Tome II. V v v
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leur amitié pour nous, en leur donnant des marques de op t. p, im. celle que nous avons pour eux. ' Il regardoit lee peines de sea ami9 comme des fautes dont il auroit été coupable; et lors qu'il ne pouvoit pas leur plaire autant qu'il souhaitoit, il fui sembloit souffrir la punition d'un homp ras. im me qui déplaît entièrement. ' Si d'un côté la cliaril<- le
pressoit d'agir en faveur de quelques-uns de ses amis, il craignoit de l'autre d'importuner ceux qu'il falloit emploïer pour leur rendre service. C'est ce qui le porte à s'écrier au commencement d'une letre de recommandation pour un de ses parents : «■ ô amitié ! je ne sçai com- « ment je dois vous nommer ; je ne sçai si je vous dois nom- « mer un bien ou un mal, vous qualifier du nom de douce « ou de cruelle, d'agréable ou de fâcheuse. Car enfin vou9 « enfermez assez de l'un et de l'autre, pour mériter l'une et « l'autre qualification... C'est l'amitié qui nous fait aimer « nos amis ; c'est aussi l'amitié qui nous contraint quelquece fois de leur déplaire... combien est-il donc fâcheux « et desagréable, que l'amitié soit quelquefois contrainte « de devenir un sujet de haine! »
SES ECRITS