ECRITS
Lf> écrite de Fauste onl été encore plus fameux que sa personne. Ils ont fait pour la plupart pai u-
eoup durant sfl vie, e1 encore davantage après sa mort.
Nous en allons donner le catalogue smvant l'ordre chronologique, autant que nous en avons de connoissanee, en renfermant néanmoins - - sermi os ou homélies sous un seul article, que nous placerons après les autres; tant à cause qu'il est difficile de découvrir le temps où il les a faits, que parce que plusieurs peuvent être les dernières de ses productions.
1°. ' La letre au Diacre Gratus ou Grœeus, à laquelle Geon.vîr.in.cs: Gennade donne le nom de petit livre ou traité, paroît V'i,^.^^' être le premier ouvrage de Fauste, au moins de c-ux que **• l- 3. p.«. 48. nous connoissons. ' Il étoit encore jeune lorsqu'il l'écrivit: nib. pp. aad. P. a ce que l'on croit devoir mettre avant Tan 449. quator- î^fii F 1 16 ze ou quinze ans après qu'il eut été fait Abbé de Lérins. p- -u-- ' Il y répond à un écrit de Gratus. et y réfute l'erreur de Bib. pp.il ic.enr, Nestorius, dans laquelle ce Diacre étoit tombé, selon Gen- lLlJnade. ' Mais on croit que c'est une faute à cet Auteur, et que bu. ibid. Gratus étoit plutôt Eutychien que Nestorien , quoique l'hérésie d'Eutychès n'eût pas encore éclaté; et la réponse de Fauste confirme ce jugement. Nous avons déjà donné une idée de cette letre à l'article de Gratus; et nous n'y ajouterons rien, sinon que c'est dans cet écrit ' que Faus- f***. m Gr. p. te commença à se déclarer contre la doctrine de S. Au- Sî- -■ gustin. A la vérité il blâme Gratus de le condamner sur les points qui regardoient les erreurs qu'il avoit embrassées. Mais il ajoute que de très-habiles gents, il entend les S mipélagiens . y trouvoient certaines choses suspectes sur d'autres matières.
2°. ' La letre 16e ainsi intitulée dans la Bibliothèque des Bib- pp. ibid. P. Pères, semble avoir suivi de près la précédente.3 Il pa- ^t'^^Su^9'1' roît au moins que Fauste n'etoit pas encore Evêque, lors- * p- *«■ *• qu'il l'écrivit. Il ne nomme point la personne à qui il l'adresse ; mais il fait voir que c'est à un Evêque qui avoit de l'érudition, et peut-être plus de lumière que Fauste,
Y SIECLE
Faust. ad Gr.p.553.
op. 1C. p. 549. 1.
Cl. M. an. 1. l.c.2.
Ibid.
Bib. PP. t. 6. p.
Genn. ibid. p. 38.
Faust, ep. 16. p.
quoiqu'il le consuliût. Les éclaircissements qu'il demandent à Fauste, roulent sur trois points principaux: 1°. Comment il faut répondre aux Ariens, lorsqu'ils disent que le Fils étant né du Père, il faut qu'il soit postérieur pour le temps. 2°. ' Fn quel sens il faut prendre cet endroit d'un certain écrit, qui porte que dans I. G. la substance Divine n'a rien souflért par un sentiment de douleur, mais par l'union qui l'y faisoit compatir? ' C'est ce que Fauste même avoit avancé dans sa letre à Gratus. 3°. L'Evoque lui demandoit quelles sont entre les créatures les corporelles et les incorporelles? Voilà ce qui fournit la matière à cette letre ou traité de Fauste, ' qui n'y mit point son nom, non plus que celui de la personne à qui il l'adressoit. ' Cela n'empêcha pas que la pièce ne se répandît dans le public, et qu'elle ne se fît lire avec empressement par la curiosité qu'on a pour tout ce qui est nouveau.
