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toujours la pénitence et [absolution à ceus qui n'ont plus que ce montent pour la demander. Ainsi Fauste sembloit
kyn. ep. *. p. 29 condamner la pratique générale. Gondebaud Koi de Bourgogne, qui se mêloit de science, fut surpris de ce sentimenl , el en témoigna sa surprise à S. Avite de Vienne. Ce sçavant Evêque lui répondit qu'elle étoit juste ; puisque c'éloit une dureté contraire à la vérité, dédire que ces pénitences lussent toujours inutiles. Il lui ajoute que la seule volonté de se corriger, pourvu qu'elle fût sincere , ne pouvoit manquer de plaire à Dieu, mais qu'il lui en falloit laisser le jugement. Il dit même que ceux qui croient le contraire , sont plutôt enflés par l'orgueil qu'ils aiment, qu'affermis par la paix et la pureté de leur conscience.
Fanst. ad Paul. p. ' Fauste répondant à une autre question de Paulin , relevoit extrêmement la nécessité des bonnes œuvres , et montroit que sans elles la foi est inutile : ce qui est vrai ; mais il n'en exceptoit pas le cas où les bonnes œuvres sont vit ïbid. impossibles. ' Ce sentiment frappa encore Gondebaud qui
demanda aussi à S. Avite ce qu'il en pensoit. Le Saint lui fit réponse que ce sentiment étoit faux , si on l'entendoit généralement , et s'arrêta à montrer que les meilleures œuvres ne sont rien sans la foi , et ne peuvent être bonnes que par la foi.
Faust.ibid.p.5oi. ' Dans ce même écrit Fauste a eu soin d'établir de nouveau son opinion chérie sur la nature de l'ame , qu'il soutient être corporelle. Mais il ne le fait qu'en passant; et en répétant son grand raisonnement , par lequel il con-
Tiii. p. 4i8. fond l'immense et l'incorporel. ' On remarque qu'il y a-
vance encore une autre opinion qui n'est digne que d'un
Faust. ibid. 2. Sémipélagien , ' en disant que le péché d'Adam n'est puni que dans le corps des autres hommes par la mort ; mais non point dans l'ame.
iub. pp. t. s. p. 4° 'Laletre de Fauste à Lucide, dont nous avons déjà
''•'*■ l *• rapporté quelques particularités, fut écrite vers l'an 474.
i. ' Fauste s'y propose d'abord de suivre la voie roïale, c'est-
à-dire commune , sans s'écarter ni à droit ni à gauche.
Tiii. ibid. p. 423. ' On observe néanmoins qu'il est aisé de trouver l'erreur des Sémipélagiens, en divers endroits de cette letre . Il est vrai aussi qu'on avoue qu'à l'exception d'un seul , il n'y en a point auxquels on ne puisse donner un sens Catholique.
i:\ EQUE DE RIES.
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Fauste oe laisse pas d'v étaler de grandes vérités, peut» ,-.,„.,. ,,,„,, rire à dessein <|ii<i l'on tasse moins d'attention à ce qu'il y avance de défectueux. Il y prononce anathéme contre lui qui suivant les impiétés de Pelage, ose dire que l'homme naît sans péché. Il regarde comme une présomption damnante, ée prétendre que l'on puisse être sauvé par son seul travail, etdélivré sans la grâce de Dieu. ' Il s y flatte d'écarter toute idée d'arrogance el toute présomption, que l'on poiirroit tirer de son travail. C'est pourquoi il !<• fait précéder par la grâce, et soutient que nous devons regarder tout ce que nous recevons de la main de Dieu, non comme un prix , ou une récompense, mais comme un pardon ; sçachant que le Yruit de nôtre travail même est l'effet de nôtre devoir, et non pas de nôtre mérite.
' Cette letre, qui n'est proprement que le plan de Pou- n»d. tirage, que Fauste fit peu après sur la grâce, est souscrite, outre Fauste , de dix autres Evoques et du Prêtre Lucide. Mais il ne faut pas s'imaginer, que ces souscriptions se soient faites ' dans le Concile d'Arles, où ces onze Eve- Conc. t. 4.p.iou. nues assistèrent avec 19 autres en 475. ' C'est de quoi le Conc.snp.p.39. ;
ry rr 1 a. > a W.T J'-J"i MaUC. t . 2. p. 5oS.
P. Sirmond même convient. Nous en avons déjà dit assez ailleurs sur ce sujet; et il seroit inutile de le répéter ici. ' Cet écrit de Fauste se trouve ordinairement à la tête bh>. pp. t. s. P. de ses ouvrages, avec la retractation de Lucide, que Ton croit être l'ouvrage de Fauste , qui l'aura dictée à ce Prêtre. ' L'un et l'autre a été inséré dans les collections des Con- Conc.t.4.p.io42ciles , comme faisant la principale partie des actes qui nous %^' ' supp-p-3 restent des Conciles d'Arles et de Lyon , tenus vers l'an 47. v>. ' Dans les Orthodoxe-graphes où l'on trouve aussi ces Orthod. t. 2. P. mêmes pièces , elles sont à la fin des livres de Fauste sur la grâce et le libre arbitre.
5° ' Ce fut immédiatement après ces Conciles , comme Faust, ad Léon. p. Fauste le dit lui-même, qu'il travailla à son ouvrage sur la grâce , • v aïant été porté par Léonce Evêque d'Arles. a Cet p. 523. 2.
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ouvrage est divisé en deux livres , et porte pour titre : Oe la grâce de Dieu , et du libre arbitre de l'homme. ' Gen- Genn. ibid. nade en parle fort avantageusement ; ' quoique ce soit ce- tm. ibid. P. 422. lui de tous les écrits de Fauste , qui a le plus contribué à rendre le nom de son auteur et célèbre et odieux. Nous avons vu plus haut, que Fauste s'étoit déjà déclaré contre la doctrine de S. Augustin. ' Le Cardinal Noris obser- Nor. hi-t.pei.1.2.
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