‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 272 sur 384 · SAINT PATIENT · texte numérisé non relu

SAINT PATIENT

EvÊQUE Di: LYON.

HISTOIRE DE SA VII-

Sid. 1. 6. ep.ia.p. tt m; ' charité immense, qui s'étendoit sur tous 1rs

399 iOit . ' .

lj misérables jusqu'aux extrémités des Gaules, a fait le caractère particulier de S. Patient. Mais quoiqu'on ne le regarde communément que comme un Sainl Evêque, nous ne pouvons pas nous dispenser de le considérer ici en quelque sorte comme écrivain, puisqu'on lui attribué

Bar.an. 475.n.io. quelques opuscules. ' 11 fut un de ces grands Evêques, que Dieu par un effet admirable de sa providence donna à l'Eglise des Gaules, pour la consoler et la soutenir parmi les extrêmes misères qui l'affligèrent durant tout le V siècle, et qui par leur Sainteté merveilleuse brillèrent comme des astres au milieu de ces ténèbres.

On ne s'accorde pas à fixer Je commencement de son

Tiii. h.e.i. ig. p. Episcopat. ' Quelques - uns le font succéder immédiatement à S. Eucher vers 450. D'autres lui donnent pourpré-

Paui. m. p. 82. décesseur un S. Véran différent du fils de S. Eucher, ' et les anciens catalogues de l'Eglise de Lyon mettent après S. Eucher, Salone et Véran. Mais ce dernier point ne doit

nu. t. îs. p. 129. pas embarasser; puisque 'ce sont apparemment les fils de S. Eucher, que l'Eglise de Lyon aura mis par honneur dans ses diptyques, quoique Evêques d'autres Sièges,

t. i6. p. 97. comme nous l'avons montré ailleurs. ' Au moins il est cer-

tain que S. Patient remplissoit le Siège Episcopal de Lyon,

Sid. i. 4. ep.25\p. quelque temps avant l'an 470. 'En cette qualité il ('loi! chef et Métropolitain de sa Province , qui étoit la première Lyonoise.

On vit éclater en lui dans un degré éminent toutes

i.2.ep.io|i.e.ep. les vertus pastorales. Comme un autre Ambroise , 'il sça-

i2.p.i5i.399.40o. Y0^ joindre la sévérité à la miséricorde, et unir l'activité avec la discrétion et la sagesse. S. Sidoine , son ami et son contemporain , ne sçait ce qu'il doit louer davantage ,

ou

ÊQl E l>E LYON.

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ou son zèle pour le culte de Dieu . ou si charité envers les pauvres. Il lalloii assurément que la providence multipliât ses revenus entre ses mains, pour fournir , comme il Faisoit tout à la fois, à bâtir de nouvelles Eglises riches el magnifiques, à réparer, orner el embellir les ancienm et à uourrir les pauvres de la plupart des Villes des (iau- p. «oo les. Aussi eu étoit-il chéri, honoré, respecté comme s'il en eût été ou le père ou le propre Evêque.

Sous son Episcopat la loi et la reagiôB prenoient de p jour en jour de nouveaux accroissements par sa sollicitude pastorale; et le nombre des hérétiques diminuoit considérablement par ses prédications assiquës. Le pieux Evêque eut en eela une belle occasion d'exercer tout son zèle ; car les Bourguignons, qui suivoient les hérésies des Photiniens , et des Ariens, éloient alors niailres de la Aille de Lyon. S. Patient trouva le secret de gagner leurs esprits sauvages et farouches, et de les convaincre par ses paroles : après quoi plusieurs s'attaehoient tellement à lui , qu'ils ne le pouvoiiiil plus quiller, jusqu'à ce qu'il les eût tout-à-fait tirés de l'abîme de leurs erreurs.

' A l'ordination de S. Jean pour remplir le Siège Epis- 1. 4. eP. 425. \v. copal de Châlons sur Saône , la présence , la vigueur et la fermeté de S. Patient, uni dans cette action avec S. Euphrone d'Autun, servirent beaucoup à rompre les brigues que l'on avoit faites , pour faire tomber l'élection sur des sujets qui en étoient indignes. Cette action si digne du zèle de nôtre Saint Prélat, ' donna beaucoup de joie tui. ibid. p. 100. à ceux qui aimoient l'Eglise , comme l'on en peut juger par celle que témoigne S. Sidoine, en mandant celte ordination à un de ses amis.

'S. Patient rendit encore un service considérable à TE- Sur. 31 jni. p. 407. glise , en portant Constance Prêtre de son Clergé , à écrire la vie de S. Germain Evèque d'Auxerre , tant pour honorer la mémoire de ce grand Saint , que pour rendre sa vertu utile à toute la postérité. Constance dédia cet ouvrage à S. Patient même . et à Censurius d'Auxerre par deux letres écrites à chacun d'eux. ' On trouve un Eve- Conc. t. 4. p. i«. que nommé Patient, entre ceux que l'on prétend avoir approuvé vers 475 la letre de Fauste au Prêtre Lucide, et entre ceux qui s'assemblèrent à Arles sur la même affaire. Mais il y est placé après plusieurs simples Evoques,

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