' Il y avoit déjà quelque temps qu'elle étoit entre les mains du public, lorsque Mamert Claudien en eut connoissance. ' Il en trouva la doctrine si erronée, qu'il se crut obligé d'entreprendre de la réfuter. C'est ce qu'il exécuta avec beaucoup de succès, comme nous l'avons dit plus amplement en parlant de lui et de ses écrits. Il passe légèrement sur les réponses de Fauste à la première et seconde question ; ' se contentant de marquer que l'une est catholique, mais foible; que l'auteur s'égare presque sans entrer dans la difficulté, et ' qu'en traitant la seconde, il tend à faire la divinité passible. Mais pour la troisième, il crut qu'elle méritoit d'être réfutée plus amplement; ' et il y emploïa trois livres entiers, qu'il intitula De la nature de Vâme ; prouvant contre l'opinion de Fauste par des raisonnements invincibles, qu'elle est incorporelle.
' Fauste néanmoins prétendoit établir son sentiment par des autorités de l'Ecriture et des Pères, ' et nommément de S. Jérôme et de Cassien. Un des passages qu'il apporte pour l'appuïer, est tiré de la 2e épître de S. Paul aux Corinthiens, où l'Apôtre dit qu'il y a des corps célestes et des corps ^terrestres ; ce qui assurément a un sens bien différent de celui que Fauste y donne. ' Aux autorités il joint le raisonnement, mais en confondant l'immense avec l'incorporel. ' Il prétend donc que Dieu seul étant immense, et n'étant renfermé ni borné par aucune créature, ni par aucune
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cune qualité, il estle Beul qui soit Bans corps. Burceprin- ,.. si-», j. cipe il 3' étend à montrer que Les âmes et lea A ml
renfermés dans un certain Lieu, sont par conséquent des corps, quoique beaucoup plus subtils que les aul l est p. 549.1. pourquoi il veut bien que l'on dise que ce sont des èi tures spirituelles, mais seulemenl comme il «lit que l'air est spirituel. Ainsi raisonnoit Cassien avant Fauste. • Api - .11
avoir établi ces principes, Fauste tend à conclure que le • Faust'. ib*d.p.»o. sentiment contraire est une erreur dangereuse; puisqu'elle -■ donne à la créature une prérogative qui n'appartient qu'au Créateur. Il prétend même que c'est ce qui a été la eau» de la chute du premier Ange.
Gennade marque ce traite entre les ouvrages de Fau- Gemt fend. ste , avec les éloges qu'il a de coutume de donner atout ee qui est Borti de la plume de ce cher ami. Mais à parler selon la vérité , cet écrit , au moins pour la 3e partie , n'a point d'autre mérite que de nous faire voir que Dieu par un juste jugement, permit que celui qui refusoit de re- Tifl. ùàd. p. 4in. connoitre la véritable misère de la nature humaine , n'en connût pas la véritable dignité. On met ordinairement hi>. m», t. ... p.
cette partie de la letre de Fauste sur tes créatures, a la 2 01 i.t.t.p.
tète de la réfutation qu'en a faite Mamert Claudien. bi,J Elle se trouve de la sorte dans les Bibliothèques des Pères et dans le? Orthodoxographes. Dans ce dernier recueil elle est tellement placée, qu'elle termine les écrits de Fauste qu'on y a insérés . et qu'elle précède immédiatement ceux de Mamert Claudien , qu'on y a fait aussi entrer.
3°. ' La letre ou le traité à Paulin, fut écrite, lorsque b*. pp. t. 8. p. Fauste étoit déjà Evèque, et ce semble vers i-70. C'est une réponse à 8 ou 9 questions que Paulin lui avoit pro-
- - . ainsi que nous l'avons dit plus amplement en un autre endroit. Il suffit d'observer ici qu'il s'y trouve di-
• - erreurs , pour lesquelles cet écrit a été rejette et p. 530. t. condamné avec quelques autres du même auteur par l'Eglise Romaine , comme l'ont marque les éditeurs de la Bibliothèque des Pej
Fauste en effet répondant à la question touchant les n>«L conversions qui ne se font qu'à la mort, semble aller jusqu'à vouloir qu'elles soient toujours inutiles. Il n'en ex- nu. îfii<t;p. in. cepte point les effets raies et extraordinaires de la miséricorde de Dieu, qui font que l'Eglise accorde presque