685-734. Prosper , ' et après lui le nouvel éditeur de S. Pros- Pros. p. c»83. per , sur les meilleurs manuscrits. ' Mais , quoique cet éditeur promette de suivre l'édition du P. Labbe, il
■ hr. P. 742. ne l'a pas suivie avec une entière fidélité. ' Il a omis,
par exemple sur le Consulat de Castin et de Victor, la mort violente d'Exupérance Préfet des Gaules, rapportée dans l'exemplaire du P. Labbe. Peut-être y-at-il quelques autres omissions , que nous ne nous arrêcanis. b. t. 2. p. tons pas à rechercher ni à marquer. ' La même omis- 264-305. g|Qrï s'est g]jPSpe dans l'édition de cette Chronique que
s. PRjQSPER. ftlfl
M. Basnage nous a donnée en lîi."», <'ii publiant «I»' nouveau les anciennes leçons de Cauisius. Pour la seconde parti i a de coutume de ia joindre aux Chroniques
d'Eusebe et de S. Jérôme : el on (a trouve en divers autres ouvrages qui traitent de la science des tçmps.
Du Chesne l'a insérée dans le recueil de ses Historiens -i. ■ ... 1. 1. p.
de France. ' L«-- Scavants remarquent que nous avons » bôu. is. juin p.
quatre éditons principales de ce] ouvrage, si dift'eren- 3w-ic«re,p.i«.
les entre elles, qu'on auroit de la peine à croire que
le tout fût l'ouvrage du même Auteur. Les deux m. pp. l. s. p.
exemplaires qui s'en trouvent dans la Bibliothèque des ,J<""<
Pères, sont de cette nature. Du est persuadé quon \ a
fait plusieurs additions, et que c'est de la que viennent
la pluspart dc> fautes que les Scavants ont trouvées
(•h quelques endroits de cette Chronique.
Le P, Garnier a tenté de prouver que, l'ouvrage a.. m. d. op. l.-.. dont nous venons de parler, n'étoil pas de S. Pros- p' 7 " *' per, maigre l'autorité de Victorius, de Gennade, de Cassiodorej et de toute la tradition qui le lui attribuent. Mais M. Antelrai a fait une dissertation entière, où il prouve très-solidement, sur-tout par la comparaison qu'il y établit entre les expressions de celle Chronique et celle des autres ouvrages de S. Prosper, que l'on ne {>eut sans injustice refuser de le reeonnoitre pour Auteur de la Chronique qui porte son nom.
Ce sonl-là tous les écrits qui nous restent de S. Prosper, et qui sont indubitablement de lui. L'on en a toujours fait beaucoup d'estime, et avec justiee ; puisqu'ils respirent tous l'esprit de S. Augustin, dont leur Auteur étoit animé,. On a déjà remarqué que le Concile de Conc. i. t. p. Home squs Gélase en i'.)i. les met au nombre de ceux ' 3 (jiie l'Eglise reçoit pour règle de sa foi.
Nous avons déjà observé que S. Paulin et S. Prosper sont les deux Poètes Chrétiens qui ont le plus houo-
cette manière d'écrire. ' On peut cependant dire que tjh. ;i,. ,,..•;. S. Prosper l'a plus sanctifiée que S. Paulin. Sa prose même a quelque chose de poétique par son élévation, son l'eu et sa fermeté. Son stvle est vif et serré. Il ne manque rai. ibûi. |i*o,i ni de pensées ni de paroles; et il a encore plus do force et plus de vâgueur, soit dans ses expressions, soit dans - - raisonnements pleins de solidité et de feu. Mai- i!
Apo. des pp. i. i. se contente de la noblesse de son style, sans affecter ni Les
cimes, ni les cadences nombrées, ni les priodes égales cl composées, ni les figures <•( les Meurs, ni les autres ornements des paroles que l'on voil dans d'autres Auteurs du o. i. p. h. même temps. ' Comme il étoit toujours occupé ou à atta-
<|uer. oua se défendre, il emploie une éloquence maie cl militaire; ci il songe plus aux choses qu'aux expressions.
c. 5. p. i9. ' De-là il arrive que la structure de sou discours esl Dupin, ibid. p. quelquefois moins claire et moins nette; ' quoique pour les choses, quelque difficiles qu'elles soient, il les traite avec autant de netteté que de subtilité. Il s'était formé sur S. Augustin; mais il est plus serré. Apo. des pp. ibid. ' Ainsi l'on peut dire qu'il a moins de brillant d'élop'19 quence que quelques autres; mais il a plus de vigueur,
jug. des sça. poc. d'esprit et de feu, ' Borrichius ajoute que S. Prosper iai. p. 5i2. esj un Auteur discri et subtil, qui a de la profondeur
dans le sens des choses qu'il traite.
S ffl-